Définie de manière équivoque, critiquée de toutes parts ou simplement oubliée ; la propriété reste l’enjeu politique le plus pressant, le plus décisif de notre temps. À l’heure où l’on voudrait nous en dispenser, elle représente la clé de toute résistance humaine à un modèle en faillite

Hilaire Belloc fut l’un des grands hommes de lettres anglais du siècle dernier. Auteur de près de 150 ouvrages, cet esprit universel était avec son ami G.K. Chesterton le fer de lance du Distributisme. Écrit en 1936, ce livre inédit en France fournira au lecteur le cadre et les principes d’une politique constructive, authentiquement populiste. Benjamin Ferrando est traducteur. Il a publié aux éditions Artège un premier ouvrage de Belloc intitulé « Les Grandes Hérésies » (2022)

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bonjour à tous je vous invite à vous abonner à cette chaîne à aimer à partager à commenter ces vidéos c’est très important c’est une manière de nous soutenir merci à vous tous bonjour Benjamin Fernando bonjour alors vous êtes traducteur vous êtes notamment auteur de l’ouvrage de la traduction dealer Belloc les grandes hérésies aux éditions artej et nous on vous reçoit pour donc ce livre la restauration de la propriété Diler bellococice c’est votre traduction aux éditions perspectives lead alors déjà on va poser quelques
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bases est-ce que vous pouvez nous définir la propriété quelle est la définition de la propriété la vôtre évidemment selon aussi il est un Belloc je ne sais pas s’il peut y avoir vraiment une définition la propriété la propriété c’est une institution une institution fondamentale humaine c’est quelque chose qui est finalement et qui est consonnant à notre nature humaine la question est la difficulté c’est celle justement de la définir sur le plan juridique et il y a eu différentes disons différents essais de
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définition de la propriété de la propriété complètement absolue qui arrive après la Révolution française à aujourd’hui des essais de définition de la propriété qui sont de plus en plus liées à la puissance hépatique à la puissance de l’État l’important c’est de pouvoir raccorder étant une institution la propriété il faut voir son évolution concrète matérielle c’est à dire que le gros problème aujourd’hui mais qui ne date pas d’hier et celui de la concentration excessive de la propriété
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la propriété productive et c’est un problème qui est fondamental aujourd’hui et disons pour que cette institution reste une institution à échelle humaine la question c’est de pouvoir assurer sa diffusion auprès du plus grand nombre et aujourd’hui dans votre livre vous écrivez la propriété représente la clé de toute résistance humaine à un modèle en faillite un modèle dont l’état servile sera le prolongement logique alors évidemment on pense vous l’écrivez aussi dans ce livre vous citez donc le Forum économique
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mondial de Davos vous ne possédez rien et vous serez heureux aujourd’hui et une volonté en tout cas de ce Forum économique mondial faire en sorte que les gens ne possèdent rien pour qui est une totale main mise sur eux complètement disons que c’est là où on en est aujourd’hui il faut voir d’où vient cette question disons que cette question est au cœur de l’économie politique c’est à dire sans propriété il n’y a pas d’échange possible on a besoin d’avoir quelque chose quelque chose à nous quand je vous
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parlais de la propriété comme institution humaine c’est un besoin humain fondamental d’avoir quelque chose à soi ne serait-ce que pour les changer pour le donner pour le prêter mon stylo s’appelle revient par exemple et [Musique] prendre cette question vraiment à la racine fondamentalement permet de comprendre justement et se voir son évolution historique permet de comprendre aujourd’hui où nous en sommes aujourd’hui nous en sommes là avec cette disons cette citation que du Forum économique vous ne possèderez rien et
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vous serez heureux qu’est-ce que ça veut dire d’où ça vient et [Musique] ça nous permet de revenir disons aux bases au fondement des questions non seulement de l’économie et de la politique c’est à dire que la propriété est fond au fond de l’échange mais également au fondement de du pouvoir politique celui qui a quelque chose alors que une autre n’a rien à disons en ascendant il y a cette question de la dépendance qui est liée à la propriété et c’est la fin de la propriété et le mythe
