Nouvel épisode de l’émission « Le dernier verre », présentée par André Bercoff ! Tous les dimanches, sur OMERTA, dans une ambiance intimiste et festive, retrouvez un André Bercoff comme vous ne l’avez jamais vu.

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c’est c’est très compliqué il y a pas plus compliqué que que la sexualité on vous donne cette illusion c’est mon chance que non non c’est simple tu vas voir c’est le voilà c’est et ben non c’est plus compliqué que ça en fait et l’amour dans tout ça ah bah ça c’est une question c’est ce qui vient en plus c’est comme la guérison chez Fred ça vient en plus on parle de quelque chose de très matériel de thé très des personnalisé enfin où sont les sentiments où est la fête là-dedans a
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l’impression que c’est des robots en fait il va vers le journalisme de radio liberté et là je me suis dit fait une erreur parce que Radio liberté c’est c’est l’insulte il le menace que le Moïse qui oligarque deux jours après les convoqués à l’ambassade américaine et il ressort d’où comme un agneau [Musique] [Applaudissements] [Musique] hey Jean-Luc
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[Musique] my glass My Kingdom for glace merci vous êtes là tout cela quel plaisir et vous vous êtes là aussi vous êtes là derrière votre écran et j’espère que vous avez préparé la bouteille il est mais parce que attention on va se faire le dernier vers mais le dernier vers il va durer et il va durer vous savez pourquoi parce que vous avez pas vouloir décrocher une minute avec nos invités avec ceux qui sont rencontrés là dans ce bar et vous allez voir ils sont vraiment très très très différents mais ils sont en même temps
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très très fort je commencerai par Anouchka Dana Anouchka Dana elle est écrivain les psychanalystes elle a écrit Hunter et les Mickey qu’est-ce que c’est interimiqué c’est pas les Aventuriers de l’Arche perdue c’est l’aventurière du tinder retrouvé elle a fait quelques expériences mais elle a raconté un livre désopilant surtout les hommes qu’il a rencontré vous savez avec ses réseaux de relations on appelle etc on coche les cases on se rend compte le speed dating ou le passepi dating enfin c’est
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absolument passionnant parce que c’est une espèce de coupe de ce que on vit du couple horizontal ou transversal de ce que un certain nombre de gens vivent actuellement dans ce qu’on appelle les relations et c’est très intéressant en tout cas c’est plein d’humour je dois dire Thierry Bagnac on change complètement de territoire et Thierry Marignac j’ai reçu son livre je connais depuis très longtemps c’était perdu de vue et je reçois un livre qui s’appelle la guerre avant la guerre aux éditions
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complémentes et je dois dire confidente confidente avec un cas avec un cœur video voilà confidente et je dois dire que j’étais Sié parce que il raconte sur ce qui nous occupe depuis déjà deux ans c’est-à-dire la guerre Russie Ukraine il raconte lui des choses qui sont passées bien avant et surtout il raconte pas l’histoire de bin’s etc qu’on a entendu mais évidemment qu’ils ont très importantes il raconte la guerre des drogues les oligarchies et surtout les mafias et c’est beaucoup plus loin que corleonais
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et le parrain et que ça va entre keV New York Moscou évidemment et il parle russe couramment et il a vécu là-bas et honnêtement son livre on va en parler je voudrais vraiment Thierry nous raconte parce que c’est totalement étonnant il y a un pan de cette histoire que à mon avis je n’ai jamais vu raconter jusqu’ici et la joie d’accueillir Serge Rezvani sergevani j’allais dire c’est ce cliché on ne présente plus ça joyeux oui on présente on présente toujours écrivain dessinateur formidable aussi surtout être humain
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vous savez je parlais d’autres fois de Arthur adamove Arthur Adamo un formidable expression pour parler de la chaleur humaine il appelait ça la chalume et Serge rezzani comme d’ailleurs Jean-Michel comme vous à la chalume la challume la chaleur humaine et Serge vanille faut-il rappeler qu’il est l’auteur et le compositeur de ce film culte Jules on le voit d’ailleurs le tourbillon de la vie etc et puis il a écrit les années lumières les années Lula voilà des livres absolument magnifiques qui qui seront toujours là
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quoi c’est c’est ça qui est bien dans l’art dans la littérature etc Cela survit et puis Jean messire alors Jean Messia c’est plus un parfait terre c’est un tireur à vue quoi ça sniper voilà c’est très simple j’en mets ici arrive quelque part il commence il entend et puis il commence à tirer et puis les gens dit qu’est-ce que c’est que ça et à un moment donné ils sont muets parce que voilà il est comme ça il a le sens de la répartie et puis je dois dire que ce n’est pas l’homme le plus politiquement
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correct que j’ai entendu or dans un univers ou comme vous le savez on renvoie la censure et plus du tout l’ascenseur donc il est là et il joue un rôle pour moi important d’avoir des gens qui justement n’ont pas couplé les cheveux en quatre mais comment ça à tondre pourquoi ce qu’il y a derrière et vous savez ce que disait Prévert ceux qui sont chauves à l’intérieur de la tête et ben il faut les démasquer de temps en temps donc je suis très très heureux de vous avoir et on va prendre le temps de discuter de tout ça et
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surtout Jean-Luc peut-être ta séquence [Musique] Jean-Luc
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on va continuer après écouter ça Jules et gym je légime l’histoire de merveilleuses de cette femme aimée par deux hommes deux hommes des amis juste Serge ricevani c’est sa date c’est loin mais en même temps c’est très près parce qu’on leur envoie tout le temps jeudi mais évidemment tous ceux qui ont toutes les chaînes de télévision toutes les repas sans permanence et en boucle ça vous évoque quoi aujourd’hui quand vos pensées à ça on vous voit d’ailleurs à moi ça n’évoque qu’une chose c’est
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l’amitié c’est un film qui a été fait dans l’amitié le tournage était aussi dans l’amitié vraiment un ami merveilleux jeune Moreau est une amie toujours des rues merveilleux merveilleux musiciens qui a fait cette musique du film qui dépasse un simple musique de films [Musique] et c’était une époque l’amitié anouchkadana l’amitié je vais vous poser la question à la à la chancelle dans dans radioscopie ça ne dit rien au moins 20 ans mais ça fait rien l’amitié entre mes femmes ça existe
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[Rires] je sais pas tout dépend des circonstances et puis des formes l’amitié c’est une forme d’amour sublimé donc oui pourquoi pas ça bien sûr alors qu’est-ce qui vous a amené à écrire la Hunter et ça s’appelle intéressant racontez-nous c’est venu comment d’abord vous dire je vais aller un peu c’est venu comment c’est venu tout baladant je crois qu’aujourd’hui tout le monde a recours plus ou moins aussi de rencontres et puis comment dire je venais d’écrire un essai assez complexe c’est difficile sur
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la mélancolie enfin voilà puis je m’étais dit j’avais envie de quelque chose de plus léger et puis j’ai trouvé que c’était un un gros sujet mais je le raconte d’ailleurs enfin c’est la partie peut-être la plus biographique à un moment donné elle rencontre un c’est un homme qui lui dit mais en fait qu’est-ce que tu fais la campe enfin tu nous emmerde avec la con enfin oui il lui dit ça c’était assez drôle oui c’est le côté voilà qui lui dit mais tu as rien compris en fait tu
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devrais écrire un bouquin avec tes histoires de cul franchement tu te ferais de la thune et ça fonctionnerait beaucoup mieux pour toi enfin et à ce moment-là elle passe vraiment pour une tarte enfin bon c’est raconté de façon relative et elle se dit mais en fait pourquoi pas le enfin du coup elle se dit bah tiens pourquoi pas effectivement prendre une un billet de travers et puis elle se dit finalement il y a un matériel intéressant et et pourquoi pas parce que c’est le gars de le dire matériel car je me rappelle je dis que
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les comics roscan quand il parlait et puis qu’il amené il y a du matériel il a envoyé des des il a envoyé des oui non mais sauf que moi il y a voilà il y a quand même j’ai bien compris et en fait ça vous va samedi quoi ces rencontres etc enfin ce que vous racontez leur livre qui est très drôle est-ce que c’est moins drôle dans la vie ou pas ah oui non je pense que si j’avais dû enfin c’est pour ça que c’est un roman en même temps ce qui était difficile c’est vraiment d’en faire un
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livre un roman c’est toute la le travail littéraire qui est qui était passionnant pour moi enfin c’est qu’est-ce qu’on fait finalement quelque chose enfin moi je trouvais que c’était assez pauvre et assez finalement voilà qui avait quand même si il y a quand même une vraie rencontre avec Arielle qui ou souvent je me disais mais qu’est-ce que ça veut dire qu’est-ce qui se passe et je je comprenais pas très bien genre qu’est-ce qu’il veut quoi qu’est-ce que et donc pareil quand même non mais c’est vrai
