Eve Vaguerlant, agrégée et docteur en lettres, enseigne depuis plus de 10 ans dans les collèges et lycées de la région parisienne. Auteur de « Un prof ne devrait pas dire ça : choses vues et tues dans l’éducation nationales (éditions l’Artilleur).
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bonjour à tous je vous invite à vous abonner à cette chaîne à aimer à partager à commenter ces vidéos c’est très important c’est une manière de nous soutenir merci à vous tous miracle le nouveau film de Pierre bernayaz pour la première fois au cinéma une enquête sur trois énigmes restez scientifiquement inexpliquée le linceul de Turin avec ses 400000 heures d’analyses garde toujours ses mystères tout comme l’image d’une femme enceinte miraculeusement imprimée sur la tunique d’un jeune indien du 16e
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siècle mais aussi une œuvre monumentale de 15000 pages qui défient tous les records de la littérature mondiale pierre bernardias revient au cinéma avec miracle une investigation captivante une seule séance événement le lundi 10 avril plus d’infos sur miracle tirer le film.
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com mais pour pour commencer et introduire notre invité je suis également avec Didier maestau bonjour Didier meisto bonjour à tous votre partenaire du jour Didier meïesto journaliste indépendant ancien président au dessus de radio et puis on se tourne ensemble vers notre invité [Applaudissements] il y a une place pour nos idées vue de haut rejoindre en studio en tout cas nous recevons aujourd’hui donc elle va Garland qui a écrit son premier livre un prof ne devrait pas dire ça chose vue étude dans l’éducation nationale il s’agit tout simplement d’un témoignage
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sans concession sur ce que Eve également a pu vivre dans l’éducation nationale on rappelle que eva guerland est agrégé docteur en lettres et enseigne depuis plus de 10 ans dans les collèges des lycées de la région parisienne bonjour Eve guerland merci d’être avec nous en studio aujourd’hui alors c’est un témoignage évidemment sans concession qui passe beaucoup par par l’anecdote c’est ce qui permet finalement de d’éprouver un peu mieux la réalité puisque on a énormément de témoignages
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d’analyses de statistiques sur sur ce déclin d’éducation nationale d’ailleurs il est plus du tout contesté mais vous ce qui est très intéressant c’est que alors déjà vous y allez vraiment pas de main morte mais vous passez donc par l’anecdote et puis on insiste bien sur le fait que contrairement à d’autres témoignages qui se concentrent plutôt sur l’école dans les zones d’éducation prioritaire dans les quartiers populaires vous vous n’avez pratiquement enseigné que dans des collèges et des lycées normaux c’est
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ça tout à fait donc premièrement j’ai voulu insister effectivement sur le fait que l’analyse avait été faite depuis longtemps sur l’éducation nationale dès les années 80 en fait le constat a été fait sur le pédagogisme etc donc il s’agissait pas de revenir vraiment en détail là-dessus mais de montrer les résultats concrets en fait au quotidien parce que quand je parle avec les parents d’élèves ou avec des des gens en général je me je me rends compte qu’ils n’ont pas conscience concrètement de des
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implications en fait de tout ce qu’il y a derrière le discours sur la baisse du niveau sur l’absence d’autorité etc mais ça reste très vague en fait dans l’esprit des gens donc d’où l’intérêt je pense de passer par l’anecdote effectivement et donc vous avez bon vous avez vraiment encore une fois un ton est très bon lartilleur porte bien son nom pour ce livre voilà de deux parties tout simplement pourquoi les profs se plaignent-ils tant et la seconde les élèves pourquoi sont-ils si nuls donc on
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va pouvoir évidemment parler de tout ça mais c’est bien finalement de d’arrêter un petit peu les la nuance et au moins de voir un constat un petit peu plus en tout cas en cri du cœur quoi finalement non pas commencer par les par les professeurs effectivement ce que vous déplorez beaucoup en premier lieu c’est cette absence de de hiérarchie finalement dans le dans la fois en rapport avec les rapports avec la vie scolaire et avec les élèves et finalement on voit dans ce système qu’on cherche par tous les moyens à à dénigrer
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l’autorité du professeur parce que l’autorité ça fait d’abord un petit peu vieux jeu et puis il faudrait pas tellement perturber les élèves ou éteindre leur sensibilité quoi c’est ça alors ce refus théorique de toutes hiérarchie comme je dis un livre et encore une fois assez théorique parce que l’autorité du chef d’établissement sur les professeurs elle par contre existent et peut même faire l’objet de pression assez importantes donc le grand perdant en fait de cette abolition un peu de tout
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hiérarchie c’est le prof en fait il y a un petit signe caractéristique que j’ai que j’ai relevé encore récemment on demande aux élèves dans les établissements de se lever quand un adulte entre entre dans la classe et c’est évidemment à destination du CPE du chef d’établissement mais comme on assume pas qu’il y ait des hiérarchies ont on leur dit de se lever pour l’entrée de n’importe quel adulte donc en fait dès qu’un surveiller on rentre dans la classe il se lève tous sachant
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qu’un surveillant peut venir attendre le cours 3 à 4 fois dans l’heure pour revenir déposer un papier donc c’est totalement ridicule par contre il y a une personne pour laquelle il ne se lève pas c’est le prof c’est le prof c’est à dire si j’ai un collègue qui entre pour rendre un carnet un élève etc et ça ne leur traverse pas l’esprit de se lever pour le prof et ça ça fait partie des petites choses qui peuvent paraître anecdotiques mais qui ne sont pas je pense quand on est dur à la fois sur les
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chefs d’établissement qui vous méprise qui n’ont pas qui sont pas spécialement véritablement au supérieur hiérarchique mais aussi par tout le personnel de l’école que ce soit les gens chargés du ménage les CPE tout le monde en fait les élèves les parents d’élèves donc et même au-delà dans les dîners parisiens je dirais vous êtes méprisés par des gens qui ne font pas qui à la fois vous admir d’une façon un peu théorique en disant moi je pourrai jamais voilà donc ça c’est terrible parce que finalement
