Marie Estelle Dupont livre une analyse dure à entendre mais nécessaire sur l’état de santé psychologique désastreux de la population française.
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[Musique] c’est quelqu’un dont nous avons beaucoup parlé lors de nos séances sur la situation sanitaire sur le covid sur tous sur toutes les joyaux streets qui ont légèrement occupé le pays ces deux dernières années et là nous venons sur un sujet qui est pas beaucoup mou plus drôle mais qui est d’autant plus important quelle est la condition de ces chiffres de nos populations tout ce sentiment de fragilité on a tous ce sentiment d’une société qui va un tout petit peu vers de plus en plus de maestro collectif
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et peut-être qu’il faut mettre des mots dessus et parmi les nouveaux intervenants qui que la chose malheur est bon que la crise covid nous a permis d’entendre je dois admettre que moi j’ai beaucoup apprécié vos réflexions et c’est l’un des seuls points positifs d’ailleurs de toute cette crise et que ça oblige un léger renouvellement de la parole et c’est ce qui fait votre invitation de ce soir donc pour le peu d’entre vous qui ne connaîtraient pas et qui serait venu juste pour la beauté de l’invitation sur
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notre site internet psychothérapeutes elle a écrit plusieurs ouvrages dont le dernier qui est sur la notion de mère abusive je crois que c’est votre dernier celui-ci le et je pense que beaucoup d’entre vous vous l’avez entendu dans différentes dans différentes prises de parole publique entre autres via certains certaines chaînes pendant le pendant l’épisode et covidique et c’est et ça traînait de poudre je vous remercie de faire le plaisir et le 14 autres présences et je vous laisse commencer l’échange
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moi le j’aurais apparaîtrais juste pour les questions avec la salle merci beaucoup [Applaudissements] bonsoir à tous merci d’être venu pour cet échange autour d’un sujet un petit peu lourd mais néanmoins utile je crois le titre était le malaise psychologique dans la population et donc je vous propose que nous partions du constat clinique et épidémiologique de la crise sanitaire pour passer ensuite à la question de l’effondrement psychologique et de la régression psychique collective qui est à l’oeuvre selon moi depuis
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de nombreuses années avant le covid c’est-à-dire pour moi le covid n’est pas un point de départ mais plutôt l’aboutissement ou la flambée de quelque chose qui était fait de quelque chose qui était possible qui était possible du fait de l’état psychique de nos concitoyens ensuite on s’interrogera on s’interrogera donc sur les les ressorts peut-être aussi anthropologiques qui qui nous ont amenés à ça puis j’essaierai quand même de conclure avec quelque chose de positif parce que ça fait
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partie de mon boulot et je m’interrogerai sur la manière dont chacun a notre échelle on peut essayer de rester des hommes et des femmes debout voilà alors l’état des lieux psychiques après la crise sanitaire il est effectivement redoutablement alarmant et dans mon cabinet j’ai pu constater dès le mois d’août 2020 donc trois mois après le premier confinement que non ça n’allait pas du tout qu’on s’était raconté que après cette scène traumatique du confinement parce que je crois qu’on peut désigner le 16
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mars comme une scène traumatique et comme un psychotroma collectif on s’était raconté que tout redeviendrait comme avant et que les gens iraient bien et qu’il recouvriraient leur compétences sociales comme si de rien n’était il n’en est rien d’autant qu’on est allé de confinement en couvre-feu et de couvre-feu en fermeture de classe et en réalité donc cabinet alors moi je moi j’ai conjugué en fait le confinement avec un accouchement ce qui m’a permis de constater l’étape psychique des femmes aussi qui a
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couchait en étant privé du papa et surtout pour les primit pas en fait les femmes qui avaient leur premier enfant c’était effectivement très violent de se retrouver avec le masque et privé du support familial donc en fait à partir du mois d’août j’observe le début de la dégringolade et en fait la population va s’effondrer en partant des classes d’âge supérieur pour aller jusqu’au tout petit donc si on essaye de faire une fresque chronologique en août 2020 les gens reviennent de vacances pas du tout
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ressourcés pas du tout restauré on a déjà des burn out je vois des burn out chez les managers des burn out chez les journalistes etc une vraie vague anxiodépressive avec des troubles du sommeil une recrudescence des addictions de l’alcoolisme de du recours au benzodiazépines et aux antidépresseurs et puis moi je suis au mois de septembre dans mon cabinet et je me fais la réflexion que bien que n’étant pas médecin je recommande à 6 fois plus de patients 6 fois plus l’hospitalisation ce qui n’est quand
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même pas un outil que je sors très facilement parce que je suis psychologue je suis pas psychiatre et donc j’ai 6 fois plus de patients à qui je suis obligé de proposer une hospitalisation notamment des jeunes qui ont des compensé des troubles du comportement alimentaire sévères pendant le confinement et puis le mois d’octobre arrive et là les étudiants commencent à très très mal se porter à souffrir énormément du deuxième confinement dont il me diront qu’en fait le premier ça a été il faisait beau ils étaient avec des
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copains à la campagne mais le deuxième en fait les a le deuxième en fait rappelez-vous on a eu le couvre-feu et en fait au-delà de au-delà de la sémantique sur laquelle on reviendra le couvre-feu avait ceci d’extrêmement pervers que pour tous les gens qui vivaient seuls ou qui étaient en télétravail alors où s’arrêtaient les visio il pouvait même pas sortir faire les faire les courses donc en fait il n’avait même pas le le contact humain pour continuer à se sentir vivant donc comme en plus ceci est arrivé à une
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époque on vit très très mal la solitude l’isole on n’était pas préparé à l’isolement donc les étudiants à partir du mois d’octobre se cassent la figure on voit qu’il y a plus de la moitié des étudiants qui veulent arrêter leurs études beaucoup ont des idées suicidaires [Musique] les enfants pré-adolescents entre 7 et 11 ans ont commencé à vraiment s’effondrer à partir de début 2021 et en février on a eu alors excusez-moi je suis un petit peu enrouée donc je vais souvent souvent boire
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de l’eau à partir de février 2021 en fait le constat clinique que moi je fais dans mon cabinet qui est un cabinet dans un bon quartier de Paris où il y a où il y a quand même un environnement social porteur pour ses enfants normalement recoupe exactement les chiffres de la PHP des hospitalisations à Necker un écart on a 600 % d’augmentation des hospitalisations chez les enfants à Robert Debré on a le retour que il y a des défenestrations d’enfants entre 7 et 11 ans qui est un âge où normalement en fait la notion de suicide n’existe pas
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normalement c’est la période de la vie on est le plus solide au sens où on est plus le tout petit bébé dépendant on n’est pas encore dans la tempête de l’adolescence donc normalement entre 7 et 11 ans quand l’enfant présente des symptômes psychologiques c’est très labile et ça se résorbe très facilement il y a un conflit à l’école papa et maman séparent voilà mais avec deux trois séances les choses rentrent dans l’ordre parce que l’enfant est dans une sorte de de parenthèse pulsionnelle entre la toute