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le qu’est-ce qui me veut dans le sens parfois c’est très sais pas si simple que ça en fait le message comment dire il y a aussi de la solitude il y a aussi parlé il y a aussi voilà ou pas donc qu’est-ce qu’il veut on le sait ça c’est assez simple en fait mais c’est dans les modalités en fait c’est le cheminement par lequel ça passe parfois c’est où c’est trop direct ou ça n’est pas assez fin c’est le problème du virtuel en fait c’est qu’on est dans la vie réelle on a
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quand même des repères qui sont je sais pas le toucher le regard l’essence latitude là on est vraiment face à quelque chose d’abstrait en fait donc la puissance d’intervation sur une ligne on se dit mais il y a plein de doubles sens en fait on se dit mais qu’est-ce que qu’est-ce que ça veut réellement dire en fait alors que finalement avec un regard le regard il est beaucoup plus direct il touche à son but en fait alors que là le textu on se dit bon est-ce que on est derrière l’écran donc ça c’est le piège
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de la virtuelle c’est pour ça ça qu’est-ce qu’il me veut dans le sens bon si on sait quand on fait une rencontre en réel on comprend ce qu’il veut c’est direct mais là en passant par les textos les photos enfin les parfois on se dit mais voilà il y a tous cet échange effectivement de mots d’image et on sait pas qui est là et on ne sait pas qui est là ce qu’il y a derrière et pardon jamais de rencontre direct ah mais on peut pas puisque ça passe par le prisme de la pression mais après et après là je passe sur je parle
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surtout de l’avant et puis bien sûr il y a l’après mais sans oublier que après les conditionné parce qu’il y a eu avant en fait et c’est ce que je dis en fait ce qui est assez le piège c’est le piège de l’image aussi c’est à dire que souvent le on sait pas qui a derrière une image c’est pas c’est pas que les hommes c’est ce que je dis les hommes montrent par leur image c’est pas tant parce qu’ils disent parce qu’ils sont c’est plutôt l’image et menteuse par
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elle-même en fait et j’imagine l’image des imagine et c’est la voilà et souvent on imagine autrement parce que on parle de l’image en tant qu’imago en tant qu’imaginaire donc on part tout de suite dans l’imaginaire il y a pas cet appréhension réelle parfois on est séduit par quoi dans la vie mais parfois c’est par c’est très partiel en fait on aime jamais totalement c’est un geste un mot une attitude qui tout d’un coup entraîne le surgissement d’un désir déclenche déclenche le désir alors que
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là dans cette version formatée on est un peu perdu en fait et c’est là le qu’est-ce qui me veut qu’est-ce qui se passe on comprend plus puisque ça la rationalité de l’application qui est mathématique logique de l’algorithme c’est pas celle d’un humain un humain ils sont ils désir avec son corps avec son inconscient en fait et donc c’est ce qui entraîne finalement tous ces malentendus en fait et tout c’est glissement qui sont aussi intéressants et romanesques et donc moi je m’en suis
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je l’ai utilisé voilà on s’imagine triste et il veut avec des algorithmes comment ça se passerait Roméo et Juliette c’est en train de tous ces grands amoureux il y avait le père aujourd’hui il y a toujours des absents il y a toujours des absences et c’est vrai c’est vrai non c’est et c’est pour ça je suis très heureux que vous soyez là parce que c’est tellement des scènes différentes je voudrais alors Jean-Michel il y a quand même alors vous sous-est une énigme vous êtes vous êtes né en
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Égypte vous êtes né au Caire vous êtes né au Caire tout à fait vous êtes arrivés parce que c’est intéressant parce que on vous entend on voit beaucoup à la télévision sur les écrans sur les fenestrons et en général vous ne laissez pas vraiment complètement indifférent c’est le moins qu’on puisse dire mais vous êtes vous avez vécu jusqu’à quand enfin vous avez vécu jusqu’à quel âge en 77 et en 78 en fait il y a eu un ma
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mère est chimiste et il y a eu cette année là enfin début 77 un jury de chimiste français à une époque où l’intérêt national français existait encore et on envoyait des jurys pour essayer de combler les failles scientifiques de la France la France manquait de chimiste et donc on envoie la France a envoyé c’est plus fin limiers dans la matière brillants et ma mère bon évidemment dans un dans un pays arabe ou peu de femmes déjà arrivés jusqu’au bas qui est encore moins faisaient des études supérieures ma mère
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faisait partie des rares qui avaient été chez les bonnes soeurs du Caire donc qui étaient francophones et francophiles et qui était chimiste et donc qui a passé les épreuves et donc le elle a été retenue pour pour venir en France à l’époque ce qui était drôle c’est que bon dans l’Egypte de ces années là il y a pas eu mes 68 il y avait pas eu de libération de la femme ou de lutte pour l’égalité etc et mon père donc qui était au ministère des Affaires étrangères quand il a appris que ma mère avait eu
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sa bourse il a décidé de mettre sa carrière entre parenthèses pour l’accompagner faire sa thèse de doctorat à Mulhouse alors ce qu’il faut dire c’est que mon père est un homme de haute Égypte pour la faire courte un homme de otgypte ferait passer un Corse pour un progressiste sociétal donc c’est très patriarcal il a suivi et les colibiers de sa famille en lui disant mais tu vas faire femme au foyer etc et en fait voilà mon père a dit bah non ma femme a mis sa carrière entre parenthèses pour m’accompagner à Bogota
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dans le cadre de mon affectation rien de plus naturel que à mon tour voilà et comme quoi quand il y a de l’amour on n’a pas besoin de libération de la femme et de lutte pour l’égalité etc les choses se font dans l’harmonie dans la compréhension mutuelle dans l’affection dans la bienveillance vous allez à Paris enfin en France et donc en fait on a on s’est installé en France mais pas à Paris hélas parce que figurez-vous que ma mère était spécialisée en macrom en chimie macromoléculaire dont la spécialité ne
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se faisait qu’à l’Université de Haute Alsace c’est-à-dire à Mulhouse d’accord alors pas pu évidemment se spécialiser en chimie nucléaire qui nous aurait fait venir à Paris vous voyez blague à part donc on est arrivé à Mulhouse un beau matin enfin je suis arrivé avec mon père et mon frère parce que ma mère nous a précédé et donc j’ai foulé pour la première fois le sol à l’époque pas un mot français je connaissais la France ni des lèvres ni des dons comme dirait l’autre et j’arrive en octobre 78 par un beau matin
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ténébreux et froid docteur 118 je fous le pied pas de la France parce que l’aéroport était à Bâle et donc après on a fait le reste de la de balle à Mulhouse par la route et donc le lendemain m’a dès le lendemain matin en fait je suis bombardé à l’école Jean XXII de Mulhouse où les places avaient été réservées parce que la rentrée avait déjà eu lieu un mois et demi de retard ne sachant pas parler un mot de français donc j’entends mon frère qui était plus jeune que moi qui pousse des hurlements parce qu’il
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voulait pas aller en classe et donc mes parents l’accompagnent et puis moi j’accompagne j’étais plus sage à l’époque j’avais 8 ans j’accompagne tout doucement le directeur de l’école à ma classe donc je traverse des longs couloirs comme dans certains films tu vois et j’arrive devant une classe dont la porte s’ouvre une porte en bois et donc la maîtresse d’école était déjà en train de faire classe et je vois 34 perdues qui se tournent vers moi j’étais avec mon petit
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sac et on fait signe d’aller m’asseoir au fond de la classe près du poil exactement et bah je passe la matinée à écouter des bords rythmes puisque la cloche sonamidi ce qui était pas une heure ce qu’on Orient le déjeuner cercle à ses 15 heures donc j’entends la cloche ce n’est à midi tout le monde commence à faire donc je te fais un bon voisin qu’est-ce qui se passe et il me fait manger voilà c’était mon premier contact avec un français c’était un robot de la nourriture c’est quand même tout un
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symbole mais alors justement juste un mot qu’est-ce qui fait et comment quand il y a eu le le changement quand il y a eu le prise de conscience et que vous êtes devenu vraiment une des personnes pas la personne une des personnes qui aujourd’hui parle de la France comme vous en parlez en disant écoutez voilà on est français il faut vivre à la française vivant en France il y a des valeurs etc etc et mordicus vraiment partout sur tous les tons sur tous les temps vous défendez cela et vous êtes venus allez presque je dirais plus
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français que beaucoup de Français ben en fait deux choses la première c’est que il n’a pas été enfin l’assimilation parce que beaucoup en parlent ils savent pas ce que c’est moi l’assimilation je l’ai vécu l’assimilation à la française d’assimilation républicaine d’antan je l’ai vécu c’était un processus difficile c’était un processus par lequel vous vous appropriez une autre identité une identité du pays dans lequel vos parents ont choisi de vivre et quand on