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aujourd’hui en tant que professeur vous vous sentez mal aimé rejeté pas compris mais au sein des établissements c’est vrai qu’il y a cette absence de considération tout un chacun peut tutoyer le prof de but en blanc se permettre pas mal de choses effectivement donc et le chef d’établissement bon il y a une absence de considération mais il y a surtout cette pression qui est mise pour qu’on ne fonctionne pas en fait et avec un avec un abandon des professeurs en fait qui est là qui est le plus problématique
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à mon sens c’est-à-dire que pour vous le principal problème à la lecture de votre livre c’est le tout tout vaut tout finalement et cette absence de norme de hiérarchie à la fois dans le comportement dans la notation dans la façon d’aborder les choses oui le comportement général en fait conduit à la catastrophe dans laquelle nous sommes parce que tous chevaux finalement chaque parole c’est le départ en élève celle de l’élève celle de la dame qui rentre et qui vous reproche sur le sol et donc vous vous êtes noyé
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dans dans ce oui c’est ça avec effectivement une parole du professeur qui ne peut plus s’affirmer un discours qui n’est pas respecté face aux parents d’élèves effectivement on nous demande constamment de nous justifier on doit se justifier les rendez-vous d’un port d’élèves quelque chose d’important à soulever parce que on a une obligation en fait de répondre à toutes demandes de rendez-vous et ça alors ça n’est pas pareil dans tous les pays européens c’est vraiment une épée de Damoclès
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au-dessus de notre tête en permanence c’est-à-dire vous avez un problème avec un élève vous allez faire quelque chose d’anodin comme prendre son carnet parce qu’il n’a pas fait ses devoirs et mettre une croix ou un mot dans le carnet pour signaler que le travail n’a pas été fait vous vous exposez à une demande de rendez-vous d’un parent ou on va on va vous demander de vous justifier ça c’est vraiment c’est vraiment bien évidemment pour le parent l’élève est innocent parce qu’il y a aussi cette
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presque même pas forcément il peut y avoir aussi des parents qui protègent leurs enfants à tout prix y compris en faisant file la réalité mais il y a presque des fois une une méconnaissance de ce que l’enfant fait vraiment en classe parce qu’il est donc il y a vraiment un problème de remise en question de votre parole y compris des parents et c’est vraiment compliqué vous avez des anecdotes d’ailleurs dans le livre c’est naturel que des parents soient assez ils ne peuvent pas savoir comment leur enfance comporte en groupe
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en classe etc donc moi je ne leur reproche pas à eux de croire leur enfant très souvent on entend mon enfant ne ment pas des choses comme ça En rendez-vous bon ce qu’il faut c’est simplement protéger le professeur de ça on n’a pas à se justifier face à un parent qui croit dur comme faire que son enfant est incapable de mentir en fait on peut pas passer des heures en fait en rendez-vous à expliquer ça c’est c’est complètement vain et même il y a un problème de responsabilité parfois des parents qui qui se disent que l’école
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est censé aussi éduquer il y a c’est distinction cette absence de distinction que vous pointez entre est-ce que l’école l’éducation nationale est-ce qu’elle est là pour éduquer ou est-ce que contraire elle est là seulement pour instruire et faire transmettre la connaissance et là aussi il y a des parents qui par exemple vous expliquer pendant le covid la période sanitaire que vous étiez harcelé alors que vous envoyez un mail avec toutes les consignes à faire pour les parents pour pour leurs enfants avec des lectures de
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leçon des exercices vont receviez quand même des tas de mails de parents qui leur demandaient ce qu’il faisait ce qu’il fallait faire pour l’instant c’est très intrusif et c’était assez amusant par exemple pendant le covid parce que souvent en classe on se plaint les enseignants du fait que il n’est jamais suffisant de donner la consigne collectivement aux élèves il y en a il y en a un certain nombre qui va falloir la répéter individuellement et apparemment c’était la même chose pour
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les parents c’est à dire qu’on envoyait enfin moi j’ai envoyé un mail collectif très détaillé et en demandant voilà ce qui ce qu’il fallait faire et il y avait quand même à chaque fois une dizaine de parents qui m’écrivait pour demander ce qu’il fallait faire en français donc c’est très intrusif un peu le fil rouge aussi de votre livre c’est quand même de la part de la hiérarchie la poussière sous le tapis et en fait ils ne veulent le chef d’établissement ne veut pas voir
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personne ne veut voir le problème surtout ce qu’il faut c’est pas de vagues c’est ça le le mal principal de l’éducation nationale alors ça ça passe par des choses très concrètes encore une fois les chefs d’établissement à une pression qui est mise sur eux de la part du des rectorat du ministère pour sanctionner le moins possible notamment faire le moins possible de conseils de discipline les conseils de discipline c’est ce qui peut aboutir à une exclusion d’un élève et en fait le
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raisonnement dans l’éducation nationale c’est s’il y a beaucoup de conseils de discipline dans un établissement c’est qu’il est mal géré donc le chef d’établissement va avoir ce qu’on appelle de mauvaises statistiques il va être mal noté et il ruine sa carrière en faisant en fait beaucoup de conseils de discipline et on voit très rapidement comment ça ça va retomber effectivement sur les projets en fait non pour moi un établissement bien géré et pour l’ensemble des enseignants c’est un chef
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d’établissement qui a le courage de faire tous les conseils de discipline nécessaire ce que je n’ai jamais vu ceux qui en font le plus sont générale des gens très proches de la retraite qui n’ont plus trop rien à perdre et encore ils font pas je pense la moitié des conseils de discipline qu’il faudrait faire le problème c’est le pour l’échelle établissement vous le mettez en exerce d’ailleurs c’est un peu le carriérisme parce qu’ils sont pas où vous êtes professeur agrégés mais sans
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faire de l’élitisme particulièrement c’est vrai qu’on peut être chef d’établissement sans avoir été prof simple personnel de l’éducation nationale alors pourquoi pas de collège voilà on peut être ancien CPE et donc déjà là il y a un problème parce que ce sont des alors je dirais dans l’établissement lui-même parce que c’est pas forcément de gens qui qui savent gérer une classe qui comprennent la pédagogie qui sont vraiment confrontés à ce que c’est que le fait d’enseigner et de l’autre côté