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de tout ce loup c’est à dire qu’il y aura des personnes donc qui possèderont des choses qui seront propriétaires et puis les autres qui dépendent ces propriétaires en louant mais c’est aussi expliquer comme une véritable liberté c’est à dire que quand on est propriétaire aussi quand on a une maison et ben on est obligé d’habiter cette maison tout le temps on peut pas partir en vacances enfin oui il y a tout toute cette idéologie derrière de se dire quand vous êtes propriétaire vous êtes enraciné vous êtes bloqué alors que
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quand vous pouvez tout louer avec votre argent vous n’avez enfin vous pouvez être propriétaire de plusieurs petites choses sans être vraiment en fait sur l’être vraiment [Musique] ce qui est dans votre livre aussi vous je vous permets de le citer nous on a l’impression d’avoir jamais été autant propriétaire c’est dire que on a l’impression que l’homme a beaucoup plus de bien matériel qu’avant notamment dans le livre rien ne s’oppose à ce qui ne substite plus qu’une propriété de
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capitaux de type capitaliste d’un côté particulièrement concentré et inaccessible au plus grand nombre avec une forme de propriété socialisée de l’autre limitée à l’usage et soumise à divers impératifs d’utilités publiques donc vous dites ainsi un sisteronton au noces attendu du capitalisme et du communisme on a l’impression qu’on a le pire des deux aussi oui c’est à dire c’est une étrange qui sont depuis que la propriété est définie en dehors des besoins humains fondamentaux
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c’est-à-dire que chacun puisse avoir quelque chose qui lui appartient et donc pouvoir maîtriser son destin c’est ça l’enjeu fondamental autour de la propriété et bien on a historiquement depuis plusieurs siècles un processus de concentration de la propriété qui aujourd’hui est sur ces dernières décennies s’accélèrent à un rythme absolument incroyable et en parallèle vu que cette propriété n’est absolument pas remise en cause parce qu’elle fait le fondement disons de la vie économique actuelle
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la question c’est cette petite propriété qui est encore celle des des individus moyens de l’homme ordinaire et de plus en plus disons mise en question en tout cas les critiques de la propriété ne comprennent pas cette souvent ne comprennent pas cette cette nuance ou cette complexité de la propriété c’est à dire que la question qu’on parle de la propriété en tant qu’institution ce n’est pas défendre la propriété capitaliste et la capacité à accaparer la propriété d’autrui mais c’est de
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défendre la possibilité de chacun de pouvoir maîtriser son destin et d’avoir quelque chose quelque chose qui lui est propre ceci c’est la base de la démocratie et la base d’une vie économique saine à partir de là on peut poser les questions politiques fondamentales et on peut on peut voir finalement que aujourd’hui avec cette concentration excessive de la propriété d’un côté tout le système politique économique essaye de étant donné que c’est disons d’une instabilité totale ce qu’on appelle le capitalisme il faut
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pouvoir aussi définir les termes mais c’est essentiellement cette question de la propriété de plus en plus concentrée et ceci créant une énorme instabilité sociale en particulier dans des pays qui ont des traditions de liberté politique la question c’est de pouvoir organiser une un mode de fonctionnement de la société sans la propriété et cette tension que montre bien et l’herbeloch et de plus en plus disons de plus en plus périlleuse et risque de mener à ce qu’il appelle l’état servile on va revenir sur l’état servile alors
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j’ai oublié quelque chose de très important je m’en excuse j’ai oublié de présenter Valentin schirmeur qui fait l’interview avec moi bonjour Valentin vous êtes pardonné Corentin bonjour on était donc à la soirée de Valeurs Actuelles volume 2 ce que tu as une très bonne soirée et voilà donc je suis bien avec Valentin Valentin je vous laisse la parole oui j’ai beaucoup aimé aussi votre votre livre alors le livre d’Itterbeek que vous avez traduit et ça pose aussi également cette question de