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petite enfance et l’adolescence et en général comme il est en train de développer ses compétences sociales c’est multiples activités lui donnent confiance en lui puisqu’il apprend à faire plein de choses alors là évidemment comme on lui interdit de tout faire parce que sinon il va tuer papi et mamie il commence à souffrir très sérieusement et puis en fait ils ont le contrecoup quand les quand les enfants voient que les parents vont mal en fait ils disent rien et ils se mettent en position thérapeute et de sauveur donc ils ont
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pris sur eux mais sauf que leurs ressources sont limitées et il commence à s’effondrer en février 2021 la Société française de pédiatrie va d’ailleurs publié un rapport en disant que ça va pas qu’il faudrait quand même lever les mesures dans les écoles etc évidemment on a absolument aucun écho et puis la population n’est tout petit se met à aller mal et là moi j’ai moi j’encaisse le choc et je me dis là on a carrément pété les plombs en fait on a juste inversé les valeurs dans la société
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et on est même plus capable de protéger nos bébés donc il présente des troubles du langage des retards de parole ce quand vous mettez un bébé à la crèche à 8h30 du matin et qu’il en sort à 18h30 et que toute la journée il a été encadré par des adultes qui ont un masque on l’a juste privé du visage humain donc on lui a juste pas permis de s’humaniser donc il n’a pas le sourire donc il développe pas son empathie puisque l’empathie c’est la capacité à identifier les émotions de l’autre il
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comprend pas que c’est la bouche qui parle il ne comprend pas que c’est la bouche qui parle mais quand je dis ça sur un plateau télé on dit un vous êtes sentimentaliste je répète il ne comprend pas que c’est la bouche qui parle donc donc là moi je parle avec des puéricultrices qui me disent bah oui on a des retards de parole ceux qui vont arriver en maternelle ne s’expriment pas etc sachant que normalement un enfant de 2 ans et demi qui est 2 ans 2 ans et demi qui a un développement normal il est capable de compter jusqu’à 5 il a
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quand même un stock de vocabulaire qui lui permet de désigner toutes les parties de son corps et là on a des enfants qui parlent pas donc ils parlent pas ils ont pas non plus d’accès aux émotions ils ont pas d’accès au schéma corporel donc moi je vais je vais je vais me rapprocher de plusieurs collectifs parce que j’ai la possibilité d’avoir une parole médiatique et en fait on va créer l’union pour la protection et la santé des enfants et faire des démarches pour prendre des mesures de protection des
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mineurs parce qu’on est tous complètement débordés on a tous six mois d’attendre dans les cabinets d’orthophonie et de psychologie et [Musique] cette empilement en fait cet empilement de de la dégradation de la santé mentale des tranches d’âge devient comment dire devient très préoccupante parce que si vous voulez les les jeunes vont me dire exactement la même chose que les anciens c’est à dire ma vie n’a plus de sens puisqu’on m’empêche de voir les gens que j’aime donc on nous a raconté que
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pour protéger les personnes âgées fallait les enfermer et les privés des gens avec qui elles ont des liens affectifs ça montre quand même que les gens qui prennent des décisions ont des petites lacunes anthropologiques parce que un être humain vulnérable la seule chose qui donne du sens à sa vie ce sont les liens affectifs donc évidemment on a des dépressions sans eau parce qu’on appelle des dépressions sans objet et des syndromes de glissement aussi bien chez les très jeunes que chez les personnes âgées on a donc des décrochages scolaires
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évidemment des phobies sociales des tocs et alors moi je me mets à voir une transformation de ma pratique puisque je reçois dans mon cabinet des enfants ou pas dans des antécédents qui n’auraient jamais dû arriver chez moi mais qui s’évanouissent en cours de PS avec leurs masques qui vomissent de stress parce que il y a des humiliations liées au port du masque inadéquat en classe que il y a des disputes entre les parents parce qu’il y en a un qui veut vacciner la grande mais pas la mer etc etc donc je me dis le confinement a
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cassé les liens sociaux la suite des mesures est en train de casser les liens familiaux et la narration le narratif autour de tout ça est en train de casser les liens psychiques et la capacité de penser chez les plus jeunes et je me rappelle d’une conférence que j’avais donné à Stanislas ou que j’avais cité cette ce patient de 19 ans qui m’avait dit qu’il m’avait résumé les choses en me disant on a volé mon on a violé mon présent et on a volé mon avenir donc d’une manière générale oui
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on constate bien un effondrement psychique et j’avais essayé d’expliquer à l’époque sur un plateau de télévision que pourtant l’être humain avait besoin de peu de choses pour aller bien en fait il a besoin d’avoir des repères ces repères ont été balayés notamment les repères spatiaux temporels des petits pour qu’ils étaient extrêmement perturbant ne pas savoir s’ils iraient en classe le lendemain et je vous passe la panique des parents qui pouvaient pas aller bosser du sang l’être humain a besoin d’une
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deuxième chose c’est le sentiment de contrôle sur sa propre existence qui a été confisqué évidemment la possibilité de se projeter qui a été ratatinée dans une sorte de jour sans fin et puis l’être humain a besoin de sens et on a basculé dans l’absurde puisqu’on a basculé dans une redéfinition de la vie réduite à sa définition calorique et qu’en fait on a défini la santé comme un chiffre de circulation virale alors que même si on prend la définition de l’OMS la santé reste quand même un
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état global de bien-être psychosocial et pas le fait de ne pas attraper le covid et puis l’être humain a besoin de croire et de penser et ça j’y reviendrai plus tard mais il est évident que la crise de sens interdit sur la possibilité de laboration psychique puisque toute personne qui pensait était suspectée en fait d’être subversive et d’aller à l’encontre de ce qui était désigné comme le bien donc je fais avec nombre de mes confrères le constat d’une hébétude existentielle d’une déshérence affective
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et d’un recul de la pulsion de vie avec une tentation de retour à l’homéostasie du rien restez chez soi dans son canapé devant Netflix pas de désir pas de projet pas de joie une baisse de libido drastique chez les jeunes ce qui est assez inquiétant et évidemment beaucoup de peur en même temps les biberones à la crise donc les pauvres c’est un peu compliqué de se projeter quand on leur dit que après la crise sanitaire il y aura la crise écologique et la crise énergétique et la crise économique et que s’ils font
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un bébé éventuer un arbre donc j’ai tué pas mal d’arbres alors pourquoi ça a été si dramatique parce que je crois que même les cliniciens qui avaient encore un peu de bon sens et qui voyait l’ampleur du psychotroma on ne peut pas dire qu’on avait imaginé à quel point ce serait dramatique alors qu’en fait on avait tous les outils pour le prévoir puisque ça survenait sur un terreau qui était celui déjà d’une régression psychique collective en fait en psychologie en psychiatrie en psychanalyse dans tout dans tous les