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je dirais l’autre bout vous parlez un peu de la farce de des inspecteurs ça me rappelle le petit Nicolas aujourd’hui on reçoit l’inspecteur et là l’inspecteur c’est pour vous ses lunettes parce que alors racontez un peu ça ce que ça c’est très intéressant ce que bon nous on a un certain âge enfin surtout moi et j’avais déjà vécu ça à moi à l’école qu’on l’inspecteur venait c’était assez rare c’était très différent c’était aujourd’hui un inspecteur et c’était lunaire je veux
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dire on n’avait pas du tout les mêmes cours tout le monde jouait un rôle y compris le prof et c’était communément accepté quoi un peu comme je dirais dans un livre dans l’autodidacte de Sartre vous voyez chacun jouait son rôle le garçon de café c’était stupide c’est toujours le cas oui il y a une mise en scène il y a une mise en scène évidente après c’est par là ce qui me dérange le plus à la rigueur c’est la pression qui est mise ensuite par l’inspecteur sur le plan de la pédagogie bon parce qu’à la limite
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qu’on essaye de faire un cours un peu amélioré disons pour l’inspecteur je pense on ne l’empêchera jamais mais le fait que par exemple certains types de pédagogie moderne enfin qui ne le sont plus parce que elles sont modernes depuis les années 80 voir 70 soit valorisés que on nous dise des choses aberrantes je l’explique dans le livre l’inspectrice la plus raisonnable que j’ai eu m’interdisait quand même d’expliquer le vocabulaire du texte aux élèves ce qu’il fallait qu’il devine par eux-mêmes donc
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c’est toujours cette dans cette pédagogie ce qu’on appelle le pédagogisme c’est-à-dire l’élève doit construire son propre au savoir avec un enseignant qui est plutôt comme un animateur qui encadre cette découverte du savoir donc le refus de la transmission et de l’instruction en fait et ça peut donner lieu à des séances carrément humiliantes que je raconte aussi alors ça ça m’est pas arrivé personnellement mais à quelqu’un que je connais bien dans sa vie c’est ça une grande victime
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du système qui lors de son inspection voilà se fait humilier par par une inspectrice qui lui demande quand même de d’expliquer lui-même pourquoi son propre cours était chiant et elle utilise ce terme en prétextant que un élève le réutilisé pendant le cours je pense que c’est un prétexte mais on peut être soumis à ce genre de séance d’humiliation sachant que voilà il y a dans l’inspection il y a des gens qui sont qui sont parachutés là sans aucune expérience de dans l’enseignement il y a des gens on sait qui sont recasés des
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gens des ministères qu’il faut qu’on recale d’un inspection il y a toutes sortes de parcours pour arriver inspecteur de l’Éducation nationale et venir faire la leçon aux gens comme ça quand on n’a jamais été devant une classe de 30 élèves c’est honteux en fait et vous expliquer d’ailleurs que vous êtes empêché vous-même parce que une classe c’est un groupe et on connaît son groupe on sait comment le gérer c’est quelque chose il est un peu plus que la somme des individus c’est quelque chose de vivant
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une classe mais vous êtes empêché de le faire c’est à dire un moment si quelqu’un arrive systématiquement un retard vous lui dites non sur vous vous rentrez pas je pense que vous vous voyez vos élèves vous les voyez où les tutoyer vous voyez voilà donc vous vous sortez donc il va se faire il va chercher un mot au bureau du CPE il revient avec son mot il vous nargue et vous dites non non non non parce que c’est systématique et là les ennuis commencent vous avez l’administration qui vient la CPE qui
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vient et à la fin vous devez vous excuser d’avoir exclu quelqu’un qui ne veut jamais revenir en cours et qui que vous narguez et tout ça toujours voilà pas de vagues tout va bien il faut pas heurter et donc c’est c’est vraiment quelque chose de pénible parce que on a on a des débuts d’heures en fait qui sont complètement en chaotique avec 10 minutes un quart d’heure de perdu quasiment à chaque fois parce qu’il y a une mise au travail qui est très compliqué pour les élèves aujourd’hui
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c’est à dire que vous donc vous les faites entrer déjà c’est très compliqué il faut canaliser les calmer obtenir le silence les faire à soir ensuite sortir ses affaires c’est très compliqué maintenant il va falloir attendre 5 minutes donc vous pouvez demander comme ça qui sortent leur cahier et que ils ouvrent le manuel page temps vous le répéter une dizaine de fois vous le notez au tableau alors évidemment il y en a qui vont se mettre en place comme ça en deux minutes c’est terminé etc mais il y en a encore
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une fois tant qu’on est pas venu leur demander personnellement ils ne vont pas bouger ils ont même pas sortir leurs affaires de leur sac en fait donc on rame on rame comme ça pendant 10 minutes etc et au bout de ce temps là la vie scolaire vous envoie des élèves qui ont 10 minutes de retard il faut tout recommencer avec eux en fait sortons cahier redire à quelle page on est dans le manuel parce que même si c’est noté au tableau et puis ils vont être vindicatif en le demandant ils vont pas s’excuser ils vont
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oui ça aussi le fait peut-être une énorme évolution c’est la mentalité des élèves aujourd’hui qui les gens qui ne savent pas les ignorances sont beaucoup ne sont plus dans une logique de vouloir apprendre ils sont dans une logique de rébellion et donc ça peut assister à des insolences et souvent des insultes d’ailleurs il y a une je vais être obligé de dire une une injure au micro de Radio Courtoisie mon excuse je mettrai une pièce dans le cochon mais il y a une preuve Prof une preuve mix qui s’est fait traiter de
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dans le cours par une élève alors ça c’est des choses qui arrivent et qui restent très souvent un puni comme je vous ai dit avec cette pression qui est qui est mise pour qu’il y ait pas de conseils de discipline on attend le fait de violence quand même donc l’insulte caractérisé y compris envers un prof peut être très facilement mis sous le tapis là en l’occurrence la collègue était une stagiaire en plus elle a pas elle a pas osé [Musique] se plaindre donc vos collègues une volonté de changer les choses ou