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la limite de la nécessaire limite dans dans les institutions pour éviter justement cette dérive capitaliste qui consiste à concentrer la propriété pour aligner le grand nombre et on voit aussi ça c’est donc cette question de la limite permet aussi de mettre en exergue cette dérive naturelle des marchés qu’on essaye de masquer un peu sous ce mythe du le marché régule tout finalement et il est Rebello que le montre bien dans ce livre on a il décrit de la manière dont laquelle le marché tant naturellement à
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la concentration à la domination et fait toujours finalement pour résumer grossièrement les avantages toujours les gros contre les petits et donc ça c’est aussi une un mythe sur lequel il faut il faut appuyer puisque c’est aussi le fondement de cette théorie libérale de l’économie disons qu’il faut distinguer entre économie marchande des capitalistes comme je vous l’ai dit le capitalisme proprement défini c’est justement cette capacité à concentrer à concentrer le pouvoir à concentrer les
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richesses et ceci c’est tout simplement la négation de la propriété je peux si vous permettez vous faire une citation qui est dans un livre de chesteron qui permet de comprendre justement cette question cette tension entre une propriété qui est vue comme comme un absolu et une capacité une puissance d’accaparent et une propriété en tant qu’institution qui elle est presque le moyen de défense de la mort ordinaire donc je vous cite c’est de Chesterton je suis pleinement conscient qu’à notre époque le mot propriétaire était terni
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par la corruption des grands capitalistes en croire les gens on penserait que les Rothschild et les Rockefeller sont des partisans de la propriété ils sont pourtant et de toute évidence ces ennemis car ils sont les ennemis de ses propres limites ils ne veulent pas leur propre terre ils veulent celles des autres que le duc de cederland possède toutes les fermes d’une province constituent la négation même de la propriété tout comme ce serait la négation du mariage s’il possédait toutes nos épouses dans son
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arène ça permet de voir vraiment quand on parle de négation de la propriété et quand disons ce bouquin sur la restauration de la propriété n’est pas une défense de la propriété vue comme un absolu et une possibilité d’accaparement tout contraire tout le contraire c’est la question de l’enjeu c’est de pouvoir parvenir à une diffusion de la propriété pour disons raviver les conditions matérielles de la démocratie et même de la vie économique marchande finalement comme vous le disiez tout à l’heure
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on en arrive à un stade de concentration de la propriété qui amène une nécessité de régulation de tous les cadres de l’économie et de la vie sociale toujours plus contraignante de régulation et de contrôle bon finalement quand on essaye de réfléchir à la période actuelle avec cette clé de la propriété ça nous permet de voir qu’on a une espèce de de grand capitalisme en haut disons qui est absolument une propriété qui est absolument concentrée et absolument intouchable et les tensions disons politiques et
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économique sur les états sont tels que finalement la petite propriété les indépendants sont de plus en plus matraqués par la fiscalité plus en plus disons et c’est là qu’intervient cette cette phrase donc vous avez cité du Forum économique mondial de Davos c’est ça c’est à dire que il y a une propriété qui sera intouchable qui est celle qui est concentrée au maximum tandis que la propriété des gens ordinaires sera de plus en plus disons soumise à des contraintes écologiques des contraintes toutes sortes de
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contraintes et qui permet de contrôler de plus en plus l’activité des citoyens de la des gens ordinaires et vous citez Paul Valéry vous dites donc vous vous faites dire si l’État est fort il nous écrase si il est faible nous périssons et aujourd’hui on a à la fois un État fort donc qui impose des normes et en même temps faible parce que donc nous sommes soumis notamment à l’Union européenne nous avons plus notre souveraineté monétaire et donc aujourd’hui nous avons à la fois un État fort qui nous écrase et comme il est
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faible aussi nous périssons il nous écrase et c’est ce qui nous fait périr aussi oui cette citation permet vraiment de bien saisir ce que Bello pouvait entendre par l’État servil c’est à dire que Bellocq écrit son livre l’état servile au début du 20e siècle dans le contexte de l’Angleterre mais parce qu’il réfléchit avec une clé qui est la bonne c’est à dire celle de la propriété il permet de il permet de voir au loin et en fait c’est pas quelqu’un qui est un auteur du passé