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domaines de la psychologie on décrit l’être humain et sa personnalité sur un gradient qui va du moins structurer au plus structuré la personnalité saine mature et étant la personnalité dit névrotique c’est-à-dire une personnalité qui est à la fois capable de se différencier des autres mais de s’adapter à un certain nombre d’exigences donc c’est une personnalité qui est dotée de ce qu’on appelle un surmoi si on reprend le terme le terme communément admis en psychanalyse et l’intérêt du concept de sur moi même
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si on n’aime pas les psychanalystes c’est que il permet de désigner un peu l’instant ce qui nous permet de négocier tous les jours entre nos besoins nos désirs et les exigences du monde extérieur et donc il y a 100 ans il y avait plein de névrosés et c’était bien parce qu’ils avaient des mécanismes de traitement de l’angoisse et des exigences qui étaient nombreux on pouvait intellectualiser on pouvait différer un besoin on pouvait sublimer un désir on pouvait bref faire tout un tas de choses avec son imaginaire
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et puis si vous allez un petit peu vers la alors je vais prendre comme ça si vous êtes un petit peu moins structuré vous rentrez dans tout le registre de ce qu’on appelle les états limites c’est-à-dire les personnalités d’hitnarcissique alors les personnalités narcissiques c’est dans la dans la version très pathologique elle pervers narcissique mais c’est les personnalités sociopathiques psychopathiques borderline c’est à dire des gens qui ayant une très grande intolérance à la frustration
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n’arrive pas à métaboliser leurs émotions donc en général d’un type de relation affective extrêmement violent marquée par le tout ou rien et souvent en fait un défaut d’empathie une dramatisation des émotions mais un vrai défaut d’empathie et il y a 15 ans je me rappelle que j’en parlais en 2006 juste après mon diplôme avec une avec une enseignante et elle me disait mais qu’est-ce que vous allez faire ta génération de tous ces bords en live donc on a on avait une société qui était devenue une société narcissique
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c’est-à-dire que avec le tout tout de suite il est interdit d’interdire il faut kiffer il faut surtout pas être frustré la récupération assez malsaine une forme de développement personnel qui devient une justification à faire ce qu’on veut qu’on veut on avait on avait des gens en fait qui n’arrivaient plus à s’inscrire dans la durée et les réseaux sociaux évidemment ont énormément majoré ça et abîmé en fait l’image de soi et l’image de l’autre donc on avait des gens addicts avec
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avec ce que Sami Ali appelle le banal saniali il vient de mourir c’est un grand penseur de la psychosomatique c’est vraiment un de mes grandes sources d’inspiration dans ma pratique parce que je travaille beaucoup en psychosomatique et déjà il y a 60 ans il y a 50 ans il écrivait très bien le fait que l’homme moderne en Occident se racontait qu’il était de plus en plus libre et de plus en plus subjective et de plus en plus original par des mécanismes qui en fait abrasent totalement la singularité et la
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subjectivité puisque l’exigence de penser d’imaginer et de sentir était devenu une exigence de faire de performer de trouver de la reconnaissance dans le regard de l’autre et finalement se leurrer dans des vous allez très bien comprendre si je suis pas claire avec l’exemple cela aurait dans des comportements ultra à conformiste on sera content qu’il était hyper libre alors exemple de ça c’est la photo de la fille sur Instagram qui est dans la posture du lotus devant un coucher de soleil encore avec écrit
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avec écrit soit toi-même [Rires] feel free en anglais bien sûr #lov et là vous vous dites bienvenue dans le cercueil de la pensée un autre exemple de ça c’est Andy Warhol en fait qui va être institutionnalisé comme l’artiste absolu mais qui en fait nous offre une éternelle répétition du même et donc une sorte d’éloge de l’appareil de l’imaginaire donc ce rétrécissement du champ de l’imaginaire nous on le voit en clinique d’ailleurs parce que du coup ça appauvrit les psychothérapies ça
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ratatine à penser sur quelque chose de très concret et de très mimétique et l’individu a du mal en fait à sortir de ce côté grégaire ou quelque part il substitue son imaginaire et remplace l’imaginaire et la spiritualité par des comportements dont il se raconte qu’ils sont spirituel mais qui ne sont pas en fait et qui sont très agressifs donc voilà là on a parlé un petit peu de la société narcissique et puis si vous descendez encore sur la la l’échelle en fait de la structuration psychique donc là on a déjà plus
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beaucoup de colonnes vertébrales et puis l’étape d’après c’est les structures psychotiques les structures psychotiques ce sont des structures où le la différence entre le moi et le monde extérieur est très poreuse la frontière entre l’imaginaire et le réel est très poreuse et ça le metaves et énormément aggraver ça c’est à dire que les gens qui sont un peu fragiles ont aussi des compensé à cause des addictions à la au monde virtuel et puis c’est un monde où on a recours quand on se sent mal non pas à la
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sublimation non pas au refoulement non pas à l’intellectualisation madame mécanismes très archaïques de projection de manichéisme de passage à l’acte physique etc etc et malheureusement on en a de plus en plus ce sont les structures en fait schizophrène ou paranoïaque alors dans certains extrémismes politiques il y a plein de paranoïaques voilà pas décompensé mais pas très loin je ne vise personne et donc voilà on a cet effondrement en fait de l’homme contemporain qui se caractérise par un effacement des
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limites une abolition des différences entre le public et privé une abolition des différences entre l’imaginaire et réelle et puis une régression de deux choses une régression de la pensée je pense que vous avez tous constater à quel point les débats alors il y a 15 ans dans les repas de famille on se foutait sur la gueule entre gens de gauche et jambe droite mais là c’est pire en fait c’est à dire qu’on ne parle même plus à ceux qui ne pensent pas dans les milieux autorisés comme des coluches donc il y a quelque chose de très
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mannequin alors moi j’avais eu le malheur d’oser dire que le narratif sur la guerre en Ukraine enfin que ressoudirus c’était un peu le même combat et que on s’était raconté que le méchant le mauvais objet étant à l’extérieur nous on était forcément les sauveurs et qu’en fait c’était quelque chose de très de très courant psychologie ça s’appelle le triangle infernal victime grossover avec l’incapacité de penser que parce que quelqu’un en face a des torts celui dont on est l’ami est un enfant de chœur
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et ça c’est très compliqué dans la pensée dans la pensée actuelle en fait on est très très manichéen c’est à dire que moi j’ai l’impression que j’ai c’est que la pensée humaine devient algorithmique et que l’homme s’identifie l’intelligence artificielle et c’est pas du tout l’intelligence artificielle qui essaie de se rapprocher de l’homme c’est nous qui nous ratatinons vers le 01 pour ou contre et moi je le vois dans la manière parfois dans les journalistes
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me posent des questions ils disent vous êtes pour vous êtes contre et j’ai toujours envie de leur dire mais ni l’un ni l’autre bien au contraire c’est à dire que la possibilité qui est une nuance devient de plus en plus difficile en fait mais qui dit pas de nuance dit pas d’imaginaire et dis pas de rencontre avec l’altérité quand même donc il y a une régression de la pensée très excluante et très clignote et donc il y a une régression de de il y a une régression par la même du lien affectif
