L’homme hétéro, victime de cancel culture?
« J’ai mis quelques années à comprendre que j’étais passé, du jour au lendemain, de la catégorie du romancier mondain à celle de l’écrivain pestiféré ». Frédéric Beigbeder conclut ainsi son roman, Confessions d’un hétérosexuel légèrement dépassé (Albin Michel). Aujourd’hui, l’enfant terrible des nuits parisiennes ne les arpente presque plus. Il vit dans le Sud-Ouest avec sa femme et ses enfants et il a même fait une retraite (d’une semaine) dans un monastère, et un stage dans l’armée. Mais l’auteur n’en a jamais fini avec la provocation. Comme il l’a confié à France inter, Frédéric Beigbeder ose même se prétendre « victime d’être un mâle blanc hétérosexuel à l’heure du féminisme radical et de #MeToo. »