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est-ce qu’il est-ce qu’il y a une peur aussi une peur de se rebeller contre l’institution d’être mal noté d’être le petit mouton noir la peur de l’inspection en fait on a tellement pas de possibilités d’évolution de carrière que ça change rien franchement vous allez avancer à l’ancienneté au lieu d’avancer au grand choix comme on dit c’est-à-dire vous perdez une année d’augmentation de salaire fin sur l’ensemble d’une carrière ça peut peser mais c’est on n’a
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pas beaucoup de pression de ce côté là ce qui est frappant en fait en salle des professeurs c’est qu’on a de plus en plus de gens en fait qui font ce constat et je peux vous dire que eux non plus ne mâchent pas leurs mots si on enregistrait dans une salle des profs parfois ce qui se dit c’est très direct très la plupart des gens n’en peuvent plus en revanche le blocage idéologique il est quand il va falloir demander des solutions parce parce que si vous arrivez en disant qu’il faudrait remettre une sélection
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du redoublement en disant qu’il faudrait remettre des sanctions là vous aurez tous les syndicats dans la rue au nom du pédagogie même si on vous si la hiérarchie alors dans votre établissement mais plus largement au-dessus parce que rectorat parce que les rectorats sont tout puissants c’est un peu les préfets de l’école si ça marche pas de toute façon ce qu’il faut c’est montre faire en sorte que facialement ça fonctionne que l’établissement on note pas les problèmes donc le chef d’établissement
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est bien noté peut faire sa carrière et c’est un peu partout c’est comme ça dans la justice et comme ça dans la police c’est comme ça à l’hôpital aussi voilà et donc ça vous le constatez vous de manière criante et est-ce que vous vous sentez pas inutile en disant mais voilà moi j’ai mes solutions je saurai comment amener ces élèves sinon à l’excellence du moins alors le au goût répondre à essayer de pas toujours être en échec pas toujours du coup être en rébellion c’est pas de l’élitisme c’est juste
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assumer votre rôle c’est pour ça que j’ai écrit le livre en toute façon c’est pour le dire ensuite l’avantage dans le métier d’enseignant c’est quand même on a une marge de manœuvre dans sa salle de classe alors même si on doit gérer des élèves impossibles et que voilà moi pour pour réussir à faire vraiment un quart d’heure d’instruction véritable je dépense 80% de mon énergie à faire la discipline hier j’ai des élèves en classe que je dois reprendre à chaque minute en fait
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des élèves complètement instables qui n’ont absolument pas leur place il y a beaucoup d’élèves qui auraient besoin d’un établissement spécialisé qui devrait être réorienté et qui sont dans les classes des élèves qui sont donc au milieu tous les autres qui ont des problèmes avec la justice des élèves qui ont quatre cinq on peut même plus compter à la fin année de retard scolaire puisque on passe d’un niveau à l’autre sans avoir les acquis il y a aucune sorte de redoublement sauf à la demande de l’enfant et de ses parents
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donc vous imaginez si ça arrive souvent donc se creuser républicain fonctionne plus du tout et quand vous entendez des discours quand est-ce que vous pensez par exemple de papel DIY qui a un discours très apaisant sur l’éducation est-ce que ça vous semble irréel en colère c’est totalement en décalage avec les besoins enfin quand on voit maintenant le niveau auquel on est arrivé qui est dramatique enfin dans certains classements en mathématiques on est parmi les derniers de l’ecde enfin ça devient ça devient vraiment problématique et on
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a on a un ministre qui qui s’occupe de choses donc là quand on reprend un peu l’ensemble de ces déclarations donc il a mis la priorité donc sur les choses idéologiques l’éducation à la sexualité accueille des élèves transgenres etc donc ça apparemment c’est c’est une première priorité face au désarroi des professeurs j’ai il a tenu un propos qui m’a paru absolument incroyable il a dit toute façon désormais on ne rentre plus dans l’éducation nationale pour y rester jusqu’à pour faire 40 ans de carrière on
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veut faire 10 ans et pouvoir faire autre chose ensuite on est encore dans l’individu projet oui oui c’est ça mais c’est la contractualisation on aurait pu que des jeunes profs inexpérimentés ce serait ce serait une catastrophe qui qui partirait qui n’aurait connu du métier que les pires années en plus avec le grand intérêt pour le ministère que c’est les années les moins chers à payer donc voilà ensuite il y a eu la solution qui a été proposée comme on a quasiment 30% d’élèves qui rentrent au collège sans
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savoir lire le ministre propose que des instituteurs à y faire du soutien scolaire au collège en fait c’est une méconnaissance totale de la réalité du terrain enfin les instituteurs ne peuvent pas faire ça et c’est trop tard ce qu’il faut c’est pas rentrer au collège normalement apprend à lire au CP ou au CE1 comment on peut arriver en sixième être plus de 25% à ne pas savoir lire c’est en amont qu’il faut avoir pris les choses aussi une sélection plus plus nette qui est pas forcément encore une fois de
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l’édithisme c’est pas de découvrir des Champions et de dire de mettre de côté des insuffisants mais c’est peut-être déceler bon déjà on comprend apprendre à dire à écrire les savoirs fondamentaux et puis peut-être déceler des personnes qui seraient plus à l’aise dans telle ou tel secteur plutôt que de faire semblant que tout aille bien que tout le monde est ensemble et que tout le monde est au même rythme c’est ça que vous dites excusez-moi bien première question est-ce qu’il faudrait régler ça et
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deuxième question si on remet en place une forme je dis pas l’autoritarisme mais juste d’autorité du professeur sur la gestion de ses élèves mais aussi des parents d’élèves mais aussi de son propre pédagogique dans bien sûr un programme national est-ce que ça c’est deux mesures serait de nature améliorer à 80% votre métier oui bien sûr ensuite on a on a des problèmes de société aussi très vastes qui pèse sur le système éducatif mais il faut il faut reprendre les choses par là effectivement vouloir faire aller pratiquement tout le