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on est dans une objectalisation des gens où les personnes deviennent très interchangeables c’est à dire que en fait avant on cherchait des amis ou une amoureuse et maintenant en fait on cherche des followers et non mais non mais moi j’ai pas envie qu’on me suive en fait j’ai pas envie qu’on se rencontre donc ça parle beaucoup ces mots on est dans une espèce de fusion rejet ou soit l’autre me complète et c’est mon doudou soit je le gosse alors moi je trouve ça moi je trouve ça très angoissant
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je suis contente que ça vous fasse rire mais en fait c’est vraiment quelque chose à présent et cette régression du lien et ce que j’appelle une société d’adulescent en fait pour moi elle est liée elle est beaucoup liée à l’attaque répétée qu’il y a depuis très longtemps contre toute figure d’autorité et notamment la figure paternelle pourquoi la figure paternelle parce qu’en fait le père ça peut être le père symbolique il y a des il y a des femmes qui sont veuves et qui pourtant ou du masculin dans leur
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vie enfin mais la figure du père le père c’est celui qui vient le père le repère en fait c’est celui qui vient couper la fusion entre la mer et l’enfant de sorte que d’une part l’enfant et envie par son manque à être et perso vertige d’un moment de solitude d’aller conquérir et maîtriser mon expérience et tisser d’autres liens et d’autre part il permet à la mère de redevenir une femme et donc on nous a répété qu’en fait les paires on s’en foutait et qu’on en avait
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pas besoin ce qui pour moi est un suicide en fait parce que franchement être toute puissante quand on a une femme c’est très fatigante et ensuite je pense qu’on prive en fait on a pu nos enfants d’une jambe d’une jambe et d’une porte vers le monde extérieur mais donc s’il y a plus pair il y a plus d’interdits et que tout est possible et que tout se vaut l’enfant a un vertige parce que si tout est possible et qu’il y a rien au dessus de ma tête sur et derrière moi et à côté de moi sur quoi je puisse m’appuyer je
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suis forcément tentée de faire n’importe quoi parce que je suis un être humain donc j’ai de la pulsion de mort et j’ai de la destructivité en moi donc pas de pair pas de repère c’est sympa mais ça n’aide pas à ne pas décompenser donc je pense que ça ça a beaucoup participé à l’effondrement psychique de nos contemporains et qu’il est toujours plus facile de se construire contre que de se construire sans c’est toujours plus facile d’avoir un père à qui le moment venu on pourra signifier peut-être en le vous
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voyant d’ailleurs qu’il est un vieux con mais du coup on pourra faire autre chose que de se construire sur un vide c’est-à-dire sur une figure paternelle absente ou disqualifiée par un par un langage [Musique] pseudo-féministe j’ai même pas envie de l’appeler féministe parce que parfois dans le féminisme il y a des combats qui sont très justes mais c’est même pas du féminisme parce que pour la femme c’est un suicide de faire ça voilà donc oui un effondrement psychique je le disais samedi chez Mathieu BOC
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côté à cnews on s’est éloigné des mécanismes névrotiques que sont l’humour la sublimation leur refoulement et l’intellectualisation pour aller vers un déni des différences une confusion des places une confusion des genres une confusion des générations et une intolérance à la frustration sur des détails qui va de pair avec un renoncement je trouve sur l’essentiel à savoir la secte le lien la pensée et le répit et ça se traduit dans les symptômes collectifs je trouve ça se traduit par l’infantilisation du
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langage l’infantilisation du marketing enfin il y a vraiment des enseignes on a l’impression qu’ils nous prennent pour des cons quand même quand ils n’ont pas et puis quelque chose que je trouve très significatif de la régression dans le langage bon alors je parle pas du stock lexical des jeunes parce que l’éducation nationale a vraiment a vraiment fait ce qu’a dit brigelli on a vraiment fabriqué des crétins mais et pourtant ils sont pas du tout crétins à nos gamins mais on fait tout pour
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qu’il le devienne il y a quand même un retour aux images en fait on est on est on est dans l’air prémésopotamienne il y a un retour le langage redevient des images on s’envoie des emojis donc [Musique] ça se voit beaucoup dans les dans les conduites de séduction avant de poser des questions à l’autre alors bon avant encore on lui jouait de la mandoline on n’est pas obligé de retourner à cette époque maintenant on lui envoie un emoji coucher de soleil c’est très déconcertant et donc pour moi la perte du langage
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c’est la perte des symboles et quand dans le psychisme l’imaginaire et le symbolique sont ratatinés il reste plus que le réel concret factuel et donc des êtres déprimés parce qu’on en rêve plus voilà donc voilà le constat je suis désolé là je pense que je vous ai mis sous antidépresseurs pour 6 mois et donc moi je me suis demandé comment on en était arrivé là et je pense qu’un élément très important dont parle d’ailleurs Bernanos dans dans son ouvrage dans l’ouvrage qui regroupe des conférences qu’il a fait après la
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guerre la liberté pourquoi faire je trouve que cet ouvrage est stupéfiant de d’actualité en fait depuis la crise sanitaire il parle de la de l’envahissement de la société par la technologie et je pense qu’un des éléments de la régression psychique ça a été ça a été la main mise sur nos vies par la technologie en parallèle d’une des spiritualisation on a on a tué Dieu ce qui fait qu’on a un petit peu dans la merde parce qu’on a tellement des spiritualiser l’homme on a tellement voulu se raconter que il avait des
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besoins que physiologiques ce qui s’est traduit très concrètement par une modification du contenu des études des médecins donc autrefois les gens qui nous soignaient avaient fait leurs humanité donc ils avaient une anthropologie il connaissait le sujet qu’il soignait aujourd’hui ils connaissent des organes donc ils peuvent pas penser en fait lettre donc ils ne soigne pas l’être ils deviennent des utilisateurs de technologie ce qui fait que le lien soignant soigné sur lequel on le sait repose une grande
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partie de la guérison est menacé et je crois qu’en fait cette dimension sacrée en voulant en voulant signifier à l’homme moderne qu’il n’en n’avait pas besoin d’abord on lui ment et puis on l’ampute on a plus de ses ressources parce que finalement je crois que ce sont dans les valeurs non matérialistes qu’on va trouver et qu’on a toujours trouvé des ressources pour faire face à notre à notre angoisse existentielle à la mort à la part de la mort à la peur de la solitude ça j’en parle dans ce libérer de son mot
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toxiques d’ailleurs j’explique que tous nos symptômes d’aujourd’hui sont liés au capteur qu’on n’a pas voulu penser notamment la peur de la mort et la peur de la solitude et la peur du vide donc quand on sent plus de notre dimension spirituelle dans la mesure où l’éthologie la neurologie la psychologie ont montré même la neurologie a montré qu’en fait l’être humain a besoin de croire donc si on lui raconte qu’il y a rien en dehors de la matière comme il a toujours besoin de croire
