Tout craque de partout en dépit des milliards injectés. Le système semble devenu incontrôlable : la puissance publique est endettée à hauteur de 3 000 milliards d’euros et continue à dépenser sans compter et sans contrôle. Nos institutions ne nous protègent ni de l’excès d’impôts ni de l’excès de dépenses inutiles et la qualité des services publics baisse. Où passe donc l’argent ? Pour la directrice de la Fondation iFRAP, il faut sortir de ce piège qui mine notre économie et notre démocratie. Des solutions existent, notamment chez nos voisins européens. Réveillons-nous ? l’argent public, c’est notre argent !

 » Tous les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi… » Article 14 de la Déclaration des droits  de l’homme et du citoyen de 1789 Le constat est édifiant : la France est le pays le plus taxé de la zone euro – presque 1 200 milliards de prélèvements obligatoires par an -, mais nos services publics s’effondrent les uns après les autres. Malgré des dépenses qui ne cessent d’augmenter, l’hôpital n’est plus que l’ombre de lui-même, l’école de la République s’enfonce un peu plus chaque année, les transports publics dysfonctionnent en permanence, la justice et la police sont débordées, les prisons saturées… 

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tout de suite c’est le point de vue le point de vue d’Agnès Verdier Molinier vous posiez la question en effet comme de où va notre argent elle va nous dire notre invité bonjour à vous bonjour Agnès Verdier merci beaucoup d’avoir accepté notre invitation alors sans trop y mettre de dramaturgie cité Sophocle un mardi est toujours à ses éclairants tout est bruit pour qui a peur voilà ce qu’il écrivait et on pourrait presque ajouter surtout à 20h à 20h en avril 2020 on applaudissait les soignants aux fenêtres
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en pleine pandémie ont tapait sur des casseroles tout est bruit pour qui a peur à 20h en avril 2023 ont conspuait le président de la République pour sa réforme des retraites on tapait hier sur des casseroles tout est toujours bruit pour qui a peur tout bruit multiplié et répéter devient une voix une voix qui crie et une voix qui vote alors peut-être qu’à 20h un soir de deuxième tour en 2027 du bruit il ne restera que la peur que faisiez-vous hier à 20h Agnès Verdier monini comme 15 millions de Français je regardais la locution du
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président de la République et j’ai trouvé beaucoup de similitudes entre ce qu’il a dit et ce que je dis dans mon livre finalement ces sentiments de déclassement ce sentiment que les services publics ont perdu en qualité se dégradent il apparaît de l’école il a parlé de l’hôpital et on voit que dans ce pays qui est le plus taxé au monde on est en train de repasser devant les Danois là cette année en 2022 donc on est en train d’avoir les chiffres on est le pays qui dépense le plus avec 58% de
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notre richesse nationale en dépense publique et on se pose tous cette question en ce moment mais qu’est-ce qui qu’est-ce qui se passe avec l’argent public ou va l’argent se posait eux-mêmes la question que vous avez entendu comme du Nice qui a dit bah oui mais ouais où va notre argent mais bien sûr par exemple j’ai des témoignages tous les jours sur la question des passeports des cartes d’identité il y a quelques années c’était il y a pas si longtemps il fallait 15 jours 3 semaines pour avoir
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un passeport une carte identité là dans le Pays Basque on me dit que la demande c’est en janvier pour avoir un rendez-vous pas le passeport lui-même un rendez-vous en juillet et même pas dans sa ville d’habitation à 20 km donc c’est incroyable d’élitement de nos services publics et donc je crois que le Président de la République s’en est rendu compte il y a une vraie demande par rapport à ça et malheureusement ce que je dis dans le livre c’est que tout est fait pour que ce soit compliqué pour
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les Français de comprendre comment ça se passe sur l’utilisation des deniers publics vous posez donc une question simple c’est le titre de votre livre où va notre argent avec un point d’interrogation et il y a des réponses évidemment dans le livre on va essayer d’en donner quelques unes ici et vous parler en effet ces éditions de l’Observatoire je précise vous parlez en effet des services publics des dépenses qui explosent et des services publics qui se dégradent donc il y a quand même dans l’équation quelque chose qui ne va