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monde au bac non seulement c’est absurde ça valorise totalement le bac et en plus c’est je pense que c’est quelque chose qu’on inflige en fait aux enfants parce que il faut il faut se rendre compte que on impose quasiment à toute une classe d’âge jusqu’à ces pratiquesment 17 ans de chercher des métaphores dans un texte littéraire mais ça ne peut pas intéresser tout le monde en fait jusqu’à cet âge là nous on le voit on le voit très bien au collège dès la dès la fin de la cinquième la quatrième il y a il y
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a un tournant [Musique] [Rires] donc on les Red bascule en général donc
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c’est plutôt sur la question de la série techno oui voilà c’est ça ce qui se passe effectivement c’est que dans les lycées généraux et technologiques il y a les deux filières générales et technologiques et une des absurdités du système fait que quand il n’y a plus de place en série techno pour un élève qui devrait y être orienté en le fait continuer en général en fait donc ça veut dire qu’il n’a pas le niveau pour la filière technologique qu’il souhaite en tout cas il est en dessous
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des autres dossiers et on le fait continuer dans la filière au dessus du coup donc c’est complètement absurde effectivement ce mépris de la filière professionnelle c’est une caractéristique française qui est terrible pour notre système éducatif parce que je suis sûr que le discours que je tiens va être facilement qualifié de méprisants ce qu’on va dire que je veux sélectionner les élèves etc mais en fait de décider que c’est nul de de faire une formation professionnelle c’est c’est d’un mépris absolue en fait
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il y a surtout le regard de l’industrie d’aujourd’hui l’état industriel de la France aujourd’hui et je voulais oui pareil sur ce plan là il y a aussi ce côté où finalement comment dire on l’élève j’ai perdu mon pardon je suis désolé mais c’est voilà on refuse on méprise ces filières technologiques et en même temps je suis désolé je suis complètement je suis désolé en fait est-ce que vous vous aviez si aujourd’hui si vous avez des regrets c’était à refaire est-ce que vous
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referiez la même le même parcours est-ce que vous vous entreriez dans l’éducation nationale ou vous feriez complètement autre chose c’est compliqué de revenir en arrière moi j’ai eu très tôt une passion pour les études de lettres donc je me suis orienté naturellement vers la littérature le parcours naturel ensuite pour poursuivre des études à l’université faire une thèse c’était de passer l’agrégation donc je l’ai passé c’est sûr que là je me dis si j’ai encore je sais pas
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30 ans je sais pas combien ça va faire à faire comme ça je il y aurait peut-être eu de meilleures calculs à faire d’ailleurs vous en parlez dans votre livre l’agrégation c’est aussi un peu mal vu parce que vous êtes déjà vous avez vous travaillez moins que les professeurs certifié il y a deux heures en moins je crois donc bon voilà déjà l’agrégation donc elle travaille moins donc en gros elle nous ennuie quoi c’est ça ressort assez ça se mépris aussi et quelqu’un qui est allé loin qui a approfondir sa matière et ça
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vous en souffrez et au nom de ce privilège on vous explique qu’il faut aller traîner dans des classes plus bas niveau en tout cas on vous on vous traite un petit peu plus durement que les autres alors que justement mais comme les autres en tout cas que justement l’intérêt de la grecque c’est d’enseigner à des classes de haut niveau pour les faire progresser c’est que moi ça fait 10 ans que j’enseigne et ça fait 10 ans que je fais des remplacements dans mes collègues donc je fais des dictées à des sixièmes voilà alors que
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j’ai effectivement un doctorat une agrégation donc moi ça ne me gêne pas personnellement dans la mesure où j’aime bien l’écologie et pour tout un tas de raisons mais il faut se rendre compte que c’est c’est de l’argent public qui est complètement gaspillé de cette manière parce que si je suis payé un peu plus à faire un peu moins d’heures c’est justement parce que normalement je devrais avoir des classes de pluie au niveau avec plus de temps de préparation des copies beaucoup plus longues voilà
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c’est c’est la raison en fait de c’est pas un privilège de niveau c’est la même c’est le même le même manière de penser finalement on se dit plutôt que d’essayer on a cette vision de la classe où les élèves vont essayer de céder si on mélange les niveaux alors qu’au final c’est plutôt justement les mauvais qui qui parce qu’il se sentent complètement abandonnés dans le cours décroche et perturbent alors que moi j’ai connu des classes de niveau en anglais en lycée ou finalement
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les classes de bas niveau progressaient finalement plus puisque elles avaient c’est beaucoup moins humiliant d’être de pas comprendre à plusieurs que de comprendre pas comprendre tout seul dans la société quand on quand on évoque le mode de classe de niveau on vous répond immédiatement qu’elle tire les élèves vers le bas enfin que voilà que c’est vraiment c’est vraiment l’inverse de la réalité parce que avec l’hétérogénéité qu’on a à l’heure actuelle on peut faire court donc ni
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pour les bons ni pour ceux qui sont en très grande difficulté ça n’est pas possible en fait la réponse de l’éducation nationale à cela c’est la pédagogie différenciée c’est-à-dire qu’on est censé enseigner à plusieurs niveaux en même temps dans une même classe donc c’est impossible mais c’est ce qui exige les inspecteurs les chefs d’établissement d’ailleurs moi si je devais résumer votre livre vous me dites ce que vous en pensez comme il y a plus vraiment de prise sur les événements on est passé
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de l’égalité à l’égalité alors je vous gardez votre réponse juste pour juste après on continue à en parler bien sûr on est ensemble avec Eve vague guerlan un prof ne devrait pas dire ça chose vu et tu dans l’éducation nationale aux éditions lartilleur mais on fait un point tout de suite sur les informations avec Emmanuel Noël ligne droite [Musique] il y a une place pour Nord vu de haut nous sommes toujours avec Eve waggerland ce témoignage dans l’éducation nationale sans concession un prof ne devrait pas
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dire ça aux éditions et puis nous sommes toujours avec Didier maestro journaliste indépendant et ancien président de Sud Radio donc on vous demande d’être un peu la voiture balai de la société l’éducation nationale et vous les ouvriers qui sont les professeurs finalement les chevilles ouvrières de tout ça et comme ça ne fonctionne plus très bien qu’il faut plus faire de vagues est-ce qu’on est passé de l’égalité à l’égalitarisme c’est à dire une doctrine vidée de complètement de son contenu on fait pas