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il va déplacer son besoin et il va déifier autre chose donc il est prêt à avaler n’importe quoi donc il va se raconter que avec le transhumanisme c’est bon il va plus mourir où il va décider quand il meurt etc etc et on est vraiment en train d’aller dans ce délire psychotique du transhumanisme c’est à dire que là on va là on a carrément pété les plombs quoi on s’est pris pour Dieu d’ailleurs il y a un ouvrage assez effrayant qui s’appelle au modeus de aryrie ou c’est bon en fait on a plus besoin
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des mers pour faire des bébés on avait déjà plus besoin du père donc on va faire des bébés d’élevage et puis et puis on va décider quand est-ce qu’on meurt mais ça pose pas de problème en fait c’est le progrès alors moi j’ai tendance à trouver qu’en ce moment le progrès a toujours des des couleurs assez glauques et puis je crois surtout que l’être humain s’il n’a plus de s’il n’a plus l’humilité de l’humilité de sa spiritualité il est forcément pris de vertige et il va aller dans des
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comportements très autodestructeurs l’augmentation des tentatives de suicide et des idées suicidaires pendant la crise covid le montre c’est à dire que quand on le réduit à ses besoins caloriques l’être humain s’effondre est-ce que ça va est-ce que vous voulez que je ralentisse est-ce que vous voulez que j’accélère est-ce que voilà donc je crois que ce refus de voir la mort et je me rappelle l’avoir dit au tout début en mars qu’on m’avait appelé sur un plateau télé à cause du confinement
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j’avais dit le problème c’est que là la situation arrive à une époque où on veut plus voir la mort on a ôté la mort des villes on veut pas entendre parler de l’avenir habilité un antidépresseur un analgésique et puis et puis un coup de d’enfétamine et c’est bon je suis mortelle a priori on va avoir un remède qui va être pire que le mal et effectivement on a eu on a arrêté la vie pour éviter la mort parce qu’on a réussi à se raconter qu’on allait pouvoir triompher de la mort donc je crois que l’envahissement enfin
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la des spiritualisation de l’être humain qui le dé subjectivise et qui lui qui le coupe en fait de ses ressources intérieures Laurent extrêmement vulnérable à l’emprise de la technologie des réseaux sociaux du virtuel qui sont devenus quand même une addiction collective complètement délirante qui confisquent et alors c’est marrant parce que à l’époque de Bernanos il y avait pas Instagram mais il avait compris que ça allait confisquer non pas seulement notre pensée mais que ça allait confisquer jusqu’à notre désir
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d’être libre donc oui le mode de vie occidental moderne à fabriquer beaucoup d’invertébrés psychiques des spiritualisations la société se caractérise par le délitement des liens tant personnels que collectif on le voit à l’école avant il y avait un droit universel à l’instruction qui a été remplacée par une éducation nationale qui devient un lieu de de qui devient un puzzle fragmenté avec des communautarismes un entremisme idéologique j’en parlais avec Sophie Audier de SOS Éducation récemment qui est très dangereux parce
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que d’abord ça n’a pas sa place et puis c’est une c’est un viol psychique des enfants de faire de l’idéologie à l’école et on fait ça exactement au même moment où on supprime la dissertation tu as plus le droit de faire dans vitesse tu fais test test et donc je crois que cette spiritualisation quand je parle de désir spiritualisation je parle pas simplement de d’une moindre pratique religieuse où je crois que on peut être très vertical et très spirituel sans adhérer un dogme religieux mais la des spiritualisation
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c’est cette perte des valeurs de transmission de liberté d’engagement et cette perte du goût pour la vérité c’est à dire qu’on a vachement envie d’être des autruches en fait la vérité c’est pas du tout quelque chose qui intéresse la grande majorité des gens le besoin d’appartenance au groupe à largement pris le pas sur le besoin de s’appartenir c’est à dire d’être en résonance avec sa vérité et sa perception donc renoncer à la vérité pour être entre guillemets du bon côté du manche
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c’est vraiment ce qui s’est passé dans la crise sanitaire et c’est ce qui a permis une banalisation de la violence institutionnalisée sur les mineurs puisque au nom de ce besoin d’appartenance versus un besoin d’être en vérité avec soi-même et aligné avec ses valeurs on a tous collé des masques sur la tronche de nos enfants enfin pas tous mais nombre d’entre nous et on a permis en fait on a laissé d’autres adultes s’arranger l’État en l’occurrence la possibilité d’intruser
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l’intime et de nous prendre notre autorité parentale un état qui quand même a fait fi de l’intérêt supérieur de l’enfant y compris à l’école et d’abord à l’école et c’est là pour moi on est passé dans un système pervers puisque il y a une confusion des places et que l’école a cessé d’instruire en fait à ce moment-là elle cesse d’instruire c’est à dire qu’elle cesse d’offrir un cadre bienveillant et contenant à des enfants en construction identitaire un autre exemple de ça c’est le
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management il y a beaucoup de Burn Out alors on me disait mais je comprends pas pourquoi il y a plein de Burn Out les gens ils sont chez eux ils travaillent plus d’accord alors le burn out n’est pas lié à la charge de travail le burn out il est lié à la perte de sens et en fait on s’est retrouvé dans des systèmes où les gens les choses qu’il faisait n’allait plus de sens moi je l’ai vécu quand j’étais à l’hôpital d’ailleurs c’est pour ça que j’ai quitté l’hôpital parce que j’avais
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pas envie de faire un burn-out déjà en 2007 8 9 les uns moi en fait j’étais même plus disponible pour les patients du service parce que j’étais obligé de m’occuper des soignants qui me disaient mais nous en fait on a choisi ce métier pour soigner des gens alors évidemment on n’a pas le droit de leur parler parce que c’est une perte de temps mais en plus on se retrouve avec des tâches administratives à la pelle et une interchangeabilité des services c’est à dire qu’une infirmière psychiatrique en fait elle se retrouvait
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la semaine d’après en neurologie voilà donc une discontinuité une fragmentation des liens en permanence et donc il y a beaucoup de Burn Out parce que les gens sont à côté du sens en fait ils sont pas là où ça faisait sens pour eux d’être et c’est pour ça qu’il y a beaucoup de bornes faut pas se tromper c’est pas la charge de travail c’est pas les gens il va plus travailler c’est pas ça c’est qu’en fait le travail a perdu son sens et je crois que à partir du moment où la majorité on le voit bien quand on est à
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l’homme les tests en fait sur selon des courbes de Gauss la majorité des personnalités ne sont plus des personnalités névrotiques mais plutôt des personnalités narcissiques voire pire à partir du moment où ce type de personnalité capte les postes au sommet de la société dans les entreprises dans la politique etc c’est là c’est la problématique de l’exemplarité dans une famille la pathologie ça descend dans une dans une famille où vos deux parents sont des pervers narcissiques bah en fait soit vous gardez un lien une