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pas quand le président de la République hier parlons effet de l’hôpital par le service public en général parle de l’école est-ce que vous vous dites oh là ça va encore coûter des millions des milliards d’euros et en fait on ne peut pas se le permettre c’est ça que vous lisez en sous-tex de sa déclaration d’hier ce que je veux dire c’est qu’on regarde pas les sujets par le bout le bon angle finalement parce que dans notre pays il y a des services publics qui fonctionnent mais on ne dit jamais
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lesquels fonctionnent lesquels ne fonctionnent pas finalement on ne veut pas de classement on ne veut pas de comparaison on ne veut pas de mise en concurrence on avance un peu sur des œufs à chaque fois qu’on parle il y en a qui fonctionne mais bien sûr il y en a qui fonctionne enfin l’éducation on voit que il y a des problèmes sur la lecture sur les élèves de 6e ils ont du mal à lire un texte de 15 lignes avec 200 mots bon c’est quand même très inquiétant ils sont un peu plus de 50% à y arriver dans
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le public mais ils sont plus de 60 plus de 60% dans le privé à y arriver donc ça veut dire que quand même dans l’enseignement privé ça marche plutôt mieux il y a des meilleurs résultats alors on veut pas le dire parce que au brevet la dernièrement on a fait du tout des classements mais qui était pas des vrais classement sur les notes c’était des classements avec la valeur ajoutée je ne sais quoi quand on regarde juste les notes bah sur les 100 premiers collèges de France en termes de résultats au brevet il y en a
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que 9 qui sont publiques donc à un moment faut peut-être se poser des questions sur la gestion de l’éducation nationale sur le fait là la Cour des comptes parfois l’a dit il y a des équipes pédagogiques qui sont beaucoup plus clair avec un vrai chef d’établissement dans le privé dans le public c’est beaucoup plus la cacophonie là il a parlé des profs qui sont pas remplacés mais c’est pas dans le privé c’est dans le public le sujet c’est qu’à un moment le privé coûte moins cher pour
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le pour la collectivité c’est 29 milliards de moins si on appliquait les tarifs du privé sur l’ensemble des élèves du public et finalement on ne peut pas en parler alors est-ce que les familles payent aussi dans le privé mais même en comptant la part des familles c’est ça qui est incroyable et ça c’est pourquoi c’est parce que ça revient au sujet des retraites les retraites des professeurs du public sont beaucoup plus élevés pour les mêmes carrières que les retraites des professeurs du privé mais
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on en parle jamais le nettoyage des collèges et des lycées publics il se fait avec des personnels statutaires qui sont gérés par les régions et par les départements et qui sont hyper absents jusqu’à 48 jours d’absence par agent et par an on a regardé à la fondation du frappe que je dirige tous les rapports sociaux qui montrent en fait les niveaux d’absentéisme là on voit que c’est un problème parce que évidemment si on paye des personnels pour travailler dans les services publics et qui ne sont pas là
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mais la qualité du service public elle ne peut que se dégrader c’est pareil dans les crèches c’est pareil dans les écoles publiques c’est pas faut privatiser ça veut dire qu’à un moment il faut il faut dire on va l’argent donc il faut il faut peut-être afficher par exemple sur le fronton des hôpitaux le taux d’absentéisme nous on travaille sur ces questions depuis des années par exemple sur à Paris pour avoir le taux d’absentéisme d’un hôpital alors vous pouvez chercher en tant que journaliste
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c’est très intéressant il mixe entre plusieurs hôpitaux comme ça on n’a pas la donner le PMSI vous savez c’est ces données hospitalières sur lesquels les journalistes du point travaillaient depuis des années pour faire ses classements qui sont très appréciés par les familles le classement des hôpitaux des hôpitaux et des cliniques avaient tout hôpitaux cliniques privées donc le français qui qui a un problème de hanche qui veut se faire opérer de la cataracte enfin ça arrive à tout le monde d’avoir
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sa maman qui est malade d’avoir un accouchement à prévoir etc on est content de savoir quels sont les meilleures établissements et bien aujourd’hui cette année ça a été refusé pour la première fois depuis des années pour les autorités administratives et puis par la CNIL qui dit que quand même ce serait pas bien de faire des classements mais pourquoi dans tous les pays qui nous entourent en Europe on fait des classements avec avec l’aide des autorités on dit bah voilà où c’est où c’est le mieux pour se faire soigner