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de vagues tout va bien mais on se moque finalement s’il y a des élèves qui suivent pas s’il y a des élèves qui mettent le Bouzou dans les cours s’il y a des parents d’élèves un peu trop violents et trop intrusif etc etc donc le maître mot on a compris c’est pas de vagues et on l’a vu de façon cruelle avec l’assassinat de Samuel Paty puisqu’il y avait des signalements on ne pouvait pas dire que ce n’était pas remonté on ne pouvait pas dire que des enseignants l’avaient pas
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signalé mais finalement il n’y a pas eu trop de solidarité même interprète je dirais et on a eu toute la chaîne avec les parents d’élèves à l’extérieur un chef d’établissement qui voulait pas voir des signalements qui remontaient pas où il fallait est-ce que c’est pas ça le premier problème de l’éducation nationale en France il y a quelque chose tout d’abord en ce qui concerne le fait l’obsession première de l’éducation nationale à l’heure actuelle c’est que comme je dis dans les
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j’utilise l’expression que tout le monde soit dans la boîte c’est à dire que une classe d’âge entière soit à l’intérieur d’une salle de classe avec un adulte devant donc la garderie à Visé vaguement éducatif le fait qu’il puisse y avoir réellement une instruction là dedans c’est secondaire c’est clairement secondaire on le voit par exemple à l’heure actuelle il y a cette question du remplacement des professeurs pour les absences ça aussi c’est quelque chose que le ministre veut prendre en charge en
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demandant aux collègues de l’établissement de remplacer au pied élevés ça dénote une méconnaissance totale de la réalité parce que vous n’aurez jamais un prof qui sera libre sur toutes les heures avec une classe d’un autre enseignant enfin pour des questions d’emploi du temps et mais on voit que de toute façon c’est pas grave on préfère une heure par si une heure par là par l’un ou l’autre qui ne connaît pas la classe qui ne sait pas où elle en est mais c’est pas grave il y a un adulte devant les élèves et les
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vies scolaires les chefs d’établissement s’occupent principalement de ça de faire en sorte que selon une expression consacrée il soit là et pas dans la rue à dîner ensuite le fait que certains élèves qu’on fait venir un peu de force comme ça dans le système scolaire alors qu’il n’y a pas leur place empêche pratiquement complètement les enseignements c’est secondaire et sur le sur le pas de vagues ensuite sur l’affaire Samuel Paty effectivement c’est c’est alors ce que j’évoque dans
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le livre c’est pour moi le scandale des des formations à la laïcité parce qu’on a on a une manière d’enviser d’envisager ça dans l’éducation nationale qui est qui est dramatique et qui est qui est honteuse en fait on a on a un collègue voilà qui a été massacré dans des conditions d’une heure absolue et la réponse donc du ministère à l’époque de Monsieur Blanquer ça a été donc une nouvelle formation c’est toujours ce dogme aussi selon lequel quand quelque chose se passe mal dans l’éducation
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nationale c’est que les profs ne sont pas assez formés en fait on sait pas y faire donc on fait une formation on invente une nouvelle contrainte parce que c’était des heures qui s’ajoutaient totalement inutiles puisque on n’a jamais dans ces formations abordées le problème frontalement en fait oui et puis vous parce que vous avez dit sur Papa Ndiaye est-ce que vous pensez qu’après ce long et ce long d’élitement cette érosion de l’éducation nationale des savoirs de l’instruction du comportement tout ce
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que vous venez d’évoquer est-ce que aujourd’hui avec macro finalement ça a pas été pris pour argent comptant c’est juste un constat et puis comme le dit papaya il c’est pas grave de toute façon comme on ne rentre pas dans une entreprise pour y faire toute sa carrière on rentre pas dans la dans l’éducation nationale pour y faire toute la carrière c’est ce que c’est dans 10 ans vous verrez bien vous vous irez peut-être chauffeur de taxi j’ai Hubert puisque la mini monsieur Macron
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et puis soyez inventifs réinventez-vous enfin de quoi vous plaignez vous mais c’est cette logique c’est cette logique en fait d’enterrement du service public c’est comme l’hôpital en fait c’est incompréhensible qu’avec ce qui s’est passé pendant le covid on n’est pas mis tous les moyens pour sauver notre hôpital c’est donc on ne veut pas le sauver et l’éducation nationale non plus je pense qu’on assistera de plus en plus à une fuite vers le privé avec deux écoles à deux niveaux totalement
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différents c’est que qu’on mette ses enfants dans le privé parce qu’on constate qu’il y a un problème dans le public c’est plus que compréhensible mais de faire la leçon à tout le monde sur la mixité sociale enfin là il y a un niveau d’hypocrisie qui est insupportable maintenant on ne peut pas demander aux gens les mettre de force dans des établissements où ils n’ont pas envie de laisser leur enfant ou leur enfant ne pourra participer partager aucun de ces centres d’intérêt avec ses camarades où
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il pourra être éventuellement agresser et puis dans tous les cas où il n’apprendra pas la moitié de ce qu’il pourrait apprendre on peut pas demander aux gens de faire ça leur enfant en fait donc ce qu’il faut c’est que dans tous les établissements on remette un niveau d’exigence et une discipline qui est vous pensez qu’avec un plan salle des idéologies je sais pas si le walking est une idéologie ou en tout cas une absence d’idéologie puisque ça peut être aussi ça tout voit tout etc bon
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on n’est pas dans le walkisme tel qu’il avait été inventé et conceptualisé et a déjà pas mal d’années on est dans dans une espèce de je sais pas de malstrom comme je disais tout à l’heure est-ce que ça c’est pas un vrai problème aussi et est-ce que ce problème ne va pas augmenter empir il est dans l’école et ça ça non plus les gens n’en n’ont pas encore bien conscience en fait non pas conscience que régulièrement à l’école on fait remplir des formulaires à leurs enfants on demande si son garçon