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immigre quand on émigre dans un pays c’est forcément pour devenir autre parce que si on veut rester si on veut rester soit on reste soit chez soi donc c’est un processus très difficile qui passe d’ailleurs par des phases de rejet c’est-à-dire que quand on sait pas parler français et surtout un âge où les enfants sont quand même peuvent être assez cruels vous passez par exemple les heures de sport collectif sur le banc parce qu’aucune équipe ne veut de vous pas typiquement oui il comprend rien voilà exactement ça
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peut être référence et très très déstabilisant mais voilà moi j’ai fait ensuite j’ai fait l’effort évidemment ce que j’avais des parents qui étaient qui m’attendait à la maison qui me faisait faire les deux voir et j’avais une maîtresse d’école extraordinaire mademoiselle Koenig qui me faisait des petits découpages d’objets usuels en fait elle me faisait des cours particuliers de français pendant qu’elle faisait cours au reste de la classe et donc toujours des maîtres enfin des
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professeurs une école qui marche et des parents qui sont présents si vous avez pas ces deux-là c’est ce type là c’est difficile de ça de s’assimiler et donc alors donc je me suis assimilé à la France j’ai commencé à lire mon premier oui oui au deuxième trimestre et donc je me suis assimilé à la France comme ça je suis rentré dans la France je me suis approprié à la France et petit à petit je suis devenu français et en devenant français je n’ai jamais subi la moindre discrimination en fait c’est
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à dire que ce que je me tue à dire c’est que plus un étranger au début tout début quand je l’ai quand je n’étais pas français précisément c’est-à-dire que quand je parlais là le français est accent ou quand je parlais français difficilement parce qu’il y avait des mots que je ne trouvais pas à mesure en fait que je faisais tout en fait il y a l’assimilation était un pacte tacite par lequel la France et les Français disaient à l’immigré fait tout ce qu’il est en ton pouvoir pour nous ressembler identitairement et
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une fois que tu nous ressembleras identitairement tu seras traité exactement comme l’un des nôtres donc en fait plus vous vous tenez éloigné du creuset identitaire français et plus vous êtes discriminé d’autant plus que cette éloignement est volontaire je prends un exemple vous pouvez pas dire moi je veux me voiler je veux m’habiller différemment je veux manger différemment je veux vivre différemment et par contre je veux que la France me traite exactement comme l’un de ses enfants bah non la France peut pas te
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traiter comme l’un de ses enfants si tu ne ressembles pas à ses enfants c’est pareil partout en fait c’est pas qu’en France et je vis et je termine par là je vis en fait le comportement des élites depuis 1981 comme une véritable trahison parce qu’on peut pas t’avoir françaises moi je le vis dans ma chair comme une trahison parce qu’on peut pas t’avoir dit on peut pas avoir signé avec toi un contrat par lequel tu t’assimiles à la France par lequel tu passes par un processus très compliqué pour
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t’identifier dans le mot identifier d’ailleurs ou identité il y a le mot identique jamais oublier ça dans le mot identité nationale il y a identique et ensuite venir te dire ah bah non finalement tu vas rire tu aurais pu rester ce que tu es en fait parce qu’on en a rien à [ __ ] vous ressentez ça comme une trahison moi je sens que ça comme une trahison et et je me bats donc contre ceux qui nous ont trahis contre ceux qui ont trahi les gens comme moi et pire encore ceux qui ont trahi leur propre peuple mais mais
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j’avoue n’abandonnez pas aussi vous ne renier pas vous origines vous le reliez pas ce que vous avez été c’est ça pas du tout je vais je vais vous raconter une petite anecdote et après je vais demander mon coiffeur est maghrébin il fait le ramadan quand je vais le voir je lui souhaite un bon ramadan à lui à sa famille et beaucoup de gens s’étonnent en me disant mais pourquoi tu le fais pas en public en fait on croyait que tu étais islamophobe et que tu étais contre le ramadan je dis mais pas du tout moi individuellement
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les gens qui fêtent leur Ramadan c’est exactement comme les gens qui fait le coeur qui font carême ou qui fait de Pessah c’est des choses qui sont individuelles donc individuellement je vais je vais fêter Pessah un juif je vais fêter pas qu’un chrétien et je vais fêter le ramadan un musulman mais me battre contre l’idée que le Ramadan est une institution républicaine non c’est pas une institution républicaine une la religion a le droit de citer mais dans le cadre privé on voit la différence
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enfin en tout cas vous la montrer la différence que vous l’envisagez moi je voulais savoir vous êtes d’une autre génération Serge rezzani vous vous êtes je ne sais pas vous êtes né en Iran vous êtes né si vous êtes né en Iran c’est ça et votre père était pas parti à 3 ans et demi mais un an mais c’est ça vous êtes tous là en tout cas vous êtes tous très très jeune enfin bébé et vous alors est-ce que vous avez en fait Serge c’était une autre époque évidemment mais est-ce que vous avez vécu vous il y a eu
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ces problèmes dont on parle Jean-Michel d’assimilation d’intégration très bien parce que j’ai vécu quelque chose assez semblable c’est-à-dire raconter le Russe je suis arrivé en France absolument pas ma mère était juive parler à plutôt yiddish même jouer les Russes et un moment donné elle a été malade mamie dans un pensionnat de bonne sœur je suis arrivé tous les tous les gamins autour de moi évidemment ce petit gamin je sais pas quel âge j’avais à l’époque et comme ma mère est venue me chercher
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j’avais oublié le russe et je ne parlais que le français et je n’ai jusqu’à sa mort j’ai plus plus communiquer avec elle elle ne parlait pas du tout français le mot assimilé j’aime pas tellement mais disons pour semblable aux autres c’est très difficile mais vous vous avez connu enfin la grande époque Saint Germain-des-Prés c’était un Sartre et compagnie enfin tu parlais vous parler de la main on peut tutoyer aussi que j’ai bien connu dans la neige mais c’était la guerre il
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y avait encore les Allemands et après la France on dit que la France souffre aujourd’hui il faudrait qu’elle se souvienne de ses souffrances après guerre alors là vraiment c’était encore la misère et la misère et on avait froid et froid c’est en tous les gadgets du riches bagnoles salle de bain parfois une petite maison ailleurs vous par exemple quand vous avez commencé à écrire vous avez bon vous avez connu cette période de Saint-Germain-des-Prés de la prière dont on parle qu’on a pas connu mais dans
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tout ce qui reste une période extrêmement culte au fond vous étiez en plein dans cette extraordinaire foyer intellectuel culturel de l’époque les gens étaient curieux surtout été curieux avec l’idée de l’avenir à faire soi-même à se faire aussi parce que j’allais à la Grande Chaumière il y avait des Allemands qui dessinaient et tout il y a eu la libération et sur les mêmes tabourets il y avait des soldats américains qui dessinaient il y a eu un passage très violent comme ça mais disons que les gens partagent en fait
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les gens partagent mais le pain il n’y avait rien à manger l’essentiel qu’en face on passe moi-même gagner de plus en plus d’argent et partager de moins en moins oui c’est ça au fur et à mesure que l’argent entrer le partage disparaissait en tout cas on y pense constamment quand on en a pas d’en avoir c’est pour ne pas être clair mais d’avoir de l’argent c’est pour ne plus y penser plus les gens sont riches je leur constate j’ai fréquenté j’en ai plus riche de la
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planète bien sûr et j’ai vu des gens de copains juste je voudrais montrer quelque chose Tatiana vraiment très parce que Françoise kenetti a produit un disque magnifique avec dont Dominique A dont Philippe Katerine etc qui chantent l’oeuvre de rezzani justement montrer une séquence Tatiana si on peut la voir alors ce qui peut être bien c’est comme j’entends Serge la chanter c’est sous le saut du secret [Musique] dimanche matin en prenant mon pain je me regarde dans la glace dire qu’on dit que
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c’est fugace la jeunesse on dit que ça passe pourtant je ne vois Serge vanille quand je l’ai connu j’allais à la fac je découvrais la vie en liberté beau me faire des grimaces je me trouve encore bien j’ai découvert les chansons de rezzani par Jeanne Moreau le célèbre disque qu’on connaît tous j’aime et moi qui flanche j’ai une révélation ce jour-là et je me souviens c’était au printemps il y avait la fenêtre grande ouverte et j’écoutais cette chanson avec ma copine on goûtait à une liberté qui