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appartenance dont vous avez besoin à la famille on vous adaptant et donc vous devenez PN soit vous restez normal et vous perdez l’appartenance au groupe et donc vous êtes marginalisé et donc on est dans un système pervers en gros il faut qu’on dise à nos enfants si tu veux boucler des fins de mois va falloir que tu fasses un job qui n’a absolument aucun sens et aucun intérêt et si tu veux faire ta vocation et faire un travail qui a du sens ah bah tu pourras pas nourrir ta femme et tes enfants donc c’est très compliqué pour les
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parents parce qu’on se retrouve dans un système berbère c’est-à-dire un système fait d’injonction paradoxale et ça je pense qu’encore une fois c’est très lié à la technicisation à la bureaucratisation de la vie qui attaque en permanence en fait la singularité et surtout les places de chacun puisque les personnes sont interchangeables et plus l’état nous dit quoi faire quoi penser quoi manger plus on développe le bénéfice secondaire d’être libéré de soi de se dire responsabiliser pardon et de se dire bah
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c’est bon on pense à ma place vous ajoutez à ça des difficultés économiques qui font que les parents sont épuisés et non plus de temps en fait pour parler à leurs enfants et pour transmettre à leurs enfants parce que les valeurs ça se transmet qu’en passant du temps avec ses enfants et en prenant le temps de les regarder alors il le dit très bien Bernanos il le dit beaucoup mieux que moi il dit consommateur est contribuable l’individu occidental actuel est des subjective et je pense qu’il y a eu un glissement
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pendant la crise sanitaire en fait on a continué à penser que les médecins étaient dans la science et en fait on n’a pas vu qu’ils étaient pas dans la science enfin ils étaient pas dans la raison ils étaient dans la technique sauf que la raison elle est guidée par un discernement la technique elle est guidée par un commerce donc on est plus dans le même mindset et le médecin de famille qui dit cernait et qui proposait quelque chose il est guidé par une éthique et par une connaissance de l’humain alors que le technicien il s’en fout de
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son objet ils s’en fout de son sujet il est formé à des techniques et il applique la technique donc on est prêt à déformer l’humain pour qu’il rentre dans le projet technique et c’est pas tant la technique qui est un problème parce que tous les outils peuvent être pervertis le problème c’est évidemment les conflits d’intérêt qu’il y a derrière c’est à dire qui détient c’est pas qui fabrique l’objet technique le problème c’est pas le mec qui fabrique un ordinateur c’est qui
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détient ça et je pense que selon moi ça a été possible parce que avant le psychotroma du covid il y a eu il y avait eu le psychotrope la deuxième guerre mondiale et je pense que les populations tellement voulu ont été tellement traumatisés et se sont tellement dit il faut pas qu’il y ait un retour des dictatures il faut pas qu’il y a un retour du fascisme on veut plus de Mussolini on veut plus d’Hitler on veut plus Franco on veut plus de Staline la démocratie a triompher que finalement l’illusion technologique
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elle a pris parce que ses cerveaux traumatisés se sont dit la technique c’est neutre idéologiquement la technique ne fera jamais autant de malt Hitler or la technique est en train de déshumaniser notre civilisation et notre civilisation qui était l’enveloppe dans laquelle l’être humain était protégé de ses pulsions de destruction par la sublimation de la culture par les valeurs communes elle est en train de se pour moi pour moi notre civilisation souffre d’une pathologie quasi suicidaire c’est à dire
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que elle est en train de se retourner contre elle-même par la technique et par la perte des valeurs et je pense que l’aboutissement de ça c’est l’intelligence artificielle moi je supporte pas ce mot parce que pour moi l’intelligence artificielle elle est complètement artificielle mais elle est pas intelligente quand on voit vous avez entendu parler du chat GPT je sais pas si on peut faire plus pervers en terme de mensonges vis-à-vis des personnes qui sont en âge d’apprendre on est en train de leur dire
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n’a pas besoin d’apprendre t’as pas besoin de mémoriser tu as même pas besoin de savoir construire une phrase tu poses une question et en temps réel l’ordinateur va penser pour toi sauf que si vous vous faites un pas de plus derrière l’ordinateur il y a des gens il y a des gens qui rentraient des données et d’ailleurs c’est très intéressant parce que le chat j’ai pété il a été mis en place on a arrêté son entraînement avant la juste avant la crise sanitaire et donc quand vous lui posez la question
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j’ai fait le test que se passerait-il en cas de pandémie alors ils vous répond je ne suis pas habilité à répondre à ce genre de question mais l’on pourrait penser qu’il y aurait des mesures de type confinement qui serait reprise par un peu partout dans le monde c’est vous tirer les cartes donc je pense que c’est un grand piège intelligence artificielle et que l’identification l’identification de l’être à la technique qui est en train de vraiment tuer sa capacité à penser et à élaborer et que là on n’est
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pas du tout dans un progrès on est vraiment dans un obscurantisme en fait une fermeture de l’esprit qui moi qui moi m’inquiète beaucoup parce qu’en fait on pense que la technique a dit idéologiquement neutre mais évidemment elle ne l’est pas et en plus de ça l’être humain est en train de se perdre dans une espèce de fuite en avant dans une course effrénée à l’illusion que la technologie va le sauver de tout et qu’il est tout-puissant sans voir qu’en fait c’est une mine de Sisyphe et que plus il est
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accroché à ces technologies et plus il est dépendant de ces technologies et plus en fait lui-même est fragile et moi il développe ses propres ressources et plus il est impuissant et quand on voit qu’il y a des gens aux États-Unis aujourd’hui qui vivent en étant enfermé chez eux toute la semaine ils ont pas besoin de sortir parce qu’ils sont en télétravail qu’ensuite ils tchat avec des filles et qui sont livrés de la bouffe on se dit quand même [Musique] que dans l’évolution l’être humain est
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devenu bipède et il est en train de redevenir couché et vous mettez un petit singe dans une cage avec un biberon au bout d’un fil de fer et dans une autre cage vous mettez un petit singe avec une maman femelle enfin avec une femelle donc je pleine de poils chauds de 12 câline mais pas de nourriture le petit singe qui a un biberon ne prend pas de poids il fait une dépression anaclitique une dépression sans objet il se laisse mourir et le petit singe qui a pas à manger mais qui a des câlins il tient tout de suite
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donc il faut se rappeler qu’on est des mammifères et que sans lien affectif on ne peut pas survivre d’ailleurs les enfants qui ont des carences affectives présentent des échecs scolaires et ont des trône de l’apprentissage puisque en fait sans tendresse ni le système immunitaire ni le système cognitif ne se développe le malaise dans la civilisation pour moi repose donc sur cette rupture entre l’homme et sa dimension sacrée affective qui sont par conséquent un boulevard pour les addictions les passages à
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l’acte et les autres illusions de tous ordres alors ça se traduit comment dans la clinique ça se traduit par comme je le disais une augmentation des idées suicidaires une augmentation des addictions une augmentation des passages à l’acte violent une augmentation du recours à la pornographie une destruction du rapport au corps de nos jeunes à qui on raconte que la pornographie et la sexualité alors que je le répète la pornographie et l’anti érotisme absolu et je crois que la vie affective est passée au broyeur d’un mode de vie axé