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fille ou autre je vais vous dire que j’ai vu la perspexité sur le visage de certains enfants quand en 5e on vous fait remplir ça une petite mince lève c’est quoi autre vous avez quand même dans votre établissement dans votre classe dans vos classes vous n’avez jamais rencontré ce problème de quelqu’un qui soit transgen mal accueilli personnellement le problème c’est que à force de le répéter à partir de l’école primaire que ils sont peut-être autre chose que ce qu’ils sont on va augmenter le phénomène
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ça c’est certain et ça se répand désormais pratiquement tous les ans dans au moins une classe ou deux on a un élève qui commence l’année avec un prénom masculin ou féminin et se termine avec un autre prénom et ça les professeur sont obligés de se comporter bien sûr je voudrais simplement venir aussi parce qu’on a évoqué selon ce système et aussi il y a le contenu aussi des programmes et là je voudrais aussi un page de votre livre parce que effectivement vous avez parlé de ce drame de Samuel Paty mais ça vient aussi
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d’une part de de notre incapacité mais finalement à faire aimer notre histoire et notre culture même aux enfants qui viennent d’ailleurs puisque voilà je vais vous lire un petit peu un passage de votre livre qui est un petit peu parlant il s’agit donc ici de revenir sur tout ce qui empêche le travail en classe voir ce substitut aux apprentissages les plus nécessaires mais aussi sur le refus idéologique et presque total de la transmission du savoir et de la culture française tous ces éléments font qu’on se retrouve face
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à des classes de lycée ou aucun élève ne connaît le nom de Robespierre où les élèves ne connaissent pas le nom d’une seule grande bataille menée par Napoléon qui passe presque toujours à la trappe dans les programmes croient que la bombe atomique a été lancé par Hitler bah oui c’est oui le méchant des classes faisant espagnol ne connaissant pas donc qui chute soit qui a vu le dessin animé parce qu’en cours on mange de la tortilla et on écoute Clandestino de Manu Chao et des germanistes ne connaissant pas le nom de Goeth parce
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qu’en allemand on ne bosse que sur la saucisse et sur l’écologie le mur de Berlin et le nazisme dans le meilleur des cas des classes ou des élèves ne connaissent pas un seul les grands épisodes de la Bible et se retrouvera comme des veaux dans un des musées dans un musée devant une action nulle part une Annonciation ou une Adoration des Mages enfin voilà on comprend que il y a un refus même de au nom même des idéologies de transmettre la culture classique française et de transmettre une histoire vraiment voilà c’est
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dramatique les programmes d’histoire en fait on a totalement renoncé à une histoire un récit de l’histoire en fait avec des grands personnages les grands événements donc même quand un épisode est étudié comme la Révolution française ça n’est pas vécu on va on va s’arrêter pendant une heure sur un document donc par exemple la Déclaration des Droits je ne dis pas qu’il faut pas la voir mais à côté de ça tous les épisodes un peu croustillants de la Révolution française la fuite de semaine l’assassinat je ne
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sais pas des choses qui sont quasiment dans la mythologie française sont totalement inconnues des élèves récemment je me disais ils ont peut-être plus de chance avec l’idéologie dominante actuelle de connaître Olympe de Gouges que Robespierre ou Danton parce que ils vont passer deux heures sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et à côté de ça ils vont avoir un tout petit point sur la prise de la Bastille et basta c’est bien de l’histoire enfin moi en tout cas de ce que j’avais de ce que
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je me souviens de mes rares années de collège il y avait une enseignement thématique de l’histoire c’est à dire qu’il y a même plus de chronologie et on déstructure tout et on fait des thèmes alors on enseigne d’abord les la Mésopotamie ensuite on va parler de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ensuite on va revenir sur la Révolution française donc même pour la structure de la pensée de l’enfance et ses catastrophique le passé pour eux est un vaste mélange indifférencier c’est c’est un point
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c’est c’est impressionnant parce que effectivement non seulement c’est une histoire donc sociét sans chronologie par grand thème la Renaissance ça va être l’humanisme voilà quand on voit le moyen-âge la seule fois aux étudier le moyen-âge c’est du point de vue de la Méditerranée la rencontre entre chrétiens et islam moi j’avais après le événement du Moyen-Âge une connaissent pas la guerre de Cent Ans il y a pas d’héroïne alors tout l’Ancien Régime est balayé François 1er Henri IV il a entendront
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jamais parler parce que vous pensez que les médias Manu ont une responsabilité on le voit aujourd’hui je prends un exemple il y a beaucoup d’agitation sociale dans le pays alors que il y a quelques années en 1989 on a fêté en grande pompe le bicentenaire de la Révolution salué par toute la classe politique à la révélation d’antan Robespierre c’est génial il y a eu un défilé énorme sur les Champs-Élysées orchestrées par Jean-Paul Goude avec beaucoup de nations qui venaient bon voilà on était fiers de ça aujourd’hui
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c’est la famille des vitrines qui est en deuil c’est on entend des propos hallucinants qui sont qui deviennent le récit national à regarder l’ultra gauche s’en prend aux vitrines etc on ne veut pas voir le fait générateur la souffrance en doute du peuple français et politique en faisant ça 95% des actifs qui sont contre plus de 75% des Français qui sont contre cette réforme un pouvoir souvent qui se claqueur dans les palais de la République et on a ici qui est regardé les vitrines est-ce que
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on ne vit pas aussi dans cette dans cette ambiance où tout va tout le temps de cerveau disponible et on n’est plus incité à réfléchir sur les causes génératrices de nos collègues le discours qui répercuté dans les médias alors il y a d’abord celui des syndicats qui la plupart du temps revient à dénoncer déplorer l’absence de moyens donc ça c’est quelque chose que je dénonce dans le livre parce que on est on est bien au-delà d’un problème de moyen en fait ça ça c’est vraiment cette logique de gauche à laquelle on revient
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toujours qui cette logique matérialiste qui veut que tout se résume là dans l’éducation nationale on a un problème culturel un problème idéologique un problème de choix pédagogique pas un problème de moyens la scolarité d’un élève actuellement coûte je crois 10.