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semblait nous inconnue et je rêve que j’embrasse j’ai énormément créé et j’ai toujours dit je suis pluriel en disciplinaire parce que c’est très discipliné quand j’écris quand je compose de la musique ou si je grave ou si je peins ce sont les différentes facettes de la même création c’est un tout je dirais presque moi tout seul je suis une petite civilisation tu as qu’à voir la dame d’en face depuis le temps qu’elle se prélasse merci Tatiana juste Jean-Luc peut-être cette chanson qu’il écoutait avec sa
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copine parce qu’il avait la fenêtre ouverte j’ai la mémoire qui flanche [Musique] et oui [Musique] une chanson [Musique] vraiment vous n’avez pas perdu la mémoire et je voudrais qu’on passe à autre chose avec encore une fois alors on va pas parler de mémoire encore que ça fait quand même quelques années
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Thierry Maria Thierry Marignac que je les colons c’était connu à une trentaine d’années je raconte ça parce que c’est totalement perdu de vue et puis tout d’un coup je reçois un livre qui s’appelle la guerre avant la guerre avec un homme masqué comme ça je tire je ne sais pas il est là la guerre avant la guerre je le montre là comme d’ailleurs je montre le livre de Serge Reggiani magnifique amour humour et le libanouchka nana parce que Inter et les Mickey et en fait je lis ça Thierry Marignac
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est vraiment avant même que vous ne m’envoyez une lettre pour me donner vos coordonnées je les avais pas confidente connaissez pas et puis vous ça s’appelle chronique ukrainienne et vous en parlez de la face totalement différemment de tout ce qu’on entend du matin au soir une soirée au matin et c’est bien enfin dans les gazettes dans un dans les télévisions dans les chaînes en continu etc je voudrais continuer d’abord comment vous êtes venu en Ukraine qu’est-ce qui vous a amené vous étiez écrivain déjà vous
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écrivez vous avez écrit beaucoup de livres énormément vous connaissiez déjà le Russe quand vous êtes allé à Kiev oui heureusement oui bien sûr mon histoire avec le monde russe a commencé avec Édouard Limonov donc je suis je suis un des premiers amis parisiens j’ai dû l’interviewer 3 semaines après qu’il soit arrivé à Paris la première fois et puis ça a été le départ d’une amitié qui a duré jusqu’à son décès il y a 3 ans ensuite je suis ils sont tous ces russes que j’avais connu à travers lui etc c’est pour ça
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que je parlais déjà sont retournés en Russie pour la plupart si bizarre que ça puisse paraître et un moment je me suis dit mais je vais les voir là je vais y aller je vais y aller tant pis Boubé c’est ça fait un peu peur au départ évidemment mais comme dit Peter u la au marche arrive dans Laurence d’Arabie ma peur ne regarde que moi et donc j’ai travaillé comme journaliste avec les journalistes du magazine exact à Moscou à la fin des années 90 au début des années 2000 qui est une période très tendue donc après la chute l’URSS après
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la chute de l’URSS qui était une période très tendue j’ai appris énormément de choses avec Marc et c’est quelqu’un qu’on connaît dont on entend parler régulièrement en ce moment c’est Matt Taïbi oui qui était qui était les deux les deux rédacteurs en chef du magasin exael qui était un magazine anglophone à destination des inquiéter basé en Russie en fait qui était un magazine anglophone pour les expats donc là j’ai appris énormément de choses parce que c’était de bien plus grand
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journaliste que moi et ensuite bon ben il s’est passé pas mal de choses on a croisé des check-lists etc parce que Édouard Limonov est allé en prison pendant un certain temps il voulait arriver pardon sans vouloir de accélérer la chose comment vous êtes arrivés à écrire ce livre qu’est-ce que vous allez sur la drogue sur la guerre de la drogue en Ukraine vous avez écrit quand d’ailleurs en 2004 en 2004 donc je l’ai écrit en 2015 bien avant tout cela je l’ai écrit en 2004 il est paru en 2006
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à cette époque là l’Ukraine n’intéressait absolument personne les gens ils savaient même pas où c’était il me disait tu pars en Russie comme d’habitude et mes amis les narcotiques Anonymes de Kiev ils étaient furieux quand j’aurais raconté ça ils m’ont dit mais nous on sait faire la différence entre la France et l’Espagne oui à l’époque l’Ukraine attardée de la de la Russie Los Angeles et bien plus intéressant et la raison pour laquelle j’ai fait ça c’était d’abord parce que quand
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j’apprends une langue je veux toujours en faire quelque chose je vais introduit plusieurs auteurs américains dans la décennie précédente et là mon idée c’était d’introduire des auteurs russes en France puisque je travaillais dans l’édition et je collaborais beaucoup à Payot rivage d’accord j’avais un vieux conte à régler avec les toxicomanies qui étaient une vieille maladie de ma jeunesse dissipée disons et je voulais faire quelque chose là-dessus mais à l’époque dans le contexte quand j’ai comme quand j’ai
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consult le projet Édouard était encore en taule je me suis dit si je vais en Russie c’est trop facile de me lâcher un paquet dans la poche quoi et de me coffret et le chantage etc donc je me suis l’Ukraine c’est pareil un pays on vous ai dit je serai moins dans le viseur encore ici voilà d’accord donc je vais voir ce qui se passe en Ukraine voilà donc j’ai pris ça m’a mis j’ai mis deux ans à monter la combine mais alors vous savez qu’il se passait beaucoup de choses sur ce plan
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sur le plan des trafics etc oui parce que comme je connaissais la Russie je savais que dès que le dès que le mur de Berlin c’est effondré il y a eu un raz-de-marée de drogue dans tout l’espace post soviétique avec tous les problèmes que ça que ça implique c’est à dire sida hépatite C etc et donc il y a des politiques mondiales à ce sujet là donc j’ai passé quand même deux ans à me renseigner sur les politiques mondiales j’ai cherché de l’argent auprès de l’Union européenne mais l’Union
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européenne c’est un sérail donc on m’a dit bonne chance monsieur c’est très bien votre projet au revoir et donc je suis retourné à New York où j’avais mes habitudes et là parce que les Américains quand on leur propose une idée qu’on a l’air d’avoir de l’énergie et tout ça ils vont tendance ils sont plus bas ils sont plus partants et alors à travers beaucoup d’incidents j’ai trouvé mon chemin jusqu’à la tête de l’organisation Soros j’ai quand même fait un stage d’éducateur c’est en fait
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c’est l’organisation Soros qui vous a financé absolument et mon éditeur mais parce que je faisais envoyer les fax de Soro ça mon éditeur et les fax de l’éditeur à sorosent pour les convaincre l’un et l’autre simultanément j’ai mis deux ans à monter cette combine sans en parler à personne quand je l’ai dit à mes copains et à ma copine ils ont fait quoi et qu’est-ce que vous avez découvert au fond j’arrive à Kiev et c’est la révolution orange et alors l’Ukraine est en l’Ukraine
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les flics on dit pas de drogue dans la rue donc j’arrive dans un pays pour faire une enquête sur la drogue il y en a pas bon ça va pas durer longtemps parce que il faut qu’il gagne de l’argent quand même et là leur nature a horreur et alors là j’arrive au narcotique anonyme de Kiev et il se trouve que j’avais trouvé la bible des drogués en Russie qui s’appelle nicii pilotage qui veut dire rase-motte la Bible veut dire il y a un texte un livre oui un livre c’est une espèce de William burrose
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de la défense enfin et ce qui avait de génial c’est qu’il y avait un lexique à la fin du livre donc je l’ai appris par cœur quand je suis arrivé chez les narcotiques Anonymes ils m’ont dit tu es un frère toi tu connais ça tu connais tout parce que c’est pas le russe de Pouchkine quoi et puis après ils m’ont testé tu vas sur les routes autour de Kiev échanger les seringues avec les [ __ ] les préservatifs à la littérature ouais encore une fois ma peur ne regarde que moi ça veut pas dire que je me sentais
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forcément à l’aise mais tu vas au point d’échange de seringue ouais et puis jusqu’au laboratoire de méthamphétamine et c’était très important la structure de tout cela était très important ah oui de toute façon quand on marchait dans les banlieues de Kiev et j’ai fait au dessin aussi et j’ai fait cimetéropole au marché sur des Crimée aussi oui bien sûr on marchait sur des marchés sur des fringues chaque banlieue avait son laboratoire en général et la police se passait chercher son enveloppe sans aucune
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sans aucune gêne le York des années 70 et moi j’ai eu un moment d’angoisse à un moment parce que j’étais dans le laboratoire de méthamphétamine vous savez c’est préparation très compliquée où on sert d’abord des cachets antito parce qu’il y a de l’effet de rimes dedans puis après on a un dissolvant ça peut être du vinaigre puis après il faut rajouter aussi du phosphore d’allumettes donc et ça donne la méthamphétamine de la recette qui avait les tanquises et les pilotes allemands lors de l’opération