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sur le concret sur le matériel ou finalement on a un espèce de pseudo altruisme traignant qui vient masquer la peur de la vraie rencontre avec soi-même et avec l’autre et les jeunes en fait ils veulent tous ils sont tous dans des relations un peu gémellaires ils sont copains ils sont dans la friendzone ils savent pas ce qu’ils sont parce qu’ils ont ils ont plus assez confiance en eux pour affronter la peur qu’on a à vingt ans qu’elle a peur du râteau ils arrivent plus à se draguer ils arrivent plus à séduire ils arrivent
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plus à être clair en fait ils arrivent plus être dans la pulsion de vie qui est une pulsion érotique au sens large voilà et donc c’est là que je pense que notre civilisation est risque qu’une impasse parce qu’elle est supposée protéger l’homme et lui offrir une inclusion réciproque de cadre qui vont de l’éthique à la loi de la loi de la justice à la police de la police à l’école de l’école à la famille et dans la famille le père et la mère qui sont au-dessus des enfants et qui ne sont pas
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les potes des enfants et comme on a cassé tous ces verrous il y a évidemment quand vous enlevez toutes les vertèbres la personne elle tombe par terre donc il y a un risque d’impassibilisationnel si on se prend pas tout en moi mais voilà il y a un après là c’est pas cool mais je pense qu’il y a l’espoir et au-delà de ce mauvais virage anthropologique et de la destruction des cadres je crois qu’il y a une attaque de la pensée dont il faut parler notamment dans l’éducation nationale il y a cette
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intrusion de l’État masqué d’ailleurs par le recours à la technologie et ça c’est c’est assez redoutable et puis il y a l’absence de rythme de passage à l’âge adulte je sais pas si vous avez remarqué mais maintenant le dernier truc que le dernier rite de passage à l’âge adulte en fait c’est le permis de conduire et comme on a plus le droit d’avoir de voiture il faudrait réinventer des rides de passage à l’âge adulte enfin l’enfant est fier quand on installe un rite les
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enfants sont très fiers quand il y a des rituels bravo tu as réussi à mettre ton pantalon tout seul bravo les rituels sont extrêmement importants et puis il y a le rejet quand même de nos racines chrétiennes c’est à dire que je sais pas ce que enfin une démocratie technocratique c’est un petit peu un au sens alors que je pense qu’une démocratie chrétienne c’est quelque chose qui fait sens parce que ça permet de s’engager et ça permet de s’engager et de ça permet à la fois de s’engager tout en se dégageant
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de la masse grégaire et uniformisée qui veut gommer qui veut tout gommer en fait je pense que la grande erreur sémantique qu’on a faite parce que dans les systèmes pervers il y a des glissements sémantiques et on a bien vu comme on faisait des glissements sémantiques pendant toute la crise quand on demandait aux étudiants de se sacrifier en leur disait allez faites un effort donc il y avait tout le temps en fait on employait des termes martiaux pour quelque chose qui était de l’ordre de la santé enfin il y avait tout le temps des
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glissements sémantiques et un des glissement sémantiques qu’on a fait c’est qu’on a voulu redéfinir la liberté humaine comme l’absence de contrainte mais la liberté humaine c’est pas l’absence de contraintes ça c’est une définition très adolescente c’est au contraire l’effort de choisir dans ma vie des contraintes qui font sens c’est ça l’autonomie en fait donc je pense que le fantasme de l’individu auto engendré l’individu auto engendré dans la dans la psychopathologie clinique ça peut être
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les moments d’anorexie ou la personne à l’enfantasme de s’auto engendrer comme comme cadavre parce qu’elle supporte pas sa filiation et qu’elle est dans un rapport destructeur assez parent ça peut être ça peut être la transidentité ce refus en fait de la réalité biologique qui exprime un terrible mal-être mais que l’on encore une fois on prend complètement à l’envers parce que en fait on inscrit dans le marbre en leur disant d’aller se faire opérer un mal-être qui a besoin d’être entendu
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donc en fait on passe à l’acte on passe à l’acte sur le corps de ses enfants quelque chose qui relève du mal-être pubertaire parfaitement normal et aussi de l’emprise idéologique parce que parce qu’aujourd’hui la quantité de jeunes qui se pose la question ne changer de sexe ne correspond pas à la réalité clinique de l’incongruence entre mon corps et le genre qui m’a été assigné parce que ça c’est quelque chose qui se vit entre un entre un an et demi et trois ans j’ai très peu de personnes
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donc ça concerne une toute petite minorité de tout temps et dans toutes les sociétés donc quand on me dit que il y a 10% 15% 20% d’ados qui veulent changer de sexe c’est pas vrai c’est du bourrage de crâne ils sont mal dans leur peau mais en fait c’est des adolescents donc je sais pas à quel moment on a oublié la notion d’adolescence en fait c’est à dire que c’est pas un enfant et c’est pas un adulte donc c’est chiant d’être adolescent faut s’en rappeler la puberté c’est horrible donc ils ont
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besoin qu’on les entend ils ont besoin qu’on les accompagne ils ont besoin qu’on leur dise que ça va passer ils ont besoin qu’on leur dise que c’est pas cool d’être une adolescente mais que c’est chouette de devenir une femme et je crois que c’est c’est le mythe de saisie parce qu’on veut tellement trafiquer les conditions de l’existence humaine qu’en fait on perd tout notre temps à ne pas créer à partir des limites qui nous sont imposées on fait des économies d’énergie
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[Rires] c’est important les petits gestes et et je crois que ce refus d’accepter notre relative impuissance finalement nous prive de la possibilité de découvrir notre puissance parce que dans si je veux être une monnaie toute puissante j’irai plus jamais vers l’autre c’est dans notre manquette en fait qu’on va vers l’autre et qu’on va vers la création notamment artistique donc je pense que un des problèmes qui va avec le l’absence de cadre structurant le fait de péter tous les cadres c’est aussi que
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s’il y a plus de bien et de mal moi je veux bien mais s’il y a plus de bien et de mal et qui suffit d’être bon communicant pour faire passer le mal pour le bien et inversement nos enfants vont pas être aidés parce qu’ils vont être extrêmement manipulables et ils sont extrêmement manipulables c’est à dire que les parents qu’on tenus pendant la crise par rapport à ce rouleau compresseur de culpabilisation et d’infantilisation où les enfants étaient ultra responsabilisés et les adultes ultra
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infantilisés il le disent en fait il fallait tout le temps reprendre avec les enfants reprendre les mots reprendre les conséquences parce qu’on était en train d’abîmer de mettre dans leur tête une vision mélancolique donc pathologique du corps il dit que le corps ne peut pas fonctionner par lui-même l’idée que ils vont être coupables d’homicides sur leurs grands-parents enfin on a entendu des trucs comme ça c’est l’enfant qui tue sa grand-mère non c’est le virus et la vieillesse donc je pense que