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mais c’est quelqu’un qui est loin devant nous qui permet de voir et de d’articuler et de comprendre des questions qui sont fondamentales puisque c’est des questions qui nous qui nous touchent aujourd’hui sur les questions politiques et d’économie et [Musique] et oui disons que son sa réflexion sur sur l’état servile et des plus pertinents aujourd’hui et je pense que cette phrase de Paul Valéry permet de constat la question c’est pas de c’est pas ensuite de rester dans une critique
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en disant ces gens-là sont horribles mais de voir qu’est-ce qu’on peut faire qu’est-ce qu’on peut faire politiquement qu’est-ce qu’on peut faire dans la vie économique qu’est-ce qu’il y a protégé qu’est-ce qu’il y a à restaurer et disons que c’est ce qui est intéressant avec ce avec ce livre c’est que ce n’est pas un bouquin de critique mais c’est un bouquin beaucoup plus programmatique qui appelle à non seulement réfléchir au-delà des catégories aujourd’hui de la de la
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science politique qui peuvent être parfois qui peuvent égarés mais avec vraiment des clés pertinentes claires et qui permettent surtout de d’envisager ton visage des actions concrètes et et bon bah qui permet déjà un petit peu de réflexion politique aujourd’hui c’est c’est quelques idées politiques c’est pas ce qu’il y a de plus courant tout à fait je vais donner la parole à Valentin schirmeur mais comme ça fait déjà deux trois fois que vous le citez je voulais vous poser la question plus tard mais on
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va le dire tout de suite comme ça les gens vont bien comprendre qu’est-ce que c’est l’état servile donc c’est c’est un livre donc de dealer Belloc quelle est sa définition de l’État servile alors en fait Bellocq en 1900 donc en 1912 après son expérience parlementaire il aurait peut-être fallu disons présenter un petit peu Hilaire belote qui qui est l’herbeloch il herbello c’est un des plus grands auteurs anglais du XXe siècle au début donc du XXe siècle c’était un des grands publicistes avec
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Jester tonne Georges Bernard show et HG Wells une grande figure du débat public anglais qui était un historien cocorico est né français quand même on peut préciser à La Celle-Saint-Cloud exactement et d’ailleurs c’est une anomalie qu’il n’était pas disons pas assez connu et pas assez traduit en France un homme avec une œuvre d’une d’une diversité et d’une profusion plus de 150 bouquins est-ce qu’il y a du peu et [Musique] un type qui a écrit des comptes pour enfants des récits de voyage de la
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stratégie militaire des questions historiques qui étaient un catholique dans un pays protestant donc il y a très bien vu cette évolution au début du 20e siècle en Angleterre avec cette érosion du protestantisme le chesterone appelé le protestantisme liquide et donc toutes ces idéologies qui commençaient à SMS en Angleterre avec avec un nationalisme exacerbé et l’impérialisme en particulier mais aussi le génisme et donc cette question politique du de la pression du socialisme dans en Angleterre du début du 20e siècle et donc Belloc qui avait
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été député entre 1906 et 1910 député sous l’étiquette libérale assiste disons à presque simulacre un certain simulacre du jeu démocratique dans l’Angleterre de 100 ans avec disons les grands partis qui commencent à s’organiser comme des grandes machines électorales à l’air des masses déjà et [Musique] restera quelques années député sera assez dégoûté par disons les petits arrangements en coulisses la corruption déjà qui était déjà très très forte à l’époque et comment ça réfléchir à cette question donc de la pression du du
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socialisme sur les sur des pays capitalistes comme l’Angleterre et finalement ça réflexion sur l’état servile c’est de dire que le capitalisme est un système instable à cause de cette concentration excessive de la propriété et pour puisque le disons le système tel qu’il est n’est pas tenable à cause de la liberté politique accordée à la plupart des citoyens l’un des l’une des solutions pour trouver un minimum de stabilité ce sera finalement de de maintenir cette concentration excessive de la propriété cette liberté