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Barbarossa ah oui ça doit être pour les pour les motiver ils l’ont retrouvé les petits malins de là-bas et est-ce que juste un mot voilà juste un mot Thierry Marignac est-ce que ce qui se passe aujourd’hui je dis pas s’explique par cela mais c’est vraiment le fond un peu de ce qu’on connaît aujourd’hui mais écoutez moi j’ai à cette époque là donc il y a presque 20 ans j’ai vécu l’effetodalité sur ce territoire là je veux dire que quand j’étais au point d’échange de seringue
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avec mon camarade volodium OCF la police passait dans les allées de l’hôpital numéro 5 pour racketter les camés à la sortie de la consultation VIH le peu qu’ils avaient et le diacre pas froid aux yeux qui était un ancien trafiquant de devises sous l’URSS et tout ça lui les insultait et il s’est tourné vers moi un jour il m’a dit tu crois pas qu’on croyais pas qu’on pouvait leur parler comme ça c’est [Rires] et et si vous voulez c’est quelque chose j’ai vu en 2004 en 2009 en 2015 qui
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continuait mais bien sûr et Volodia m’a dit mais tu sais je n’en veux même pas ils font ce que faut faire toute leur structure jusqu’au ministre c’est c’est très parlant en tout cas très révélateur d’un certain nombre de choses que à partir à partir un peu plus tard bon j’ai fait ce bouquin qui n’a intéressé personne mais j’ai quand même une lettre de l’ex ambassadeur de France en Ukraine qui m’a écrit pour me dire écoutez j’avais ces renseignements sous forme de statistiques mais c’est en
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lisant votre bouquin que j’ai compris ce que ça signifie et surtout surtout cerise sur le gâteau il y a une fille de la Croix-Rouge de Bordeaux qui a lu le bouquin qui a été chercher mes copains de des narcotiques Anonymes et qu’il aura décroché un budget pour 5 ans pour faire quoi pour faire leur pour faire les échanges de seringues pour pour aller distribuer la littérature pour le lecture hépatite C VIH enfin tout ce qui est la réduction des risques c’est ce qui est ce qui est intéressant c’est pour ça je vous dis ça parce que
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c’est quelque chose qui m’a frappé parce que ça c’est quelque chose qui est mis sous le boisseau en tout cas chez nous je sais pas si un vous avez entendu déjà parlé de ça ou genre ou ou Serge moi en tout cas j’avoue que c’est quelque chose je ne savais pas que c’était à ce point quoi la Preignan de de ces trafic quoi aussi bien en Russie quand l’Ukraine mais oui mais écoutez la partie la particularité de l’Ukraine c’est que ceux qui consomment de véritables drogues raffinés
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trafiqué d’Amérique du Sud ou Turquie il y en a très peu c’est les riches en Ukraine on a la cocaïne c’est pas en Ukraine on fabrique sa drogue soi-même on fabrique une morphine base d’assez mauvaise qualité avec de la paille d’opium et on fabrique la métaphine la méthamphétamine suivant le procédé dont je viens de vous parler et c’est comme dans les campagnes on n’achète pas la vodka à l’épicerie on l’a fait soi-même c’est la même idée à partir de là j’avais des contacts énormes parce que
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mon reportage sur les drogues c’est doublé d’un reportage sur la Révolution orange forcément il y avait l’histoire qui se déroulait sous mes yeux j’allais pas au début c’était en 2004 bien sûr c’est 10 ans plus tard et j’ai interviewé tout le monde [Musique] d’un côté comme de l’autre parce que dans Mathéo déontologie ce que m’avait appris les Américains si on dit tout mais en source tout alors si les Américains quand j’étais à Moscou il m’avait refusé quelques articles mes
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articles de l’Ukraine et ils en voulaient mais à mort ils étaient absolument ravis que 10 ans plus tard je travaille pour l’intelligence économique dans une ferme où j’étais traducteur en fait on appelait ça assistant multilingue parce que mon profil et mes sources d’information parce que vous voyez quand vous faites un reportage sur les drogues vous faites une coupe longitudinale du pays en réalité vous avez accès à la médecine à la police à la justice à la presse vous avez accès à tout en réalité et je vais garder des relations
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dans les ONG je vais mes sources américaines qui avaient beaucoup vécu dans la région j’avais d’un autre côté Edward et monoff leader politique radical à lui aussi je pouvais lui parler comme je voulais donc les banquiers suisses ils ont dit ouais banco ce mec-là il va nous donner des informations qui vont payer pendant deux ans quand même c’est pas des philanthropes voyez quand j’aurai donné l’information suivant laquelle que j’avais par un contact complètement différent un haut responsable de la sécurité routière
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selon lesquelles selon laquelle les il y avait eu plus de morts sur les routes ukrainiennes que pendant la guerre du don-basse où il y en a eu quand même 14 la première 15000 oui augmenté parce que ils assuraient des convois routiers et oui et toujours toujours la réalité qui frappe à la porte et si vous voulez c’est une formidable école d’objectivité parce que le banquier et c’est celle le point de mon bouquin c’est qu’avant tout je voudrais restaurer une information libre et indépendante
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c’est ce que le banquier ils sont fous de vos états d’âme de vos opinions de votre vie intérieure ce qu’il veut c’est le tableau plus proche de la réalité ça oblige à donner le tableau le plus proche de la réalité pour qu’il puisse agir à sa manière et pour ses intérêts puissent gagner du fric ces mecs on va on va reparler tout ça d’accord Thierry Marignac Jean Messia je voudrais qu’on reparle donc vous avez très bien dit ce qui s’est passé par rapport à ce que nous s’est senti de la France est-ce que vous
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disiez par rapport à cette espèce de dichotomie qui existe aujourd’hui mais qu’est-ce qui vous pousse aujourd’hui a vraiment à aller faire railler pratiquement vous avez surtout de de Hanouna cnews en passant par vous n’arrêtez pas une minute vous avez fondé la situation Apollon et au fond ce qui vous pousse c’est quoi c’est de se dire il y a quand même une identité française et moi mais s’il y a de Colombie et avant du Caire ça me paraît important de la conserver parce que c’est vrai que vous avez enfin vous êtes
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tricard dans un certain nombre de de médias mais vous n’êtes pas le seul d’ailleurs mais qu’est-ce qui fait que je veux dire vous vous tenez à ça vous avez envie de tenir à ça vous êtes très attaché à ça et vous battez je veux dire quotidiennement là dessus pour répondre à votre question c’est j’ai une profession de foi d’une certaine façon j’étais pas français la France a fait de moi ce que je suis devenu c’est-à-dire un français il est tout à fait normal que je me batte pour
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que la France reste ce qu’elle est c’est-à-dire française et pourquoi à votre avis les Français dit de souche enfin certains Français de souche disent attendez oui mais vous faites ça parce que vous avez le zèle du converti vous en faites trop etc parce qu’on a attendu ça et vous avez entendu ça oui ma faim j’en ai ici il en rajoute parce que justement comme il est pas français il veut montrer qu’il est français etc j’ai deux réponses à ça depuis quand le gel du converti est quelque chose de moche
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vous savez Georges Bernanos disait les nouveaux convertis sont embarrassants c’est que par leur conversion il démontre de manière emblématique et tangible que ce qu’on s’acharne à nier existe c’est à dire que si vous savez c’est thuriféraire de la non-france les grands prêtres de la négation de l’identité nationale les souverains pontifs de la méfiance vis-à-vis de toute forme d’identité nationale ils sont bien obligés de reconnaître que l’identité nationale française existe si
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des gens deviennent français c’est on s’assimule pas à rien en ayant une autre identité à la base et en étant devenu ce que je suis devenu aujourd’hui ça apporte un démenti flagrant à tous ceux qui vous expliquent que la France de souche n’existe pas que l’identité nationale n’existe pas que la culture française n’existe pas alors je suis devenu quoi moi alors [Rires] on a plus les moyens de soutenir cette question d’identité nationale c’est beaucoup plus difficile à soutenir
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aujourd’hui l’autre discours c’est bizarre que à une époque finalement la déliquescence société on est quand même dans une période de crise donc elle est beau c’est beaucoup plus difficile aujourd’hui de tenir ce pari justement que vous ce qui est drôle c’est que les hommes politiques prennent toujours la parole pour vous expliquer qu’ils sont les champions de l’augmentation des moyens pour tout des moyens pour la justice des moyens pour la police des moyens pour l’action sociale des moyens pour aider les
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entreprises mais par exemple mais effectivement les moyens au service de la pérennité et de l’existence de la France ça n’existe pas j’entendais avec beaucoup d’intérêt ce qu’a dit aussi à tout à l’heure sur l’autre époque là le lendemain de la guerre le fait que la France était pauvre et c’est très vrai la guerre n’a pas mis fin aux souffrances françaises en tout cas pas aux souffrances matérielles tu en s’en fout puisque encore en 46 47 et 48 les Français ont connu des périodes beaucoup plus