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000 euros par an c’est au dessus de la moyenne des pays de l’OCDE voilà les profs sont sous payées pardon ça c’est vrai mais le budget de l’Éducation nationale est énorme et il est simplement mal utilisé donc on a ce discours voilà des médias qui aurait percutés et sinon l’éternel discours que j’évoquais tout à l’heure sur le fait que voilà on est certainement mal formé les profs on sait pas y faire il y aurait besoin une meilleure formation des profs ça ça veut dire plus de temps passé dans les aspects BFM qui sont des boîtes à endoctrinement
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pédagogiste donc non surtout pas enfin surtout pas plus de formation comme ça de la formation sur le terrain oui mais c’est à l’expérience qu’on apprend on apprendra jamais dans une boîte à pédagogie on vous explique en fait comment apprendre à apprendre mais en fait on vous explique surtout comment apprendre à apprendre sans choquer personne ni les parents d’élèves ni l’éducation nationale et surtout si vous apprenez pas au final c’est pas grave c’est pas ce qu’on vous demande
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par exemple c’est un Dada du pédagogisme du cours en îlot donc en groupe toujours tout le cours se fait les élèves étant mis en groupe avec le professeur qui s’efface qui est simplement un animateur on transmet rien comme ça moi quand je l’ai connu en tant qu’élève on ne fait que bavarder enfin c’est c’est faut pas être naïf tout le monde le sait très bien donc c’est genre de choses qu’on apprend voilà en plus de pas mal de formation à l’heure actuelle sur dans les discriminations garçons filles
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beaucoup de choses très idéologiques aussi dans les aspects bien sûr et pour terminer est-ce que vous avez pas peur et enfin je ne sais pas si vous avez des enfants ou pas mais en tout cas est-ce que vous alors j’imagine que vous les mettrez pas dans l’éducation le prix public mais en plus est-ce qu’il y a même un risque mais même pas un risque c’est finalement on en est presque forcé à aller vers des écoles privées voir hors contrat finalement et a complètement se mettre en dehors de ce système quoi c’est si je pense que comme
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tout parents je suis particulièrement inquiète de l’endroit où je vais scolarisé ma fille c’est incroyable actuellement qu’elle pense ça peut être l’obsession de tout Français de faire des stratégies de cartes scolaires etc ça montre qu’il y a vraiment une angoisse vis-à-vis de ça qui n’est pas normale on n’a pas confiance dans le système éducatif et oui bien sûr alors ça c’est c’est un des points très importants aussi dans dans le livre c’est le fait que il y a des îlots encore où on peut
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mettre voilà des îlots très sécurisant dans lesquels on peut recevoir une vraie instruction etc mais ça va se réduire de plus en plus et les gens qui se rassurent actuellement en disant je pourrais toujours mettre mon enfant à l’abri dans tel établissement et ne se rendent pas compte à quel point c’est déjà un petit peu partout et vraiment maintenant il faut être je pense dans des établissements très privilégiés très élitiste pour éviter complètement tous les travers que je dénonce dans le livre en tout cas voilà un témoignage sans
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concession voilà et on a il y a énormément de sujets qu’on n’a pas encore abordé dans ce livre que je vous invite vraiment à vous procurer il y a évidemment le l’accueil des élèves handicapés des fois même le jeu des parents pour les faire passer pour avoir des troubles pour éviter qu’ils soient sanctionnés donc vraiment un témoignage sans concession merci beaucoup en tout cas Eve vague guerlan on rappelle que vous êtes agrégé de et docteur en lettres qui vous enseigner depuis plus de 10 ans dans les collèges et les lycées de la
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région parisienne on ne sait pas encore pour combien de temps ça va durer et merci beaucoup à vous Didier maestro Merci à VOUS journaliste indépendant ancien président de Sud Radio

Bonjour est il possible de communiquer avec vous au sujet de votre engagement. Je vous ai vu sur Cnews avec Yvan Rioufol, je vous tire mon chapeau pour votre courage. C’est rare de voir ça à la télévision. Je suis moi même dans l’Education Nationale non comme enseignant mais ça ne m’empêche pas de voir et d’entendre tant de discours engagé et surtout de dénis de réalité.
Bonjour EMANUELLI, nous ne faisons que rediffuser cette vidéo, Eve Vaguerlant n’est pas joignable sur ce site, Désolé !