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économique qui est de plus en plus restreinte mais finalement avec un des réformes qui vont permettre ce qui sera le début disons de ce qu’on appelle l’état social anglais mais qui vont permettre de contrôler de plus en plus les en particulier les travailleurs les travailleurs et les prolétaires anglais avec en contrôle de plus en plus serré de plus en plus net sur leur vie quotidienne et voyez que cette disons le l’impact de la théorie socialiste sur un pays capitaliste ne amène ni l’un ni l’autre on n’arrive pas
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à notre stade du capitalisme ou alors un pays socialiste mais à une chose très très différente de celle qui les deux théories des deux forces qui l’ont fait naître ce qu’il appelle l’état servile qui est cette finalement cette administration vous savez je vous ai parlé de la propriété comme une institution une institution première fondamentale étant donné qu’on fait l’impasse disons sur cette ce problème humain ou cette institution humaine fondamentale à cause de sa concentration on va [Musique] 19:11
administrer une certaine manière la dépensation progressive des citoyens alors bon c’est pas c’est pas quelque chose qui est qui est linéaire à la question c’est pas de et pas du tout d’assimiler l’état social à l’état servile c’est pas du tout cette question là mais en Angleterre là encore les conditions étaient vraiment particulières et c’était peut-être les premières lois sociales qui commençaient à sortir était parmi les plus centralisées et les plus contraignantes avec vous savez vous avez cette question
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de l’eugénisme qui était assez présente donc il fallait récompenser les ouvriers qui étaient les plus méritants qui ne buvaient pas toutes sortes de contraintes catastrophes exactement [Musique] la question c’est vraiment celle de la de la propriété qui est la clé pour vraiment réfléchir à cette question de l’État servile dans l’histoire et nous permettent de voir et nous situer dans notre situation présente et envisager des des disons des possibilités autre ou des alternatives Valentine non c’est très intéressant et
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d’ailleurs non on peut le dire aussi le livre la restauration de la propriété est un authentique programme politique en fait justement disons à restaurer la propriété le nom est très bien trouvé et dans cette dans cette mesure on va avoir plusieurs propositions très concrètes puisque vraiment là aussi cette bellox et il en parle à travers tout le livre l’idée de vouloir toujours être très concret très pragmatique de pas essayer de former une idéologie une théorie politique et des décès de l’applique
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coréenne on part du réel et ensuite on voit ce qu’on peut en faire et donc dans cette dans cette idée là il y a des questions de la réhabilitation des corporations et des guides qui m’a beaucoup intéressé puisqu’on a aussi reçu un autre auteur Guillaume travers qui a écrit sur la question et donc c’est une manière de procéder dans le travail qui permet à la fois effectivement de protéger de protéger le travail de protéger la propriété et donc d’éviter en fait finalement par l’auto-gestion
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s’est écrasement des des puissants et en même temps d’avoir une espèce de concurrence saine puisque la concurrence n’est plus seulement financière mais elle est enfin il y a une sorte de d’esprit de groupe qui permet d’ailleurs de de persévérer et en fait on voit d’ailleurs aujourd’hui que les rares professions qui ont conservé cet esprit Corporation par exemple les avocats sont celles parmi les celles qui fonctionnent le mieux finalement la question est celle des contre-pouvoirs c’est-à-dire la
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propriété permet disons avec une propriété diffusée on a des forces sociales qui sont en mesure de en tout cas qui ne [Musique] qui peuvent disons maintenir une volonté propre par rapport à l’État l’une des grandes forces de bellocs sa capacité disons être très très clair à définir chacun des termes qu’il emploie dans le bouquin disons on trouve fondamentalement peut s’organiser avec une première partie sur qu’est-ce que c’est que la liberté économique est-ce que la liberté économique est un
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bien ce qui justement est une question qui peut se débattre exactement certains peuvent dire aujourd’hui dans le système dans lequel nous vivons cette voie vers l’état servile est peut-être nécessaire ou peut-être la meilleure faut l’entendre pourquoi pas je crois qu’il y a d’autres possibilités en particulier en restaurant la propriété la liberté économique mais donc dans le bouquin il y a vraiment cette question de qu’est-ce que c’est que la liberté économique quels sont les obstacles à la liberté économique ce que