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difficiles même que pendant l’occupation sur le plan matériel mais je dirais que la question de la matérialité la question de la voix n’est pas nouvelle dans notre société là en cela vous avez raison rappelez-vous que déjà Henri IV voulait que chaque foyer française est au moins une fois par mois une poule à mettre au pot le pot la poule au pot c’était déjà l’ancêtre du pouvoir d’achat dimanche pardon chaque dimanche réalité l’ancêtre de la lutte pour le pouvoir d’achat à l’époque donc voyez
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bien que la question de la matérialité elle est très ancienne elle est aussi on sait que Leclerc toute proportion gardée évidemment mais par contre ce qui est tout à fait nouveau et ce qui est à mon avis et fait l’objet d’une négation farouche de la part de nos élites c’est le malaise identitaire c’est le risque existentiel que dans quelques années ou dans quelques dizaines d’années nous continuons à vivre dans un pays qui de façade s’appelle la France mais qui en réalité à l’intérieur a
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totalement changé vous avez vu le dernier rapport de l’INSEE si on remonte à trois générations on a 30% des Français qui sont désormais d’origine enfin immigrée ou d’origine immigrée la question que je pose c’est à partir de quelle seuil on va pouvoir parler de remplacement sans faire sauter au plafond tous les tous les toutes les belles âmes voilà toutes les belles âmes donc si vous voulez aujourd’hui on a une menace matérielle mais évidemment peut-être pas comparable à celle qu’on a connu au
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préalable mais en fait la nouveauté c’est la menace d’une disparition identitaire une disparition pourquoi ça sent beaucoup plus important et personne n’en parle pas ceux qui en parlent sont évidemment brocardés comme étant d’extrême droite nazis fasciste etc mais pourquoi n’y aurait-il pas d’autres gens messieurs il y en a il y a des gens qui effectivement comme vous sont arrivés d’ailleurs et sont capables de effectivement d’embrasser dans des sens différents peut-être à l’identité
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française tout à fait mais je dis je dis pas le contraire il y a des U des mouvants chez vous c’est une histoire d’amour exactement et les gens qui viennent maintenant c’est pas par amour bah oui exactement c’est ça pour une raison simple en fait c’est parce que à l’époque de votre émigration et de la mienne c’était une immigration d’individus c’était une immigration homéopathique ça peut intégrer des on peut assimiler des individus mais vous savez exactement en fait vous savez
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c’est très simple avant l’assimilation la France disait aux immigrés devient ce que nous sommes ensuite la gauche à partir de 81 a inventé un nouveau concept et l’intégration et l’intégration c’est rester ce que vous êtes c’est la fameuse époque du droit à la différence de SOS Racisme etc donc en gros à partir du moment où vous travaillez à partir du moment où vous travaillez que vous respectez nos lois finalement bon vous êtes en français bon moi il m’arrive d’aller dans des dans des pays
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d’Amérique latines ou dans des pays du Golfe dont je respecte la culture et je respecte les lois ça fait pas de moi un sud-américain ou ça fait pas de moi un émir du golf un émirati donc c’est pas assez mais là c’est la gauche l’intégration c’est rester ce que vous êtes et aujourd’hui nous avons atteint un stade presque supérieur qui s’appelle la désintégration par lequel en fait nous élites disent aux immigrés devenons ce que vous êtes tire c’est pas à vous de fournir les efforts pour devenir ce que nous sommes
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nous allons nous rabaisser descendre progressivement les pour que vous puissiez arriver en France comme s’il y avait un continuum comme si la France était un désert identitaire sur lequel n’importe qui venant de n’importe où ce comportant n’importe comment voilà de peu pouvait être français ben non c’est pas comme ça que ça se passe en fait alors ça m’empêche pas ça n’empêche pas Jean-Michel qu’on oubliez pas vous origines pas du tout et non seulement vous ne peuvent s’origine mais
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on va le prouver en chantant mon cher Jean et je crois que c’est important Tatiana je ne sais pas si on a on allait la musique alors on la joue alors je vais vous dire là parce que là c’est important [Musique] en exclusivité sur le bar Roberta en direct du Caire le grand chanteur Jean Messia va interpréter à sa manière [Musique] allez-y [Musique] [Musique] fort plus fort on peut faire des gestes ou pas
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[Musique] [Musique] 1:00:43
[Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] merci en fait qu’est-ce que qu’est-ce qu’elle dit la chanson parce que j’arrive pas elle dit ça j’ai cessé de t’aimer j’ai appris à ne
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plus t’aimer c’est ça en fait c’est quelqu’un qui est amoureux et qui a été écorché et voilà voilà comme quoi on peut être se défendre farouchement la France et ne pas oublier d’où on vient ce qui est très très important voilà en France il faut vivre et se comporter dans l’espace public comme un français chez vous vous faites ce que vous voulez que quand on marche dans la rue moi en fait jamais personne m’a regardé comme rien d’autre que comme un Français jamais personne enfin sauf les mêmes
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sauf les gens de gauche ils sont pas tous lavés quand on quand quelqu’un me dit quand quelqu’un m’appelle par mon prénom d’origine et me demande comment ça va l’égyptien vous pouvez tout de suite savoir que c’est un gaucho progressiste et qui vous appelle justement Anouchka Dana les Mickey vous avez rencontré des Mickey de toutes les couleurs enfin vous avez rencontré je parle la romancière c’est un roman je sais je vous en pas si vous avez vécu toutes les situations que vous décrivez
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dans votre livre mais c’est des situations d’ailleurs en gros en général on voit c’est très très différent quoi mais si vous voulez passer puisque vous êtes aussi psychanalyste alors un portrait des hommes enfin on va pas généraliser il faut jamais généraliser mais quand même les gens que vous avez rencontrés que que vous décrivez qu’au portraitisé et ce qu’il y a quelles sont les je dirais dénominateurs communs parce qu’il y a raconté nous parce qu’il y a des gens quand même assez
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incroyables très différents enfin des non en fait les Mickey c’est un peu finalement c’est drôle c’est quand on était petit sur les manèges on veut je sais pas mais peut-être mais si parce qu’en fait là si Mickey Mouse je suis d’accord tant qu’à faire non en fait ça vient de fin elle le prend au pied de la lettre et ça c’est drôle c’est le petit lui dit ah vous voulez attraper la queue du Mickey mais génération vous savez quand on veut attraper la quête du Mickey sur un manège en fait on est là et on veut
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le Mickey quoi en fait c’est un peu la quête du Graal donc en fait sur la plis c’est un peu le système et puis le Mickey c’est aussi l’uniformisation moi je trouvais ça intéressant c’est assez caricatural à Mickey c’est l’industrie industrie Disney ce petit personnage voilà donc je me dis quelque part cette appli elle formate aussi des espèces de Mickey des types de malafa comme ça et qui ont tous le même discours enfin à la fin on se dit bon voilà il votre matière enfin on arrive quand même on a quand
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même c’est la façon dont forcément ça normatif puisque c’est as-tu cherche un anecdote au début on lui dit mais tu cherches un plan cul une histoire sérieuse enfin qui lui dit bah je sais pas enfin on peut peut-être essayer se voir un truc je sais pas mais qu’est-ce que tu veux qu’est-ce que tu veux ben je sais pas juste rencontrer je dirais que le conditionnement en fait que ce que ça ce que ça comme effet de corps il est il est des deux côtés en fait et chez les hommes et chez les femmes en fait ça nous transforme c’est
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pas rien de passer par une donc forcément et l’autre lui répond bah non je suis pas là pour un plan galère donc en fait il y a pas l’alternative comme la case peut-être la casse aventure la case désire en fait elle n’existe pas enfin elle est un peu court-circuitée par l’appli enfin une rencontre c’est pas c’est pas comme un jeu de logo où il y a deux voilà deux logos Lego qui s’emboîtent en fait peut-être la machine elle fonctionne comme ça en fait c’est l’algorithme c’est pas l’équation
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mathématique une rencontre c’est justement la partie échappe le dérapage l’aléatoire oui mais en fait là il est conditionné enfin l’alléatoire il est minimisé voilà et c’est lui qui conditionne donc en fait déjà ça Biesse la rencontre elle est déjà biaisée à la base voilà donc après c’est un dû aussi l’idéalisation donc on va c’est comme quand on va au supermarché en fait alors là les colorants machin là le truc la taille enfin c’est ça et quelle couleur et quel goût il a et qu’elle sait soit non mais