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le moins de maladies nosocomiales le moins de risques derrière de faire une complication etc etc nous on ne veut pas savoir parce que finalement on met l’argent public dans un dans un grand chaudron et puis on ferme les yeux on veut pas savoir ce qui se passe pourtant c’est le rôle du Parlement on a beaucoup parlé du Parlement ces derniers temps il ne contrôle pas assez le Parlement parce que pour le coup l’Assemblée nationale est quand même quasiment majoritairement composé de personnels politiques de l’opposition donc a priori
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ils auraient plutôt intérêt à contrôler où va l’argent donc il y a un problème de surveillance le prix de la part des députés qui travaillent pas assez en gros c’est ce que vous dites c’est à dire qu’on voit des tas de débats dans l’équipe pendant les questions au Gouvernement des invictives des gens qui s’insultent etc dans l’hémicycle mais en tant que citoyen on attend autre chose c’est l’article 24 de la Constitution il dit quoi cet artiste le Parlement il est légère mais que aussi il contrôle
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exécutif et qu’il évalue les l’utilisation enfin les politiques publiques donc il est là pour évaluer et puis je voulais vous parler d’article 14 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen 1789 ça ça nous ramène quelques années en arrière ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leur représentants ne représentants ils sont à l’Assemblée nationale et puis aussi au Sénat la nécessité de la contribution publique de la consentir librement et d’en suivre l’emploi mais à Emmanuel Macron il
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voulait un contrôle des politiques publiques aussi ah oui ça en est où et qu’est-ce qu’il a fait pour ça à quel moment est-ce qu’on a mis en place pour le Parlement et ça fait des années qu’on en parle ça remonte les premières fois on a parlé de ça aux années 99 quand il y avait Didier Migaud et Alain Lambert qui avait fait une mission sur ces questions et on avait fait à l’époque une loi organique des lois de finances donc un truc bien administratif avec des indicateurs de performance qui servent globalement on
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peut le dire à rien et derrière pas d’évaluation dans tous les pays qui sont top niveau en terme de justement regarder la qualité des services publics en face de l’argent qu’on met dedans et bien il y a un parlement qui est doté de d’un groupe d’un organe de contrôle avec des personnes dedans qui sont des économies des statisticiens qui sont des analystes et qui sont capables par exemple de dire dans une étude d’impact qui est associée à une loi est-ce que c’est les bons chiffres de chiffrer
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eux-mêmes et de pas dépendre de Bercy ou des administrations alors justement je fais un chapitre dans mon livre sur ce sujet c’est drôle que vous me posiez la question parce que c’était peut-être prévu à l’avance me direz-vous parce que chaque fois chaque fois que que qu’on parle de ça des gens disent à juste titre aussi heureusement on a la Cour des comptes mais nous à la fondation du frappe et moi sur ce livre j’ai beaucoup réfléchi sur ce sujet parce que je me suis dit finalement qu’est-ce que la Cour a permis
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d’économiser ces dernières années si on était dans des pays anglo-saxons où suédois les pays du nord de l’Europe etc qu’est-ce qui se passerait il y aurait un organe d’audit auprès du Parlement qui dirait ben voilà moi grâce à moi j’ai fait économiser x milliards d’euros parce que c’était mal géré voilà on a réorganisé etc etc et c’est les parlementaires ensuite qui ont décidé ça nous chez nous il y a rien là-dessus il y a des rapports de suivi des recommandations de la Cour mais c’est
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pour savoir si la mairie de Saint-Malo a fait un tableur Excel pour gérer ses ressources humaines ou ce genre de choses donc ça sert à rien enfin on peut le dire nickel mais en gros il n’y a pas de vrai proposition d’économie alors ils disent il faudrait faire des économies c’est ce qu’ils ont dit dans leur dernier rapport disant oui la revue de dépenses et d’ailleurs c’est ce que Bruno Le Maire va annoncer cette semaine et d’ailleurs c’est étonnant que le Président de la République en est pas