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faut faire très attention quand on quand on veut casser tous les cadres et dire que c’est super d’avoir le droit de tout faire le problème c’est que comme on n’est pas dû on va pas avoir que des bonnes idées et surtout que on va rendre nos enfants extrêmement poreux et on le voit d’ailleurs dans les dérives sectaires à n’importe quel bon communicant qui passe et qui appuie sur les zones sensibles à cet âge et qui leur vend des illusions alors je vais m’approcher de la conclusion en citant
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Bernanos qui dit la technique peut exterminer l’humanité mais elle peut aussi la dégrader au point qu’elle ne mérite plus le nom de raisonnable et c’est exactement ce qu’on voit avec les réseaux sociaux ou des générations entières pardonnez-moi deviennent débiles à force d’être addict à leurs écrans si vous doutez de mon propos comparer les dessins d’un enfant de 5 ans qui ne regarde quasiment pas la télévision enfin 15 minutes par jour et les dessins d’un enfant qui regardent des écrans donc téléphone plus tablette
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oui parce que quand on fait des conférences là dessus c’est intéressant de demander aux parents combien ils ont déclenche chez eux et eux ils disent ben regarde pas d’écran puisqu’il regarde pas la télé mais il y a 12 smartphones dans la maison et quatre tablettes enfin ou l’inverse et les enfants les enfants qui qui sont avec des écrans qui désynchronisent complètement les hormones cérébrales qui les hypnotisent etc qui les coupes de leur corps ils ont un retard au niveau du graphisme et en fait le bonhomme le dessin du
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bonhomme n’est pas du tout aussi évolué c’est à dire qu’il reste très beaucoup plus longtemps dans le bonhomme têtard avec la difficulté à faire un corps une genre un corps une jambe une tête pardon un corps et des jambes j’ai pu toute la mienne de tête voilà donc je crois que tout ce qui s’auto à cause aujourd’hui l’étiquette de progrès doit nous nous faire faire un pas de côté nous poser la question de savoir si c’est pas marqué par le délire de tout puissance qu’il s’agisse de
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l’euthanasie des bébés d’élevage du chat GPT ou du changement de sexe puisque finalement lubrisse se décline depuis les lumières sous la forme du progrès et je crois que depuis la théorie de l’homme rousseauiste qui pour moi est un pur déni du mal c’est à dire que si l’homme est vierge à la naissance alors ça veut dire que le mal n’existe pas et ça pour moi qui suis psychologue c’est très énervant parce que à chaque fois qu’il y a un serial killer quelque part on m’appelle à la télé on dit vous
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pouvez venir nous donner son profil psychiatrique et en fait j’ai envie de dire mais moi je peux pas vous consoler de tout on n’a pas toujours la consolation c’est d’ailleurs le propos de l’antimère on n’a pas toujours la consolation de la psychiatrie face au mal et je crois qu’on va devoir sortir du déni du mal le mal existe alors il y a des malades mentaux qui commettent des actes abominables et puis il y a des gens qui n’ont pas l’excuse de la psychiatrie et qui font dans leur libre arbitre le choix du mal
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et on prive l’homme de sa liberté quand on est dans le déni du mal voilà je sais pas pourquoi ah si je sais pourquoi je me suis mise à parler de l’homme déconstruit je pense que cette dérive d’ailleurs totalitaire de vouloir absolument déconstruire les hommes ça fait partie de de ça fait partie de la perversion actuelle parce que la perversion ce masque toujours de s’enveloppe toujours de sentimentalisme et de bien-pensance mais que quand on arrive à un tel niveau de mes connaissances de l’être humain
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là pour le coup on est dans la pure expression de la pulsion de mort c’est à dire que la seule chose qu’on nous propose aujourd’hui pour venger les femmes de quelques abus machistes il y a 150 ans c’est de castrer les hommes ça va pas nous rendre service et je pense au contraire de Sandrine Rousseau qu’on a besoin d’hommes beaucoup beaucoup plus construit et beaucoup beaucoup plus verticaux et qui voit pas du tout la violence comme quelque chose de viril d’ailleurs donc je pense alors je ne pense pas
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qu’elle me connaissent les besoins humains dans son cas je pense qu’elle est extrêmement cynique mais nos enfants qui entendent ce genre de discours ne comprennent pas que n’entendent plus que si a priori il y a deux gens sur terre comme la nature n’est pas crétine c’est qu’on a des compétences complémentaires et que il y a pas de concurrence entre le pouvoir du masculin et le pouvoir du féminin il y a une complémentarité le pouvoir du féminin il est dans l’unicité l’intérieurité et le pouvoir
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du masculin il est dans la dialectisation dans la dualité dans l’extériorité et on a besoin les uns des autres et donc je crois qu’il va falloir dire à Sandrine Rousseau que tous ces mecs déconstruits en trottinette qui nous envoie des selfies avec un bonnet et un gobelet Starbucks à la main [Rires] ne nous rendent pas heureuse et qu’il y a des hommes très très bien construits qui sont capables de descendre une poubelle donc on n’a pas besoin d’appeler la police non plus ça existe voilà je crois que je crois que toutes
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ces idéologies conduisent à maintenir l’homme dans un état d’infantilisation et dans un état d’adolescence perpétuel qui est très inquiétant et très destructeur maintenant je pense qu’on peut s’en sortir enfin à 21h15 je crois qu’on peut s’en sortir quand cultivant alors moi je crois pas aux utopiques collectives de toute façon j’ai choisi un métier de la subjectivité pas du tout un métier voilà je suis pas dans l’engagement politique je suis vraiment dans la l’intériorité de la personne qui est en
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face de moi sortir du déni du mal c’est la première chose donc utiliser la psychologie à bon escient parce que ma discipline est parfois utilisée à très mauvaise édition ou avec la mauvaise anthropologie je crois il faut qu’on ose réinvestir le lien affectif qu’on est à nouveau l’audace en fait de d’aimer et pas seulement et pas seulement d’être dans une vision utilitariste du lien je crois que c’est important de travailler aussi à éclairer nos peurs parce que plus on va éclairer nos peurs moins on va être
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vulnérable à la manipulation idéologique et puis retrouver le goût de la vérité de la liberté comme comme disait encore Bernanos l’homme moderne résonne mais ne pense plus et je trouve que c’est très vrai cette phrase il raisonne parfois à vie dans cette voilà et puis peut-être lutter un peu contre la tendance au confort qui nous menace souvent via Internet vient tout un tas d’objets de faire l’économie de l’effort et de l’effort de penser de l’effort d’imaginer surtout nos solutions à nous
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parce qu’il y a des choses qui nous sont imposées mais on a en fait énormément de solutions à l’échelle personnelle qu’on peut mettre en place et les parents dont les enfants les matchs je leur disais mais attendez vous avez toujours la capacité d’être drôle vous avez toujours la capacité de lui faire faire du sport vous avez toujours la capacité d’hydramatiser vous avez toujours la capacité de lui donner de la tendresse et je crois qu’il faut pas se laisser paralyser parce qu’on nous raconte à
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l’extérieur faut se reconnecter à tout ce qu’on est capable de faire nous déjà voilà merci beaucoup chers camarade si tu veux plus de contenu de réinformation d’éducation populaire et de formation intellectuelle n’hésite pas à faire un don sur notre page tipee