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c’est ça et donc en fait c’est un peu le principe de la consommation de masse le sexe est devenu un objet de consommation de masse en fait la rencontre aussi quoi elle est elle est formatée aussi par les présenter comme tel par les plis c’est un peu ce mécanisme c’est ce que c’est du sexe mais pas forcément c’est très compliqué il y a pas plus compliqué que que la sexualité on a l’impression de on vous donne cette illusion ce mensonge que non non c’est simple tu vas voir c’est le voilà c’est
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et ben non c’est plus compliqué que ça en fait c’est pas ça donc forcément ça rate en fait donc l’amour dans tout ça c’est une question c’est ce qui vient en plus c’est comme la guérison chez Freud ça vient en plus l’amour c’est pas on sait pas on parle de quelque chose de très matériel de thé très personnalisé il y a des sentiments de tristesse des sentiments de honte ni sentiment d’amour ni senti enfin où sont les sentiments où est la fête là dans l’impression que c’est des robots en fait non dans la
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merde quand on se rencontre ça peut aussi induire justement autre chose descend des mariages par exemple à travers ça il y a des histoires d’amour moi j’ai un parti pris qui est parti pris l’âme sœur bien sûr mais ça j’allais dire c’est l’exception qui formate qui qui court-circuite là la règle en fait la règle c’est pas ça parce que ce que je pense moi c’est quand la machine c’est en c’est quand notre désir rendu compte qu’est-ce qu’il y a le plus humain finalement est pris en compte par
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la machine et passe par le prisme de la machine c’est ce qu’il y a de plus déshumanisant et c’est ça que moi je trouve très j’appelle ça le thanato capitalisme en fait et qu’est-ce qui fait que elle s’empare finalement de la rencontre qui est quand même oui de notre humanité en fait et ça doit pas le progresser c’est bien mais pas au détriment d’un robot qui vous formate qui vous dit voilà le compagnon sexuel appuyer sur voilà et le problème le gros problème quand les animaux disent il y a
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plus de partage mais évidemment qu’il y a plus de partage l’espace de socialisation aujourd’hui les hommes et les femmes il y a plus de partage non ils sont tous derrière leur écran derrière leur appli en disant ah oui alors moi je cherche tac tac tac tac tac et moi je cherche tac tac tac est-ce que ça ça se croise bah non c’est pas ça le la socialisation ce qu’on appelle l’époque révolue de la drague bah aujourd’hui c’est compliqué elle est dans un bistrot personne vous parle
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enfin c’est entre mes femmes c’est devenu très très compliqué oui donc et voilà et l’appli elle revient pour remédier à ça mais en fait elle fait exactement l’effet inverse en fait c’est vraiment aller me symptômes de quelque chose qui ne va pas d’un malaise dans la civilisation et c’est vrai elle semble de ça la c’est une mauvaise réponse un vrai problème moi j’aimerais justement par rapport à ce que dit et le roman de danouchka est très intéressant de ce point de vue là et moi je remets Serge
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même si c’est Fatim et personnel parce que vous avez pu Serge vous avez beaucoup de choses beaucoup de vie mais je voudrais que vous parliez de cet amour extraordinaire que vous avez avec une personne qui s’appelle Lula les années lumières et les années Lola que vraiment je possède tous ces taxi les romans Serge Reggiani et vous ce que vous avez vécu pour prendre cet exemple c’est la véritable amour fusionnel on peut dire j’aime pas ces mots mais c’est vrai non on a vécu il faut vous simplifier faut plus employer le mot
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bonheur je dirais plutôt féliciter je veux dire on a usé tellement autour de l’amour le langage est tellement usé on ne sait plus comment le dire d’ailleurs de toute façon je pense que l’humanicienne n’a jamais cherché la ni l’amour ni le plaisir ni le bonheur la preuve Dante on ne lit que l’enfer il a écrit le paradis personne ne lit le paradis dedans on lit l’enfer donc finalement le bonheur c’est très bien dans clair mais dans pas que j’en parle moi c’est très difficile j’ai beaucoup
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de cris là dessus c’est peut-être mon côté perçant parce que je crois des choses qui sont qui sont tellement galvaudés que c’est difficile d’en parler avec eux avec les mots les vrais mots et moi j’ai essayé de trouver les mots pour l’exprimer bon toute ma vie j’ai essayé de j’ai vécu 50 ans avec une femme 50 ans mais ça s’est terminé elle est morte d’Alzheimer ça a été très dur mais bon elle est partie sur la pointe des pieds elle m’a fait elle m’a fait le cadeau de pas mourir dans mes bras
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je devais pas mourir brusquement et parti sur un point de pied mais je l’ai rencontré très jeune on s’est rencontré jeunes [Musique] on a vécu très pauvrement au début de mieux en mieux on est parti vivre dans le milieu on a quitté la France la France Paris c’est la France ça c’est drôle donc on est parti vivre dans les morts et très extraordinaire en pleine forêt il y avait un italien au 19e siècle a construit une maison italienne avec des jardins extraordinaires des arbres millénaires on est tombé dans un lieu extraordinaire
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dans lequel on vécu complètement dans une bulle et isolée enfin isolé je veux dire pas isolé pas isolé mais je veux dire vous viviez je dis pas l’un pour l’autre mais en plein non mais c’est tout dire ah ouais les amis sont venus Jeanne Moreau a acheté une propriété puis après on s’est trouvé tout doucement entouré par Paris par les gens de Paris et de New York et de malheureusement ça c’est ça a été beaucoup aimé vous receviez des amis enfin vous avez beaucoup d’amis mais qui passaient
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c’est très difficile ça maîtrise d’en parler c’était un vécu tellement fort et je dirais que j’ai créé dans cette bulle on n’avait pas de télévision et pas satellite à l’époque uniquement pour pour procéder mais toutes mes chansons c’est pour séduire lui là et comme elle était très littéraire j’étais jaloux de tous les grands écrivains je me suis mis à écrire et je suis rentré de l’histoire de compétition avec tout ce qu’elle aimait et j’ai passé ma vie à la séduire tout
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simplement l’occupation j’ai pas j’ai écrit mais le problème n’était pas de faire des œuvres j’essaie de le vivre qu’on a vécu ça très fort tous les deux après on a vécu à Venise beaucoup à prendre une maison à Venise et là mais c’est une vie c’est très difficile d’en parler surtout là comme ça comment dire non mais vous en parlez bien je trouve que disait quand il parlait d’elle il l’a laissé en blanc voilà c’est très joli ça veut dire quelque chose et je peux dire que quand
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je parle de lilas j’ai envie de la laisser en blanc parce que je ne peux pas trouver les mots et j’ai cherché toute ma vie à essayer de la j’ai pas pu la peindre j’avais pas vu la peindre oui mais pourtant quand vous avez écrit c’est c’est joli tout à l’heure j’ai écrit des livres autour d’elle autour j’ai jamais réussi à elle était tellement extraordinaire c’était la sœur d’abagamère physiquement c’était un cerf d’avagardère la vue arriver là mais vous faites du
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cinéma il a dit non mais pourquoi j’aime ma vie elle a répondu j’aime la vie Jeanne Moreau s’est mis en colère oui elle a pas du MSA je vous raconte une histoire qui on va redescendre de plusieurs crans presque dit Serge parce que c’est magnifique c’est tellement je ne dirais pas fusionnel mais enfin cet amour cet amour vécu histoire peut-être pas authentique mais sinon never c’est un jour Bouygues c’est Francis Bouygues fait la production de cinéma et un jour il se retrouve à Cannes il y a
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une table dans le Festival de Cannes et il y a des gens et il y avait Jeanne Moreau à la table et l’un des adjoints de midi et non jamais au cinéma même si c’est pas du tout au cinéma il disait dites-moi qui est cette dame je crois ça me dit quelque chose enfin Francis c’est Jeanne Moreau visiblement ça lui disait pas grand chose il dit Jeanne Moreau et le type se penche lui dit ascenseur pour l’échafaud et lui à Madame si vous travaillez dans les ascenseurs ça m’intéresse beaucoup à pouvoir faire des choses ensemble
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je sais pas si c’est vrai mais enfin voilà absolument et alors anouchkadana quand vous êtes sortis de de cette espèce de voyage de cette espèce de croisière dans le pays des algorithmes présentation en tout cas vivre est très réussi vraiment et je vous conseille je conseille à tous les à tous les visiteurs du baromètre et à ce propos d’ailleurs je voulais vous dire aussi une chose c’est que parce que omerta c’est une plateforme dans le quête je vais vous dire simplement que vous trouverez sur l’application un reportage tout à fait
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passionnant de sur Kaboul à nez 0 l’immersion d’Afghanistan est talibans c’est très passionnant c’est Aïcha et missi Régis ce sommier qui sont allés pendant 15 jours trois semaines à Recon des talibans les talibans d’aujourd’hui justement et comment ça se passe comment comment ça se vit puisque aujourd’hui vous savez il est aliment repris totalement le pouvoir d’Afghanistan et qu’est-ce qui se passe donc vous vous verrez ça très bientôt sur sur la chaîne omerta mais je voudrais revenir justement à