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parlé hier de cette revue de dépenses parce qu’elle est absolument essentielle il parlait de pas de pas gonfler la dette et que la réforme des retraites était nécessaire pour ça vous êtes d’accord avec lui cette réforme des retraites elle était nécessaire mais bien sûr mais c’est pas que pour pas gonfler la dette c’est aussi pour éviter une explosion du coup annuel de la dette et ça je trouve ça extrêmement dommage qu’il ne l’est pas dit aux Français les yeux dans les yeux à un moment il a dit
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on peut pas faire autrement parce qu’on va avoir des problèmes de financement etc mais il faut dire la vérité là-dessus on a tellement dépensé pendant la période covid on a tellement accumulé de dettes qu’aujourd’hui on est potentiellement dans le viseur de ceux qui nous prêtent de l’argent parce qu’ils vont vouloir augmenter les taux pourquoi parce que on n’est pas franchement dans une situation ils peuvent croire dans nos capacités de gestion une conférence sociale sur les salaires ça aurait pas été le bienvenu
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il y a pas un vrai sujet c’est pas au patron de faire des efforts justement dans mon livre je fais un chapitre entier sur sur ce sujet parce que on a un énorme problème en France quand le patron paye 100 le salarié n’a que 47 euros dans la poche est-ce qu’il nous expliquait j’offre un retour du modèle social en fait et il y a un problème avec ça avec donc on a 164 milliards de déficits
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commerciales sur les biens à cause en partie du fait que on paye hyper cher les charges sur les eaux salaires et si on veut que les gens puissent avoir des salaires qui augmentent et inciter à augmenter les salaires là il a dit quand on veut finalement augmenter les salaires et bien finalement les gens perdent une part de prime d’activité et donc c’est des incitatif à augmenter les salaires tout est incitatif à smicardiser la France aujourd’hui dans la façon dont on voit les cotisations et quand il parle de cette espèce d’échelle
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de perroquet des cotisations sociales il y a que la France et comme ça en Allemagne et cotisations sociales elles baissent en fonction des niveaux de salaires que vous venez de donner qu’on les voit à l’écran pour que les Français comprennent bien vous avez parlé à un moment du taux de prélèvement le taux de prélèvement obligatoire en France 45,2 % du PIB de la France ça fait de nous le pays le plus taxé d’Europe vous l’avez dit et concernant les prélèvements est-ce qu’il reste aux salariés après impôt vous avez donné un
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chiffre aux alentours de 47% et on voit là encore que vous avez fait un comparatif avec d’autres pays européens et c’est finalement chez nous qu’il reste le moins dans la poche du salarié ça veut dire quoi que nous la sixième puissance mondiale si tu en tech nous le soyons encore on n’est pas à la hauteur de l’enjeu par rapport au pouvoir d’achat par rapport à toutes ces questions là et par rapport sur tout à nos voisins européens ça veut dire que ceux qui nous prennent le plus de pouvoir d’achat ce sont avant tout
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l’État et la sécurité sociale donc déjà il faut c’est pour ça qu’il faut se poser la question de comment utiliser l’argent derrière parce que si on pouvait dépenser moins pour une qualité de service public identique voire meilleur c’est ce que pensent les Français d’ailleurs dans l’institut Paul de l’ouvrier pose la question tous les ans et il y a une grande partie de nos concitoyens qui pensent qu’on pourrait dépenser moins et avoir une meilleure qualité de service public ils sont 40% à penser ça ils sont
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80% à penser que ça pourrait être au moins aussi bon avec moins d’argent public donc ils sont tout à fait lucides nos concitoyens sur ce sujet mais donc à un moment il faut se dire bah oui ce modèle social qui est finalement désincitatif parfois au travail c’est ce qu’a dit Geoffroy route des yeux vous perdez de la prime d’activité donc vous refusez une promotion une promotion mais attendez mais c’est complètement scandaleux en fait parce que c’est pareil sur les questions de personnes