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vous avez parlé cette idéologie marchande là encore comme je vous ai disais tout à l’heure il ne faut pas confondre économie marchande et capitaliste qui sont des choses très très différents et des processus très très différents et finalement comment poser quelques premiers jaloux comment comment faire pour tenter de restaurer la propriété et là bon évidemment la question de la paysannerie la question des artisans tous les indépendants finalement qui constituaient presque l’essentiel de du corps social français mais il n’y a pas
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si longtemps pas si longtemps courant du 20e siècle où on a assisté ensuite à une transformation sur ces 60 70 dernières années absolument absolument incroyables qui finalement nous amène à oublier en fait ce qui était évident puisque cette question de la propriété de la restauration de la propriété ce n’est pas ce n’est pas une idéologie ce n’est pas une théorie en fait c’est d’où la question du nom par exemple ce qu’on appelle parce que ce qu’on ce qui a été ce qui a été appelé le distributisme par
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exemple le propriétaire c’est difficile d’avoir un nom ou une théorie pour quelque chose qui a existé de tout temps c’est à dire que de tout temps l’économie et la vie marchande étaient basés sur des personnes des gens qui disons qui possédaient leur que ce soit leurs instruments de production ou alors à travers à travers des guilds évidemment qui sont finalement des instances et des institutions de défense de la propriété et qui ont de sens que à travers cette question de la défense de la propriété de la dignité des personnes
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qui en sont membres là encore si vous voulez bien je vais vous citerai bellocs sur cette question de la propriété de plaisir l’oubli la propriété ce sera peut-être plus clair alors [Musique] cette force de l’habitude tant à rendre
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le mal permanent en particulier sur cette question de la dépendance et aux trains où vont les choses le risque est que cette condition de dépendance cette disposition à accepter le contrôle sur nos propres vies deviennent une seconde nature si on laisse cela arriver si l’on n’arrête pas le recul de la propriété individuelle et de la liberté il deviendra impossible de faire machine arrière là elle vraie danger passez le stade après lequel toute réforme devient impossible car l’Esprit ne peut plus la
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concevoir effectivement et donc on voit très bien que effectivement cette question de la limite la question d’incorporation et la question de l’oubli et d’ailleurs c’est aussi ce que pointent il herbello dans ce livre c’est que malgré les propositions politiques tout part et ça c’est très intéressant aussi c’est un fait marquant tout part finalement du désir des hommes tout part de leur volonté et ils ne peuvent y avoir de liberté sans la volonté des hommes et ça il le précise exactement
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donc il explique aussi que c’est un rapport à l’anthropologie et au désir et ce désir avec l’avènement de la société capitaliste a beaucoup changé puisque il y a eu et on a eu de tout temps si vous voulez cette espèce de filia grecque qui faisait que on désirait on se reconnaissait dans l’autre dans la vie de la cité et donc ce qu’on j’irai pour soi on désirait pour l’autre aujourd’hui et d’ailleurs ça rejoint à la station de chasseurton que vous aviez dit en début d’émission on désire plus la chose en
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tant que tel et que qu’on veut appliquer à l’autre on désire la domination on est donc c’est c’est aussi cette question de la volonté donc on a une minorité qui désire la dominer et une majorité qui est l’a oublié et qui est un petit peu amorphe et donc l’enjeu aussi essentiel c’est de susciter à nouveau le désir de la liberté de la responsabilité chez les hommes chez les individus évidemment je pense que fondamentalement c’est la question c’est la question clé c’est à