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Nouchka au fond ça n’empêche pas que il peut y avoir en compte qu’il peut y avoir amour qui peut y avoir tendresse qui peut y avoir toute la gamme des sentiments ça n’a rien changé pour vous mais ça c’était pas mon propos absolument mon propos est ailleurs donc la dent je suis pas en train de juger après moi mon analyse elle est plus sur la question elle est plus à limite dans un phénomène de société elle est plus sociologique sur le rapport homme-femme sur qu’est-ce que c’est conditionne
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aussi dans l’évolution des mars en fait donc voilà et puis l’hypothèse à moi c’est que c’est pas forcément on n’a pas forcément égayé quoi en fait à la technologie en fait elle gagne toujours plus sur nous moi je pense que vous pensez que l’intelligence artificielle va arranger des choses au montage les aggraver de ce point de vue là mais je pense que là ça nous ça nous prépare à ça et j’allais dire je pense que c’est au contraire il y a un tiers là-dedans c’est à dire que elle est pas nouvelle
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la rencontre le tiers c’est la machine en fait et je pense que ça ça va aller en s’action tuant en fait avec le temps là on en est qu’au début c’est les préliminaires j’allais dire l’application n’est qu’un préliminaire à ce qui se passera par la suite expérience qui va se poser est-ce que de ce point de vue là moi je suis pas contre l’intelligence artificielle et que ça ne va pas encourager la connerie naturelle mais je crois qu’il y avait il va y avoir l’utérus artificielle et oui les
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enfants en usine moi je voudrais poser à Jean mais oui en fait non c’est à dire que oui l’utérus artificielle mais c’est tout nouveau je suis des insectes mais par exemple c’est pour ça les questions identitaires que de l’identité de l’identité je pense qu’elle est pas que l’identité nationale et c’est hésité à tous les niveaux à tous les plans humaine on est ceci on est vraiment la question de l’identité je pense qu’elle est centrale dans notre on est un changement de paradigme dans
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un changement de civilisation en fait cette question est de l’humain donc elle se pose à tous les niveaux la question de l’entité c’est pour ça qu’on fait on est je crois qu’aujourd’hui nous enfin les gens qui ne veulent pas de de de ce changement de ces changements sont des révolutionnaires des évidences en fait c’est-à-dire pourquoi pourquoi on se bat en gros on se bat pour qu’un homme soit reste un homme et une femme reste une femme on se bat pour que la France reste la France
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on se bat pour détruisme on se bat pour des choses que aucune révolutionnalité de base aucun révolutionnaire à travers l’histoire n’aurait pu imaginer qu’un jour il se battrait pour qu’un homme puisse rester un homme pour que un Français puisse rester français pour que un nom végétarien puisse rester un non végétarien enfin bref on peut multiplier toutes les toutes les soi-disant identités derrière laquelle c’est d’une déshentification [Musique] l’identité de genre par exemple à quoi servaient les guerres à tuer la
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jeunesse des millions de jeunes ont été tués et donc ça fonctionnait très bien sans les jeunes il y a plus de guerre depuis la guerre froide donc il y a une quantité de Gênes extraordinaire ce qui se passe sur la terre et je fais un article pour le moment là-dessus mondiale de la jeunesse c’est très grave ce qui se passe en ce moment mondiale de la jeunesse sous tous les prétextes ben oui mais est-ce qu’en fait si on peut parler de la jeunesse des jeunesse vous avez raison mais la révolution des jeunes la révolution des jeunes
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occidentaux a déjà eu lieu dans les années 60 et a donné le la Mai 68 et ses conséquences aujourd’hui les sociétés occidentales aujourd’hui les sociétés occidentales sont des sociétés vieillissantes en réalité moi je compare par exemple mon Égypte natale j’ai eu un chiffre hallucinant 60% de la population égyptienne à moins de 17 ans mais évidemment c’est un truc de fou et alors que vous prenez les pourcentages dans les pays occidentaux le ceux qui ont au-delà de 50 ans et au-delà de 60 ans représente déjà
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le fric travaille les jeunes ne travaillent pas c’est le fait qu’ils travaillent alors on va leur donner des miettes faut qu’il soit devant leur écran manger un petit sandwich dans une petite chambre et puis c’est fini on est débarrassé de la jeunesse mais parce que on pourrait dire aussi que les vieux travaillent pas non plus la politique ne change pas c’est qu’en fait la politique est une arithmétique alors à la base à la fin de la journée c’est l’arithmétique électorale donc en fait
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les classes sociales qui votent qui sont les plus nombreuses ce sont les classes sociales vieilles enfin les classes d’âge vieille mais évidemment et donc c’est pour ça que les jeunes quand vous dites c’est trafiqués comme les gens ne travaillent pas mais les jeunes ne peuvent pas faire une révolution dans les urnes sont passés les vitres ils connaissent pas casser les vitres mais ils finiront par casser partout il y a eu il y a une masse de seniors qui soit au chômage qui on vient de dire il faut que tu
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travailles mais tu travailles en a pas pour eux c’est vrai que à partir de 70 et 60 ans et évacuer 55 ans oui mais on savait ce qu’il y a c’est qu’on a trouvé le truc on va leur donner ou alors donner des segments de marché et de Lavoine à bouffer c’est à dire que quand par exemple tu vois je veux demander à Jean Messi a ou d’ailleurs à c’est que Jean Messia est-ce que vous pensez un jour que vous pouvez avoir un cancer de l’utérus vous êtes François parce que vous pouvez pas imaginer qu’un jour vous devrez
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femme oui c’est pas sans phobie non je veux dire pourquoi moi j’ai dit exactement ce que vous venez de dire à quelqu’un qui m’a répondu après au cours d’un débat c’est que vous êtes transforme j’ai une réponse à ça moi oui vous lui identité de gens j’ai pas du thé russe mais je me sens femme je ouais puisque maintenant ce que c’est ce qui compte c’est pas ce que vous avez entre les jambes ce qui compte c’est comment on se ressent et d’ailleurs on peut très vite arriver à
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la parité si vous avez qu’un gouvernement de mecs et qu’on vous reproche de pas être paritaire vous dites bah non il y a la moitié qui se sentent femme donc c’est bon oui je ne sais pas si ça réglera le problème et vous Anouchka vous vous sentez pas femme avec un pénis [Musique] moi je regarde ça avec un peu une étrangeté enfin mais je pense qu’en même temps toute cette question de transe enfin de elle est au cœur de l’actualité enfin de l’identité mais peut-être parce qu’on est en train de reformuler
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qu’est-ce que c’est qu’être un homme et qu’est-ce que c’est qu’être une femme aujourd’hui c’est plus de la même chose que pour la génération précédente on parle jamais de ce que l’homme entre les gens qui le cornac de l’homme oui le canard on n’est pas seul il a son corps arnaque quand une femme passe dans la rue qu’est-ce que il a la flemme le cornac tu as vu tu as vu vas-y vas-y c’est ça l’homme et ça on le dit pas assez je pense est devenu avec le poste structuralisme
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une construction culturelle déconstruite déconstruit allez un petit blues qu’on va improviser allez stand-up de tout me gêne tout me gêne dans la guerre en Ukraine quand je me conne je me cogne dans un bar à Boulogne je ne sais plus où j’en suis quand je vois une fille et je l’amour je mime elle me regarde et me dit montre-moi ton algorithme est-ce que je coche toutes les cases [Musique] 1:24:51
j’en pense quand je me rase je ne sais plus où j’en suis mais pour que elle aille au lit elle me demande mon appli et elle me dit comment tu es je lui dis mouse mon petit Mickey oui ma mini avant élimini casse-toi pauvre ainsi passe à le temps qu’il nous faut donner sur la terre [Musique] et ainsi que les hommes vivent et leurs baisers au loin les suivent merci elle est à nous [Musique] 1:26:04
faudrait que tu écris [Musique] le 15 août 2021 les talibans reprenaient le pouvoir en Afghanistan après en avoir été chassé 20 ans plus tôt par les Américains à la veille de ce retour je les avais suivies dans leur reconquête de Kaboul il m’avait autorisé à les rencontrer dans leur fief au cœur de la campagne afghane cette fois-ci je retourne avec émotion et appréhension dans cette Afghanistan est aliment dans quel état est le pays sont-ils parvenus à le contrôler à l’administré comment les talibansent contre daesh
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leur nouvelle ennemi que sont devenus les milliers de drogués qui jouons chez autrefois le centre-ville de Kaboul et les femmes ou en sont elles quelle est leur place dans cette nouvelle société pour omerta nous avons réalisé une immersion exclusive auprès des habitants

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