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qui bénéficient du RSA ou de la location adulte handicapé finalement cumulant des aides et ça j’en parle dans le livre quand vous êtes un couple handicapé que vous vous déclarez parents isolé même si vous n’êtes pas isolé finalement vous dites vos amis qui sont aussi handicapés mais pourquoi tu travailles alors que moi je gagne 4500 euros net non imposable par mois et donc il y a un moment où le problème c’est pas d’aider ceux qui sont dans la peine évidemment que c’est nécessaire mais les autres
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pays d’Europe ils exigent en face de l’aide qu’on apporte un devoir de retourner au travail et c’est un peu ça qu’a dit le président de la République hier l’idée justement de regarder sur la fraude sociale l’idée d’aller voir finalement comment on peut remettre le pied à l’étrier de ceux qui sont éloignés de l’emploi je dis pas que Pôle Emploi fonctionne bien je pense que ça fonctionne mal je fais un chapitre sur ce sujet et j’ai eu plein de témoignages ces derniers jours sur le sujet on me
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dit mais finalement moi je suis handicapé j’aurais voulu faire une formation pour me réinsérer dans un autre emploi et finalement on m’a dit mais non prends plutôt la location adulte handicapée n’essaie pas de travailler là vous dites que c’est scandaleux et c’est d’ailleurs en couverture de votre livre vous parlez du scandale français le mot n’est pas un peu fort quand même de parler de scandale de scandale d’État presque je pense pas c’est pas vraiment un scandale d’État c’est un scandale français global
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il y a pas que l’État qui est en cause il y a aussi la sécurité sociale il y a aussi des collectivités locales et à un moment c’est la responsabilité aussi de nos élus des dirigeants d’administration c’est aussi la responsabilité finalement commune de nous tous parce qu’en tant que citoyen on voit les choses on peut les dire les choses on peut on peut aussi à un moment ce se dire que faire remonter l’information et c’est ce que moi j’essaie de faire en tant que citoyenne faire remonter l’information
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ça peut permettre d’améliorer la situation de créer handicapés de l’autre le RSA de l’eau de
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la prime de rentrée scolaire de l’autre les allocations familiales et c’est un tel embrouillard mini que d’abord un c’est hyper difficile de savoir à quoi on a droit et ensuite c’est hyper facile de frauder et je dis dans le chapitre sur la fraude sociale qu’on est à 20 milliards de fraudes sociales par an et que ça peut pas durer comme ça parce que évidemment c’est le sujet ça doit être que le travail doit être au coeur de notre société si fiscale elle est plus élevée en France la fraude fiscale je
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l’évalue environ à 30 milliards d’euros donc vous voyez c’est mais bien sûr qu’il faut s’attaquer aux deux mais d’ailleurs vous savez quand vous fraudez le social vous fraudez aussi le fiscal si vous faites par vous donner des cours non déclarés vous fraudez les cotisations sociales et vous fraudez les impôts donc vous savez il y a énormément de fraudes à bas bruit dans notre pays moi j’ai eu des témoignages dernièrement sur des émissions de personnes qui touchent le RSA et qui expliquaient
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quand même c’était pas assez élevé ils étaient obligés de travailler non déclaré à côté mais ça ça veut dire qu’on n’est pas sagé clandestin du système qu’on accepte pas la règle que on doit être solidaire les uns des autres tous ceux qui peuvent travailler doivent travailler et aujourd’hui Emmanuel Macron mais c’est évident parce que aujourd’hui on cherche des personnes dans les crèches on cherche dans les écoles on cherche dans les hôpitaux on cherche dans les entreprises de ce pays
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on cherche y compris dans l’industrie et on a en face 2 millions de personnes qui sont au RSA et il y a que 40 % d’entre eux qui sont inscrits à Pôle Emploi est-ce que c’est normal non c’est la question que vous posez entre autres avec cette question essentielle où va notre argent c’est aux éditions de l’Observatoire certains ils voient une forme de déclinisme d’autres y trouveront des solutions parce qu’il y en a des solutions ça marche ailleurs et ça on peut l’appliquer en France donc il
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y a aucune raison de baisser les bras on a tous les talents pour réussir il faut juste un moment sortir de nos carcans merci beaucoup Agnès Verdier Molinier d’être venu sur le plateau de midi politique avec joie

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