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dire que voulons-nous dans vu le train où vont les choses soit nous avons l’état servile et une certaine forme d’esclavage de contrôle sur nos destinées ou la question et la question politique finalement c’est la restauration de la propriété il n’y a pas d’autres choses regardez le spectre des propositions politiques aujourd’hui bon bah on va nous parler peut-être de réformes d’un côté réforme de là mais ça reste des questions admin négative les questions fondamentales qui permet qui
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sont les conditions matérielles finalement de que ce soit de la démocratie mais de la vie en communauté juste du bien vivre quand on parle de dépossession aujourd’hui on en est là aujourd’hui et prendre la question à partir des fondements à partir des institutions fondamentales et à partir de la propriété permet déjà d’envisager un horizon politique très très différent dans mon introduction que j’avais que j’ai écrit la propriété pourquoi faire je parle par exemple de l’historien fernandro d’elle qui est à mon avis le
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peut-être l’un des meilleurs économistes qui est que la France n’est jamais connue puisque c’est quelqu’un qui nous fait voir mais qu’est-ce que c’est que la vie économie qu’est-ce que c’est que la vie économique plupart des économistes prennent pour un donner pour un acquis un état des choses qui n’est qui n’est pas normal puisque basée sur une perversion d’une institution fondamentale qui est la propriété alors qu’ils pourront dire que le capitalisme vient d’approprier évidemment c’est faux
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il faut pouvoir définir les choses et il faut pouvoir disons si tu es quel est le moment aujourd’hui où justement le Forum économique mondial peut parler de de vous n’aurez plus rien c’est un état de concentration de la propriété qui est telle et où toutes l’économie est complètement sous tendue et tiré par les objectifs du capitalisme c’est-à-dire que progressivement vous savez quelqu’un comme il vanillitch par exemple définissait le développement comme une guerre à l’économie subsistance
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brodelle permet de voir d’abord au fondement il y a justement cette économie de subsistance quelqu’un vous savez le paysan qui travaille sur sa terre quelque chose de très très concret il a besoin d’avoir justement sa terre il a besoin de pouvoir pour en vivre pouvoir éventuellement le vendre sur le marché c’est le deuxième le deuxième stade finalement le stade marchant le stade de la peut-être de la concurrence sur le marché sur les villes et finalement le capitalisme et le disant le processus qui permet de
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raccorder finalement production consommation bon c’est là encore je brosse à très très grand trait mais où se situe une perspective de restauration de la propriété aujourd’hui sur les questions économiques de base d’abord les questions agricoles ou les paysans sont dans une situation mais dramatique la question évidemment bon bah des artisans des petits commerces tous les indépendants qui sont pris à la gorge aujourd’hui et bien l’idée est la disons peut-être l’urgence c’est de pouvoir les
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en tout cas protéger ces gens là qui justement sont dans une continuité continuité d’une civilisation qui est qui est la note qui est en tout cas qui permet de garder un contrôle sur sur le quotidien sur l’existence et retrouver chacun une petite souveraineté et une propriété parce que vous dites de la propriété c’est la liberté bien sûr c’est la condition matérielle de la liberté après la liberté ça implique beaucoup jetons être libre c’est une question c’est une question on veut afficher la liberté disons qu’on vous on
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veut afficher notre esclavage sous le nom de la liberté c’est vous savez ça ça sera l’occasion je pense qu’on pourrait inviter pour une émission complète là-dessus merci beaucoup Benjamin Ferrandon on rappelle le titre donc de ce livre la restauration de la propriété dilervelock dont vous êtes le traducteur aux éditions perspectives libres je voulais vous citer une intervention de de Marie-Laure qui écrit qui nous écrit incroyable de vérité ce que dit votre interlocuteur je pars ce matin justement pour vendre une petite
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maison dans l’Allier soumise à de multiples contraintes imposées par Bruxelles petit point de chute à la campagne n’est en pas pu acheter à Paris avec trois enfants donc résidence secondaire avec taxe d’habitation et foncière qui ne cesse d’augmenter merci pour un tel éclairage voilà merci beaucoup et merci merci Marie-Laure

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